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Passage à l’heure d’été :  on avance cette nuit !

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Ce week-end, les Français ajustent leurs horloges. Si cette transition promet des soirées plus longues, ses effets économiques et ses conséquences sur la santé feront éternellement débat.

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  Marie Guermeur

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La France passe à l'heure d'été cette nuit.
La France passe à l’heure d’été cette nuit.
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À vos horloges ! Dans la nuit de samedi à dimanche, les Français passeront de nouveau à l’heure d’été. À 2 heures du matin, il sera officiellement 3 heures, et une heure supplémentaire de soleil s’ajoutera à la fin des journées, marquant le retour des beaux jours. Mais derrière cet avantage pour les amateurs de soirées estivales, cette transition n’est pas sans conséquences sur notre corps, déjà perturbé par ces ajustements horaires réguliers.

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Réintroduit en France en 1976 à la suite des chocs pétroliers, le changement d’heure visait principalement à réaliser des économies d’énergie. Toutefois, une étude de l’Agence de la transition écologique (Ademe) en 2014 a conclu que ces économies étaient « réelles, mais modestes ». De plus, avec les progrès technologiques et l’évolution des habitudes de consommation, l’utilité de cette mesure a été remise en question au fil des années.

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Des effets sur la santé qui inquiètent

Cette pratique saisonnière divise les Français, et nombreux sont ceux qui peinent à accepter de manipuler leurs horloges deux fois par an. Une consultation menée par l’Assemblée nationale en janvier 2019 a révélé que 83,74 % des répondants étaient favorables à la suppression du changement d’heure, témoignant d’une lassitude grandissante face à cette mesure, déjà critiquée au niveau européen.

Au-delà des arguments économiques, ce sont les effets sur la santé qui alimentent les débats. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a mis en lumière les conséquences négatives du changement d’heure : troubles du sommeil, accidents de travail et de la route, dépressions, et même des risques d’accidents vasculaires cérébraux. « Les petits enfants et les personnes âgées ont plus de risques de ressentir des effets négatifs », précise l’institut.

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Ce changement perturbe notre horloge biologique interne. En moyenne, l’adaptation peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines. L’Inserm souligne que « l’adaptation varie d’un individu à l’autre », et que ces effets peuvent perdurer au-delà de la période de transition, affectant durablement notre bien-être, notre humeur et même notre productivité.

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