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Die : Rassemblement contre la fermeture annoncé des Centre de Santé Sexuelle (CSS) de la Drôme le mercredi 9 avril 2025 à partir de 16h, devant la cité scolaire. 

Bonjour,

Ci-joint un communiqué de presse relatif à l’organisation d’un rassemblement à Die le mercredi 9/4 à partir de 16h, devant la cité scolaire.

Celui-ci concerne la lutte contre la fermeture annoncé des Centre de Santé Sexuelle (CSS) de la Drôme. Votre contact pour toute demande d’interview ou d’informations complémentaires :

Véra Léon, vera.leon.eschapasse(@)gmail.com, 06 76 24 67 06

Bonne journée à vous et merci pour l’attention que vous porterez à ce message,

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Chloé Guilhem

Communiqué de presse : fermeture des CSS de la Drôme : une honte en 2025 ! Rassemblement à Die le 9 avril prochain

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Après le succès de la manifestation du 25 mars (500 personnes), les habitant·es se mobilisent une fois encore le 9 avril à Die pour défendre les centres de santé sexuelle (CSS) du département. Depuis février, la mobilisation ne fait que s’intensifier. Manifestations (Crest, Pierrelatte, St-Jean-en-Royans…), motions votées par sept conseils municipaux, lettres de soutien (Ordre des médecins, professionnel·les de santé, établissements scolaires et médico-sociaux…), pétition totalisant près de 18.000 signatures : l’alerte est donnée de toute part sur l’effet désastreux de ces fermetures.

Le rassemblement du 9 avril, qui se tiendra entre 16h et 20h devant la cité scolaire du Diois, sera une occasion de relancer l’alerte, cinq jours avant le vote définitif du budget le 14 avril. Des prises de parole auront lieu autour d’une buvette et d’un repas, en présence d’élu·es locaux, départementaux et régionaux : Hélène Le Gardeur, Françoise Tesseron, Nathalie Guéno, Marion Perrier, Muriel Paret, Martine Charmet, Olivier Royer…

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Ce rassemblement fait suite à la conférence de presse convoquée le 2 avril de la présidente du conseil départemental de la Drôme, Marie-Pierre Mouton. Celle-ci, résistant à toute velléité d’abandonner sa mesure, a tenté de justifier ses intentions. Quand elle prétend que les CSS prodigueraient davantage de consultations que ce que la compétence obligatoire du département exige, non seulement elle prend en compte des consultations prodiguées dans le cadre des hôpitaux (non financés par le département), mais elle éclipse le fait qu’investir pour la santé publique est un choix politique. En témoigne l’ouverture en grande pompe d’un centre de santé à Bourg-lès-Valence qui se chiffre à plusieurs millions, bien au-delà de la « compétence obligatoire » du département.

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Selon Mme Mouton, la fréquentation des CSS serait aussi trop faible… oubliant que c’est sa politique qui a découragé la présence de médecins et sages-femmes dans certains centres (départs à la retraite non remplacés, services redistribués, etc.). Quand elle affirme que le Département assurera cette compétence obligatoire « différemment », notamment par le biais des pharmacies, c’est au mépris de la réalité de ces professionnel·les (alors même que Mme Mouton est pharmacienne de profession).

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Pour Marianne, pharmacienne dans le Haut-Diois, « les officines sont déjà bien occupées avec les nouvelles missions qui leur incombent, notamment en milieu rural dans des territoires en pénurie de médecins », et n’a pas les « moyens humains ou temporels qui permettaient de mener à bien les activités menées jusqu’alors par les CSS ». La gratuité des dispositifs dans les CSS (test de grossesse, autotests IST, affections vaginales…) l’anonymat et l’accessibilité de la contraception qu’ils permettaient, pour les tranches de la population les plus fragiles (jeunes filles mineures notamment), sera rompue, les pharmacies ne pouvant les délivrer gratuitement ni les prescrire.

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Mme Mouton défend enfin une économie de 240.000 euros pour les 207.000 habitant·es, soit environ 1€ d’économie par habitant concerné (âgé·s de 15 à 50 ans). Une somme dérisoire pour assurer la planification familiale, le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), l’accès à la contraception, l’information sur l’IVG, le tout dans un cadre gratuit, anonyme et confidentiel. Ces montants, loin d’être luxueux, constituent le socle d’une action de santé publique en milieu rural, autrement dit un investissement qui évite ensuite des interventions médicales beaucoup plus coûteuses, par exemple en cas de grossesses non désirées et d’IST. L’ARS alerte d’ailleurs actuellement sur la recrudescence de la syphilis et du VIH en Auvergne-Rhône-Alpes (source : Agence Régionale de Santé, 2024).

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Véra Léon, vera.leon.eschapasse(@)gmail.com, 06 76 24 67 06

Chloé Guilhem, chloe.gui(@)orange.fr

 

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