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Incendie à la centrale nucléaire de Creys-Malville : « aucune élévation du niveau de radioactivité », selon l’IRSN

L’incendie survenu dans un réacteur de la centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère) n’a pas causé d' »élévation du niveau de radioactivité » dans son environnement, selon des relevés effectués par l’IRSN.

Le site de la centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère), le 23 mai 2001.
Le site de la centrale nucléaire de Creys-Malville (Isère), le 23 mai 2001.

Les mesures effectuées après l’incendie survenu dans un réacteur à l’arrêt de la centrale nucléaire Superphénix de Creys-Malville (Isère) n’ont mis en évidence « aucune élévation du niveau de radioactivité dans l’environnement », selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Le feu s’est déclaré mardi 30 juin à l’intérieur d’un atelier de découpe de la partie supérieure de la cuve d’un réacteur arrêté en 1996. Ses structures internes sont actuellement en cours de démantèlement par EDF. L’incendie aurait été provoqué par la chute d’un projecteur de chantier « à proximité d’une gaine de ventilation et d’éléments en vinyle qui auraient alors chauffé », selon son gestionnaire.

Inspection de l’ASN

Des mesures instantanées avaient été réalisées par EDF, puis des prélèvements « in situ » et « aux alentours » de la centrale les jours suivants par l’IRSN. Les balises de mesure les plus proches, implantées en Isère, « n’ont montré aucune anomalie radiologique » pendant et après l’incendie, affirme l’institut dans un communiqué.

Des mesures complémentaires « de spectromètres gamma embarqués dans des véhicules », « des frottis surfaciques et des prélèvements de végétaux » ont également été effectués dans une dizaine de communes environnantes. Et « l’ensemble des mesures réalisées par l’IRSN n’a mis en évidence aucune élévation du niveau de radioactivité liée à cet événement dans l’environnement du site nucléaire », conclut-il.

L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) a pour sa part procédé à une inspection jeudi 2 juillet « afin d’examiner les causes de l’incident et sa gestion par EDF ».

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Incendie dans la centrale EDF Superphénix de Creys-Malville en nord-Isère: deux salariés légèrement intoxiqués

Un incendie s’est déclaré vers 11h ce mardi 30 juin, sur le site de la centrale EDF Superphénix, en cours de déconstruction, sur la commune de Creys-Mépieu à la frontière de l’Isère et de l’Ain. Il est maîtrisé. Deux salariés ont été incommodés par des fumées. Une enquête est ouverte

Le feu s’est déclaré vers 11 heures, au coeur des installations de la centrale nucléaire, dans un atelier de découpe situé dans le bâtiment réacteur du site de Creys-Malville.

Les équipes de la centrale étaient en train de procéder au retrait des protections thermiques du petit bouchon tournant, en préparation de son démantèlement.

L’alarme incendie s’est aussitôt déclenchée, et les salariés du site se sont tous regroupés, dans le calme, à l’extérieur du bâtiment, à l’abri.

Les équipes de sécurité de la centrale ont pris en charge les 1ères interventions d’urgence en attendant l’arrivée d’une colonne de pompiers du SDIS très vite sur place. Le foyer a été très rapidement maîtrisé et la zone totalement sécurisée peu avant 13 heures.

Deux salariés d’une entreprise prestataire ont été incommodés par les fumées et pris en charge immédiatement par l’équipe médicale du site puis par les pompiers. Une des victimes a été conduite à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu pour des observations complémentaires.

Les fumées sont restées localisées dans l’atelier de découpe du bâtiment réacteur et ne se sont pas propagées. Selon la direction, « l’évènement n’a pas eu de conséquences pour l’environnement ». La préfecture de l’Isère a confirmé qu’il s’agissait d’un incident mineur.

Plus de peur que de mal. La centrale qui a aussi vécu le confinement tourne encore au ralenti, à près de 60% des effectifs habituels. Les règles sanitaires imposées pour garantir la distanciation et la protection de tous les personnels ont freiné, voire stoppé une partie des activités qui reprennent tout doucement.

Des investigations sont en cours pour identifier l’origine du départ du feu, examiner les lieux et évaluer la nature des dégâts, sous la houlette de l’Agence de Sûreté Nucléaire.

Entamé en 1998, le démantèlement de Superphénix est un chantier colossal, qui exige une très haute sécurité. La déconstruction totale du site ne sera achevée qu’en 2030.

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Après l’incendie de la centrale EDF Superphénix de Creys-Malville en Isère, des mesures radiologiques sont effectuées

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) effectue une série de mesures radiologiques après un début d’incendie survenu mardi 30 juin dans un réacteur à l’arrêt de la centrale nucléaire « Superphénix » de Creys-Malville en Isère.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)  annonce qu’il effectue ce mercredi 1er juillet une série de mesures radiologiques après un début d’incendie survenu la veille dans un réacteur à l’arrêt de la centrale nucléaire « Superphénix » de Creys-Malville située dans le Nord-Isère.
Le feu s’est déclaré mardi peu avant 11H00 à l’intérieur d’un atelier de découpe de la partie supérieure de la cuve d’un réacteur arrêté en 1996 et dont les structures internes sont actuellement en cours de démantèlement par EDF.

L’incendie aurait été provoqué par la chute d’un projecteur de chantier « à proximité d’une gaine de ventilation et d’éléments en vinyle qui auraient alors chauffé », a précisé EDF. Il a été maîtrisé peu après 12H30 par les pompiers, alertés par les équipes de l’exploitant. Deux opérateurs ont été pris en charge après avoir été incommodés par les « fumées opaques » générées par l’incendie.

« La ventilation du bâtiment du réacteur […] est restée en permanence opérationnelle », ajoute EDF, qui a clos son Plan d’urgence interne (PUI) « toxique/radiologique » mardi en début d’après-midi. « Les mesures instantanées effectuées par EDF à la cheminée de l’installation et dans l’environnement du site n’ont montré aucun rejet radioactif dans l’environnement », souligne l’IRSN, dont les propres mesures n’ont pas « mis en évidence d’anomalie radiologique ».

D’autres relevés et prélèvements effectués par l’IRSN « in situ » et « aux alentours » de la centrale sont en cours d’analyse. L’Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) a classé provisoirement l’événement au niveau 0 de l’échelle internationale INES, qui répertorie les événements nucléaires en fonction de leur gravité (de 0 à 7).L’ASN, qui a tout de même demandé « un suivi renforcé de la radioactivité hors du site », procèdera à une inspection jeudi 2 juillet  « afin d’examiner les causes de l’incident et sa gestion par EDF », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

P.B.

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