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Au procès Mazan, l’insoutenable déni du viol
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Céline Rastello
17 décembre 2024
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Aucun des cinquante coaccusés n’a cherché à recueillir le consentement de Gisèle Pelicot. Pour autant, ils ne considèrent pas avoir abusé d’elle.
« Mme Pelicot a-t-elle pu à un moment ou un autre réagir, s’exprimer par un geste, une parole, une attitude ? Avez-vous pu recueillir son consentement ? » lance le président Roger Arata à Philippe L., électricien de 62 ans. « Pas du tout. Elle avait les yeux fermés », répond l’accusé, les mains posées de chaque côté de la barre de la cour criminelle du Vaucluse, à Avignon. C’est le dernier des cinquante et un hommes interrogés sur les faits de viols aggravés qui leur sont reprochés, mardi 19 novembre, et sa réponse ne diffère pas de celle des autres.
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A cette question posée par le président à chaque accusé depuis trois mois, la réponse est invariablement la même : non, aucun n’a recueilli le consentement de Gisèle Pelicot. Ils n’ont même pas cherché à le faire, après l’avoir découverte endormie, visiblement inconsciente, sur le lit de la chambre conjugale où son mari, qui l’avait préalablement droguée, les avait invités à abuser d’elle.
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Hormis Dominique Pelicot, tous les accusés refusent d’être considérés comme des violeurs. Ils s’en défendent. Et ne parviennent même pas à prononcer le mot « viol ». « On me traite de violeur juste parce qu’il y a ce mot “non-consentement” », a ainsi pesté à la barre Simone M., intérimaire de 43 ans. Gisèle Pelicot n’a pas consenti, mais eux ne considèrent pas l’avoir violée.
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« C’est peut-être une morte que j’ai devant moi »
Omniprésent dès le premier jour de ce procès historique, le terme de consentement, bien qu’au cœur des débats, en est également le grand et terrible absent. Tous ces accusés d’âges et de professions divers, tous ces hommes d’apparence ordinaire s’en sont systématiquement affranchis. « J’aurais dû me poser la question, a admis Grégory S., plaquiste de 31 ans. Mais sur le coup, je n’ai pas trop réfléchi. » Comme si cette notion, pourtant essentielle, n’avait jamais existé. Thierry P., frigoriste de 61 ans, a aussi lâché, décontracté : « Je me dis : “Putain ! Comment j’ai pu être aussi con et oublier le consentement ?” » Joan K., militaire de 27 ans, a quant à lui soutenu à la barre « avoir appris en prison » le sens même de ce mot.
Dans cette affaire, pourtant, la victime, droguée par médicaments, n’est ostensiblement pas en état de se prononcer sur quoi que ce soit. Sur les nombreuses vidéos archivées par son ex-mari, diffusées à l’audience à titre de preuves, son état d’inconscience est flagrant, ses ronflements, bruyants. Les accusés chuchotent souvent et font des gestes lents comme pour ne pas la réveiller. En la voyant, certains l’ont même crue décédée… « C’est peut-être une morte que j’ai devant moi », a un temps pensé Redouane E., infirmier de 55 ans. Comment cette femme aurait-elle pu être consentante ?
C’est pourtant ce que soutiennent, contre l’évidence, la plupart des accusés. Ils s’attendaient à participer à un « jeu libertin », un « scénario » sexuel imaginé par le couple dans lequel la femme serait endormie. Beaucoup se retranchent derrière l’accord du mari (qui, lui, martèle que tous connaissaient l’état de sa femme), soutenant que cette entente avec lui valait son consentement à elle. « Comme le mari m’avait donné la permission, pour moi elle était d’accord », a déclaré Andy R., 37 ans, sans profession.
