L’Iran la journaliste libère ce 13 janvier italienne Cécilia Sala
L’Iran a confirmé, lundi, l’arrestation de la journaliste italienne Cecilia Sala, à Téhéran, pour avoir « enfreint les lois » lors d’un déplacement professionnel avec un visa journalistique.
Elle est emprisonnée depuis le 19 décembre pour avoir « enfreint les lois de la République islamique d’Iran ». Les autorités iraniennes ont confirmé, lundi 30 décembre, l’arrestation à Téhéran, le 19 décembre, de la journaliste italienne Cecilia Sala, lors d’un séjour professionnel avec un visa journalistique.
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« Son dossier fait désormais l’objet d’une enquête », a indiqué l’agence de presse officielle Irna, citant le ministère iranien de la Culture, qui a la responsabilité des médias étrangers.
« Mme Cecilia Sala, citoyenne italienne, s’est rendue en Iran le 13 décembre avec un visa de journaliste et a été arrêtée le 19 décembre pour avoir enfreint les lois de la République islamique d’Iran », a ajouté l’agence Irna, sans préciser quelle infraction était reprochée à la journaliste.
Cecilia Sala, 29 ans selon des médias, se trouve depuis à l’isolement dans une cellule de la prison d’Evine à Téhéran, selon son employeur Chora Media, un site publiant des podcasts. Son dernier reportage, enregistré en Iran et publié le 16 décembre, aborde le thème du patriarcat.
Cecilia Sala, qui aurait dû rentrer le 20 décembre en Italie, a été arrêtée la veille de son retour.
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FRANCE 24
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Iran : ce que l’on sait sur la détention d’une journaliste italienne
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Une journaliste italienne qui se trouvait à Téhéran dans le cadre de son travail a été arrêtée par la police iranienne le 19 décembre, a annoncé dans un communiqué, vendredi 27 décembre, le ministère italien des Affaires étrangères. Cecilia Sala était arrivée en Iran le 12 décembre avec un visa de journaliste. Elle aurait dû rentrer le 20 décembre en Italie.
Selon le site de podcasts Chora Media pour qui elle travaille, la journaliste se trouve actuellement dans une cellule en isolement dans la prison de haute sécurité d’Evin, dans la capitale iranienne. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a annoncé que l’ambassadrice de Rome à Téhéran avait pu lui rendre visite pour s’assurer de ses conditions de détention. D’après Paola Amadei, Cecilia Sala est « en bonne santé ». Cette dernière aurait aussi pu passer deux brefs coups de fil à sa famille.
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« Une arrestation inacceptable »
Le ministre des Affaires étrangères a également déclaré que la raison officielle de cette détention n’était pas encore claire, mais qu’il espérait que son avocat pourrait bientôt lui rendre visite et en savoir plus. Il a refusé de dire si elle pouvait être liée à l’arrestation d’un Iranien en Italie ce mois-ci à la demande des États-Unis.
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L.D.
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Arrestation d’une journaliste italienne en Iran : des négociations en cours pour sa libération
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Après la nouvelle de la détention par la police iranienne de la journaliste italienne Cecilia Sala, le ministre italien des Affaires étrangères a assuré que la jeune femme était en « bonne santé » et que des négociations étaient en cours pour la rapatrier.
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Rome convoque l’ambassadrice d’Italie en Iran
Antonio Tajani a ajouté s’être entretenu avec les parents de la journaliste et avoir reçu l’ambassadrice d’Italie en Iran pour s’assurer de ses conditions de captivité. La jeune femme est incarcérée dans la prison d’Evin à Téhéran, lieu de détention de nombreux dissidents.
« Le ministère iranien des affaires étrangères lui fournira des produits de première nécessité, comme l’a demandé notre ambassade », a déclaré le responsable politique à Rome.
Reportages sur les répercussions de la situation syrienne en Iran
Collaboratrice du quotidien Il Foglio et voix du podcast Stories by Chora Media, Cecilia Sala a été arrêtée à Téhéran le 19 décembre dernier. La jeune femme avait quitté Rome une semaine plus tôt avec un visa journalistique et des garanties officielles l’autorisant à exercer en tant que correspondante en Iran.
Le rédacteur en chef d’Il Foglio a appelé à rapatrier Cecilia Sala, rappelant ce vendredi que « le journalisme n’est pas un crime ».
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Selon le site du quotidien italien La Repubblica, la jeune femme était Iran pour effectuer plusieurs reportages sur les répercussions de la chute de Bachar Al-Assad en Syrie dans le pays.
L’agence de podcast Chora Media a quant à elle déclaré que le motif de l’arrestation de la journaliste n’avait pour l’heure pas été précisé.
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Les prisonniers, monnaie d’échange pour l’Iran
Depuis la crise de l’ambassade des États-Unis en 1979, au cours de laquelle des dizaines d’otages ont été libérés après 444 jours de captivité, l’Iran utilise ses prisonniers ayant des liens avec l’Occident comme monnaie d’échange dans ses négociations.
En septembre 2023, cinq Américains détenus depuis des années en Iran ont été libérés en échange de cinq Iraniens détenus par les États-Unis et de 6 milliards de dollars(5,75 milliards d’euros) d’avoirs iraniens gelés.
Des journalistes occidentaux ont également été détenus par le passé. Roxana Saberi, une journaliste américaine, a été détenue par l’Iran en 2009 pendant 100 jours avant d’être libérée.
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Jason Rezaian, journaliste au Washington Post, a également été détenu par l’Iran pendant plus de 540 jours avant d’être libéré en 2016 dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Téhéran et Washington.