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Osons la féminisation des exécutifs intercommunaux!

Par Célia de Lavergne, députée de la 3ème circonscription de la Drôme.

Une juste gouvernance passe par une part équilibrée de femmes et d’hommes dans les conseils élus: c’est la condition de la bonne représentativité des citoyens français. La politique a trop longtemps été patriarcale. A l’image de notre société, elle l’est encore trop. Les mentalités ont fait un chemin considérable,grâce à des femmes d’abord, prêtes à s’engager malgré la rugosité et le machisme existant. Des hommes aussi, disposés à leur faire plus de place. Des lois enfin, provoquant le rééquilibrage par les quotas. Nous avons progressé oui! Mais le parcours reste inachevé…

Les chiffres interrogent encore. En 2019, au niveau national, toute taille de communes et toutes fonctions confondues, on comptait 40 % de femmes élues municipales et 17% de femmes maires seulement. Dans la Drôme, sur la 3èmecirconscription, moins d’une femme sur cinq ont été élues maires aux élections municipales. Les élections ont permis de progresser très, trop, légèrement. Au niveau intercommunal,au national, les femmes représentent moins d’un tiers des élus intercommunaux, 8% des présidentes, 20% des vice-présidentes.Dans les 8 principales intercommunalités de la 3ème circonscription de la Drôme, sur le mandat 2014-2020, aucune femme n’a accédé à la fonction de présidente. De même, la parité manquait cruellement au niveau exécutif avec une femme pour quatre hommes, alors qu’elles étaient 36% de déléguées communautaires, soit une pour deux. A ce stade, si le mode de scrutin de l’intercommunalité, qui favorise la montée des «maires», ne permet pas naturellement la parité, l’effort fourni est insuffisant au vu de la proportion de femmes dans les conseils communautaires.

La loi «Engagement et proximité», promulguée en décembre 2019 dans le but de revaloriser l’engagement local et le quotidien des élus locaux, renvoie à un futur texte l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives dans les communes et EPCI du fait de la nature du scrutin. Allons plus loin tout de suite! Sans attendre, il nous appartient de l’anticiper et d’accélérer le rééquilibrage de la gouvernance dans nos intercommunalités.

J’invite toutes les candidates et les candidats à la présidence des intercommunalités à œuvrer pour une meilleure représentativité des femmes au sein des exécutifs : en confiant des postes à responsabilité à des femmes pour leur compétence et leur engagement jusqu’à la parité parfaite, il existe de multiples options. Notre territoire est déjà à la pointe sur les questions de démocratie participative, de citoyenneté, d’innovation politique : ne soyons pas à la traîne sur les questions de parité! N’attendons pas que la loi nous l’impose et ne participons pas à l’image d’une ruralité qui évoluerait moins vite dans les pratiques et les mentalités.

Soyons des précurseurs! Femme élue, j’ai acquis la conviction que les lois de quotas avaient permis d’enclencher une dynamique nécessaire, mais qu’aujourd’hui, nous appelons tous de nos vœux la mixité dans les exécutifs et le partage des responsabilités. Une parité voulue, désirée, souhaitée, à compétences égales et pas uniquement pour une question d’image ou d’obligation.Nous avons tous une responsabilité citoyenne à réussir ce pari : d’ici au 17 juillet 2020, cette responsabilité peut s’affirmer à travers le vote des intercommunalités. Nos concitoyens vous attendent, soyez au rendez-vous d’une ruralité conquérante: osez la féminisation de nos exécutifs intercommunaux! (Source chiffres: direction générale des collectivités locales)

Célia de Lavergne

Bonjour,

Célia de Lavergne souhaite vous adresser en pièce jointe une tribune qu’elle a écrite, au sujet de la parité en politique.

Plus précisément, cette tribune porte sur la représentativité dans les fonctions exécutives des intercommunalités, qui seront installées au plus tard le 17 juillet prochain.

Célia de Lavergne indique que cette tribune n’a pas pour vocation de plaider en faveur d’une nouvelle obligation légale de quotas mais au contraire « de montrer l’exemple, que c’est possible, justement parce que c’est ce que nous voulons :  des instances politiques à l’image de notre société, qui compte au moins autant de femmes que d’hommes. La parité n’est pas qu’une question de juste représentativité en numéraire : c’est aussi un partage des responsabilités. Chaque élection doit être une occasion de nous améliorer. Nous avons le choix de faire bouger les lignes, saisissons cette chance ! »

La députée se tient à votre disposition pour tout échange complémentaire à ce sujet.

Bien cordialement,

My-Lan Nguyen

Attachée parlementaire de Célia de Lavergne

06.02.05.53.09

celia.delavergne@assemblee-nationale.fr

Vous pouvez consulter le site de l’Assemblée nationale à
l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr

 

 

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