Tous se cachent derrière un impossible « consentement par procuration », selon le résumé du président, las d’entendre ce refrain. « Vous partez du principe qu’elle est forcément consentante car son mari ouvre la porte ? » a demandé Antoine Camus, l’un des avocats de Gisèle Pelicot, à Florian R., chauffeur livreur de 32 ans, qui lui a répondu par l’affirmative. Cet homme ne savait pas, dit-il, que pénétrer un corps endormi est un viol « par surprise », selon le Code pénal. Quelques-uns ont affirmé vouloir plus tard prêcher l’importance du consentement. « Je dis à mon fils et ses amis : “Si vous avez rendez-vous avec une femme, demandez bien le consentement. Faites pas de bêtises.” Je n’ai pas envie qu’ils vivent ce que je vis », a osé déclarer Patrice N., jardinier de 55 ans. Cyrille D., employé dans le bâtiment, a quant à lui semblé sincèrement atterré : « A 54 ans, j’ai passé outre le consentement. J’ai bugué. La femme n’appartient pas à l’homme. »
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« Un mode de pensée d’un autre âge »
Aucun de ceux qui défilent à la barre n’a parlé avec Gisèle Pelicot. Certains n’ont même pas vu son visage… Quand Stéphane Babonneau, l’autre avocat de Gisèle Pelicot, a demandé à Christian L., pompier professionnel de 55 ans, ce qui lui permettait de savoir que la femme n’était pas sous contrainte puisqu’il n’avait pas échangé avec elle, l’accusé à la longue barbe s’est agacé : « Comment on fait ? On fait signer un papier ? Si on ne peut plus faire confiance à personne… » L’avocat a rétorqué : « On demande à la femme ? »
Pour condamner en matière criminelle, il faut que deux éléments soient réunis : la matérialité – ici incontestable du fait des vidéos – et un élément moral : l’intention qu’avait l’auteur de commettre un viol. L’auteur devait avoir conscience d’imposer à la victime des rapports sexuels non consentis. Les accusés, eux, nient tous en avoir eu l’intention. « L’absence de consentement ne pouvait pas être ignorée par les accusés », a riposté l’avocate générale, Laure Chabaud, avant de requérir, avec son confrère Jean-François Mayet, des peines de dix à dix-huit ans de prison : « On ne peut plus, en 2024, considérer que comme une femme n’a rien dit, elle était d’accord : c’est un mode de pensée d’un autre âge. »
Le procès, dont le verdict est attendu le 20 décembre au plus tard, fera-t-il évoluer les mentalités sur la réalité du viol ? « Beaucoup de jeunes n’ont pas intégré la notion de consentement », s’est inquiété à l’audience un expert psychiatre en évoquant leur exposition croissante aux contenus pornographiques. Laure Chabaud a, elle, exprimé son espoir d’« une prise de conscience réelle et profonde des accusés sur les faits, et plus particulièrement sur la notion de consentement. » Et d’ajouter : « Pour certains, le processus est entamé, ils ont commencé à cheminer. Pour d’autres, on est encore bien loin du but. »
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Procès des viols de Mazan : les 51 accusés déclarés coupables, 20 ans de réclusion criminelle pour Dominique Pelicot
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Isabelle Lassalle ,
Anne Jocteur Monrozier ,
Adèle Bossard
Le verdict dans le procès des viols de Mazan a été rendu ce jeudi matin à Avignon. Les 51 accusés connaissent leur peine au terme de près de quatre mois d’audience devant la cour criminelle de Vaucluse. Les 51 accusés sont déclarés coupables, 20 ans de réclusion criminelle pour Dominique Pelicot.
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Après plus de trois mois d’audiences et trois jours de délibéré, les magistrats professionnels composant la cour criminelle de Vaucluse ont rendu leur verdict ce jeudi matin à Avignon. Les 51 accusés sont déclarés coupables, 20 ans de réclusion criminelle pour Dominique Pelicot avec une période de sureté des deux-tiers.
Cinquante-et-un hommes, âgés de 27 à 74 ans, étaient jugés depuis le 2 septembre dernier pour des violences sexuelles infligées à Gisèle Pelicot, que son mari a drogué pendant une dizaine d’années pour la soumettre à des hommes qu’il recrutait sur Internet et conviait au domicile conjugal de Mazan (Vaucluse).
Gisèle Pelicot a fait une arrivée mouvementée au tribunal d’Avignon avec ses avocats. La fille du couple Pelicot, Caroline Darian, était déjà sur place, arrivée un peu plus tôt. Gisèle Pelicot s’est installée dans la salle avec ses trois enfants, et ses deux belles-filles. Caroline Darian était très émue, assise à côté de son frère David.
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Dominique Pelicot condamné à 20 ans de prison
« Aucune décision n’a pour l’instant été prise » sur un possible appel de Dominique Pelicot, a réagi son avocate Béatrice Zavarro à la sortie de l’audience de la cour criminelle du Vaucluse. Dominique Pelicot « a pris acte de cette décision« , a complété l’avocate. « En tant qu’avocate de Dominique Pelicot, je voulais que les débats soient sereins, ils l’ont été et ceci est une bonne chose pour l’œuvre de justice. Je voulais que Mme Pelicot puisse sortir apaisée de ces débats, je pense que les verdicts prononcés vont participer de cet apaisement« .
« Je disais au début des débats que M. Pelicot n’était pas forcément le chef d’orchestre, les autres n’étaient pas les musiciens. Pour autant, je pense que par l’énoncé de ce verdict, la cour a condamné le chef d’orchestre en faisant une différence entre lui et les différents musiciens qui composent cet orchestre, dont acte« , a complété Béatrice Zavarro.
