Les 23ès Rencontres tentent de démêler la complexité du monde rural
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« 87 rendez-vous , 200 invité.es, 8542 visiteurs, des sorties, des films, des musiciens, des expositions, des ateliers, un bal folk ( 355 personnes ), 3000 affiches, 7 émissions de Radio, 5 jours, 5600 heures de bénévolat, 1200 repas servis, 37000 plaquettes informatives, des Suisses, des Belges, des Québecois, des Bosniaques, des Polonais, 98 partenaires, une centaine de réunions, des artistes, des élus, des entreprises, des militants, des jeunes, tous les rendez-vous surchargés, des arbres plantés, une rivière Drôme cajolée,… »
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C’est aussi le dernier festival qui survit à Die. Le Festival Est-Ouest ( ex du Pied ) a disparu. La fête de la La Clairette est à Aurel et la le festival de la Transhumance à Châtillon en Diois. Qu’il vive longtemps ( Longo maï ).
La complexité du monde moderne, celle de la civilisation du XXIe siècle, a depuis longtemps brouillé certaines évidences et réalités de la ruralité.
C’est cette complexité qui souvent clive les populations entre nouveaux arrivants et autochtones, générant du conflit. Ce n’est pas le moindre des
intérêts des Rencontres de Die que de jeter des passerelles et des ponts entre les uns et les autres. Certains appelaient cela de l’éducation
populaire. Terme vieillot ? Aux 23ès Rencontres, il a pris un coup de jeune, en en faisant défiler d’autres, malgré le contexte bien présent de marasme
et d’anxiété : émancipation, territoire apprenant, envie de savoir, de connaître. Comment expliquer que des experts, des universitaires, des
chercheurs, des sachant ; soient si friands d’échanges avec des paysans, des viticulteurs, des maraîchers ou des apiculteurs… Chaque année, cette
soif de connaissance se répand dans toute la bourgade. Avec sa part de mystère !
Les 23ès Rencontres de Die se sont achevées hier soir dimanche.
Avec à trois ou quatre reprises, 600 personnes dans la salle polyvalente
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Michel Léon pour le Dauphiné Libéré
06 79 41 78 77
17 rue des Pivoines
26150 Die