« Nous allons mettre à profit le délai qui nous est accordé de dix jours pour savoir si nous interjetons appel de cette décision, » a déclaré Me Zavarro à la presse à l’issue du prononcé du verdict, indiquant que son client était « quelque peu hébété de la période de sûreté qui a été prononcée à son encontre« .
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Les 51 accusés déclarés coupables
Des peines de 4 à 20 ans de prison avaient été requises, avec 20 ans, la peine maximale, demandée à l’encontre du principal accusé, Dominique Pelicot. Les peines prononcées sont en deçà de ce qu’avait demandé le ministère public, entre cinq et quinze ans de réclusion criminelle. Le ministère public avait demandé lors de ces réquisitions, entre quatre et 18 ans de réclusion criminelle pour les accusés. Une trentaine d’accusés avaient demandé que l’altération du discernement soit reconnue.
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- Dominique Pelicot est déclaré coupable des faits de viols aggravés sur Gisèle Pelicot, de tentative de viol aggravé et de viol aggravé sur la femme de Jean-Pierre Maréchal, coupable de l’ensemble des délits connexes : détention d’images de Gisèle Pelicot, enregistrement d’images de Gisèle Pelicot, coupable aussi de détention d’images à caractère sexuel sur Caroline Darian et sur ses belles-filles (la femme de David et l’ex-femme de Florian). Il est condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec période de sûreté des deux-tiers.
- Jean-Pierre M. est lui aussi déclaré coupable, condamné à 12 ans de réclusion criminelle et suivi sociojudiciaire de 5 ans (17 ans requis).
- Charly A. coupable de viol aggravé. La cour a répondu oui à toutes les questions, sauf l’altération du discernement. Condamné à 13 ans de réclusion criminelle (requis 16) avec moitié de sûreté. Il est déjà détenu et maintien en détention ordonné.
- Christian L. (le pompier du Nord-Vaucluse) est déclaré coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et mais l’altération du discernement n’est pas reconnue, acquitté des faits de détention d’images pédopornographiques. Condamné à 9 ans de réclusion criminelle (14 requis). Il est déjà détenu et maintien en détention ordonné.
- Cyrille D. : coupable des faits de viols aggravé, mais non pour l’altération du discernement, condamné à 8 ans de réclusion criminelle avec mandat de dépôt.
- Florian R. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot (à chaque fois le viol est aggravé par deux circonstances : la réunion et l’administration de substances). Condamné à 7 ans de prison (13 requis) avec mandat de dépôt.
- Jacques C. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 5 ans de prison dont 3 ans avec sursis simple (pas de mandat de dépot, il ressort libre, 10 ans requis).
- Nicolas F. (le journaliste avignonnais) : coupable de viol aggravé sur GP et coupable de la détention d’images pédopornographiques. Condamné à 8 ans de réclusion criminelle (14 requis) avec mandat de dépôt.
- Lionel R. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à huit ans de réclusion criminelle (12 ans requis) avec mandat de dépôt.
- Simone M. : coupable de viol aggravé mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 9 ans de prison (10 requis) avec mandat de dépôt.
- Thierry Pa. : coupable de viol aggravé, condamné à 8 ans de prison (12 requis) avec mandat de dépôt.
- Patrice N. : coupable de viol aggravé, condamné à 8 ans de prison (12 requis) avec mandat de dépôt.
- Cyprien C. : coupable de viol aggravé sur la personne de Mme Pelicot et l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 6 ans de prison (13 requis) avec mandat de dépôt.
- Mathieu D. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 7 ans de réclusion criminelle avec mandat dépôt.
- Quentin H. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot. Condamné à 7 ans de prison (11 requis) avec mandat de dépôt.
- Cyril B. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, et l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 9 ans de réclusion criminelle (12 requis) avec mandat dépôt.
- Philippe L. : coupable de viol aggravé, mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 5 ans de réclusion criminelle dont 2 ans avec sursis et pas de mandat de dépôt.
- Nizar H. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
- Boris M. : coupable de viol aggravé (par une seule circonstance, la réunion), mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 8 ans de réclusion criminelle avec mandat dépôt.
- Dominique D. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 13 ans de réclusion criminelle (17 requis).
- Jérôme V. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 13 ans de réclusion criminelle (16 requis).
- Didier S. : coupable de viol aggravé (par une circonstance, la réunion) sur Gisèle Pelicot. Condamné à 5 ans de prison (10 ans requis) dont 2 ans avec sursis (pas de mandat de dépôt, il ressort libre).
- Jean-Luc L. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 10 ans de réclusion criminelle (14 requis).
- Fabien S. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 11 ans de réclusion criminelle (16 requis).
- Karim S. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et coupable de détention d’images pédopornographiques. Condamné 10 ans de réclusion criminelle (14 requis) et interdiction définitive d’exercer une activité avec les mineurs.
- Redouane A. : coupable de viol aggravé et altération du discernement reconnue qui induira une réduction de peine (il a été diagnostiqué schizophrène et il y avait un débat d’experts sur l’influence que ça a pu avoir au moment des faits). Condamné à 9 ans avec altération du discernement reconnue (12 requis), maintien en détention.
- Joan K. : coupable de viol aggravé, condamné à 10 ans de réclusion criminelle (15 requis).
- Jean-Marc L. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 6 ans de réclusion criminelle avec mandat dépôt.
- Andy R. : coupable de tentative de viol aggravée (la peine encourue est la même). Condamné à 6 ans de prison (11 requis) avec mandat de dépôt.
- Vincent C. : coupable de viol aggravé, mais l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 10 ans de réclusion criminelle (15 requis).
- Adrien L. : coupable de viol aggravé par une circonstance (la réunion) sur Gisèle Pelicot. Condamné à 6 ans de prison (13 requis) avec mandat de dépôt dans ce dossier, mais il est déjà détenu pour une autre cause.
- Thierry Po. : coupable de viol aggravé sur GP et coupable de détention d’images pédopornographiques. Déjà détenu, il est condamné à 12 ans de réclusion criminelle (14 requis) et interdiction définitive d’exercer une profession en lien avec des mineurs.
- Hugues M. : coupable de tentative de viol aggravé (par une circonstance, la réunion) sur Gisèle Pelicot. Condamné à 5 ans de prison dont 2 ans avec sursis sans mandat de dépôt, ressort libre (10 requis).
- Ahmed T. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de prison et inscription au Figes avec mandat de dépôt.
- Paul G. : coupable de viol aggravé par une circonstance sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de prison avec mandat de dépôt.
- Omar D. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 8 ans de prison (12 requis) avec mandat de dépôt.
- Husamettin D. : coupable de viol aggravé et l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 9 ans de réclusion criminelle (12 requis) avec mandat de dépôt à effet différé compte tenu de son état de santé, donc il ressort libre.
- Romain V. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et l’altération du discernement n’est pas reconnue. Condamné à 15 ans de réclusion criminelle et reste en détention.
- Mahdi D. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et l’altération du discernement n’est pas reconnue, condamné à 8 ans de prison (12 requis).
- Joseph C. : coupable d’atteinte sexuelle aggravée (quatre ans réquis, poursuivi pour atteinte et pas viol aggravé). Il ressort libre, condamné à 3 ans dont 2 avec sursis.
- Redouan E. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de réclusion criminelle (12 requis) avec mandat de dépôt.
- Saifeddine G. : pas coupable de viol ni de tentative de viol, mais requalifié. Il est déclaré coupable d’atteinte sexuelle aggravée, c’est délictuel, il est acquitté des faits criminels. Condamné à 3 ans de prison, dont 2 ans avec sursis (10 requis), il sort libre.
- Jean T. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de prison (12 requis) avec mandat de dépôt.
- Mohamed R. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de prison (17 requis).
- Ludovick B. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 7 ans de prison (10 requis) avec mandat de dépôt.
- Patrick A. : déclaré coupable de viol aggravé avec une circonstances et l’altération n’est pas reconnue. Condamné à 6 ans de prison et mandat de dépôt à effet différé en raison de son état de santé (libre aujourd’hui, il ira en prison dans les jours à venir).
- Abdelali D. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot. Condamné à 8 ans de prison (13 ans requis) et mandat de dépôt différé en raison de l’état de santé, donc libre aujourd’hui (il a fait un AVC après les faits et il est gravement handicapé).
- Grégory S. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot, condamné à 8 ans de prison (13 requis) avec mandat de dépôt.
- Cédric G. : coupable de viol aggravé sur Gisèle Pelicot et coupable de détention d’images pédopornographiques. Condamné à 12 ans de réclusion criminelle (16 requis) et interdiction d’exercer une activité en contact avec les mineurs.
- Cendric V. : coupable de viol aggravé et l’altération n’est pas reconnue. Condamné à 9 ans de prison (14 requis) avec maintien en détention.
- Et Hasson O. (en fuite) déclaré coupable de viol aggravé, condamné à 12 ans de réclusion criminelle (15 requis) et conserve son mandat d’arrêt.
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