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Éthique et Philosophie politique.
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Corine Pelluchon

Corine Pelluchon

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Parution de « La démocratie sans emprise ou la puissance du féminin », Rivages, 208 p.

L’intrigue qui se noue entre les leaders d’extrême droite et une population relève de l’emprise. S’il est nécessaire de pouvoir repérer les autocrates et d’insister sur les garde-fous comme sur les dispositions morales permettant de préserver la démocratie, la spécificité de l’emprise oblige à réfléchir à ce qui rend les personnes perméables au fascisme. Ce dernier encourage les sujets à évacuer leur sentiment d’impuissance en déchargeant leur agressivité sur certains groupes et conduit à un délire à plusieurs. Mais c’est dans ces périodes troublées que la puissance du féminin, qui s’oppose à la force et à l’obsession du contrôle et naît de la gratitude pour le donné, prend toute son importance. Nourrie par le féminisme, elle témoigne de l’amour d’un monde rendant possible l’accueil d’êtres nouveaux et diffuse un esprit de convivialité sans lequel un projet humaniste et écologiste ne peut s’imposer.

Sommaire:

Avant-propos; La démocratie assiégée; Une psychanalyse à l’envers; L’emprise; Les gardiennes de la démocratie; Politique de la considération; La puissance du féminin.

Mots-clefs: amour, considération, démocratie, écologie, emprise, fascisme, féminisme, gratitude, humanisme, narcissisme, perversion.

 

 

 

 

 

 

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Parution le 11 septembre 2024 : « L’être et la mer. Pour un existentialisme écologique », Puf, 323 p.

 

 

Tout en soulignant l’actualité de l’existentialisme, qui implique d’accepter la facticité de notre condition et éclaire le lien entre contingence et liberté, indétermination du sens et responsabilité, Corine Pelluchon montre que l’écologie exige de l’enrichir. Mais l’existentialisme écologique ne se réduit pas au coexistentialisme attestant notre appartenance à une communauté de vivants. Il suppose de prendre ses distances avec l’imaginaire terrestre et de penser l’humain en partant de la mer. Reposant sur une ontologie liquide, cet existentialisme rompt avec l’obsession territoriale qui explique les contradictions du droit international de la mer, déchiré entre l’impératif de préservation d’un écosystème indispensable à notre survie et les rivalités économiques et militaires conduisant à sa surexploitation. Opposée à toute pensée de l’enracinement, cette phénoménologie de la vie marine met en évidence la fluidité du moi et conçoit notre immersion dans le monde commun, qui renvoie à la mémoire et à l’immémorial, à la mer-mère conçue dans sa préséance sur les terres.

Signatures en librairie:

Le 20 septembre, de 19 h à 21 h, à la librairie EXC, Passage Molière, Paris 3ème.

Le 26 septembre, de 19 h à 21 h, à la librairie Des Femmes, 33/35 rue Jacob, Paris 6 ème.

5 novembre, 19h-21h, Librairie Tropismes, Bruxelles.

Radio:

France Culture, Conversation scientifique avec E. Klein, 15 septembre, 15h.

RTBF, la vie des idées, Pascale Seys, 5 octobre, 12h.

RFI, Idées, avec P.-E Deldique, enregistrement le 10 sept. Diffusion dernier dimanche de sept, 19 h.

Video, Entretien avec M. Pingeot, Mollat.

 

 

 

Les risques écologiques et politiques actuels expliquent le climat d’anxiété dans lequel nous vivons. Tout en soulignant la dynamique destructrice du désespoir et les risques de violence ou d’autodestruction qu’il comporte, nous montrerons que la confrontation à la possibilité d’un effondrement de notre civilisation est paradoxalement l’occasion d’un changement ouvrant un horizon d’espérance. Toutefois, cette assertion suppose de comprendre que l’espérance n’a rien à voir avec l’optimisme qui masque la gravité de la situation et qu’elle se distingue aussi de l’espoir qui exprime le souhait de voir ses désirs personnels se réaliser. Opposée au déni et inassimilable à un simple trait psychologique, l’espérance, qui est une vertu théologale, implique l’épreuve du négatif. Elle est la traversée de l’impossible. Naissant sans qu’on l’ait cherchée et lorsque l’on a perdu toute superbe et toute illusion, elle est la capacité à déchiffrer dans le réel les signes d’un progrès possible et à transmettre l’énergie nécessaire à sa réalisation.

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L’espérance, ou la traversée de l’impossible. Parution le 4 janvier 2023, Rivages, 140 p.

 

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Les risques écologiques et politiques actuels expliquent le climat d’anxiété dans lequel nous vivons. Tout en soulignant la dynamique destructrice du désespoir, Corine Pelluchon montre que la confrontation à la possibilité d’un effondrement de notre civilisation est l’occasion d’un changement ouvrant un horizon d’espérance. Cela suppose de comprendre que l’espérance n’a rien à voir avec l’optimisme qui masque la gravité de la situation et qu’elle se distingue aussi de l’espoir qui exprime le souhait de voir ses désirs personnels se réaliser. Opposée au déni, l’espérance implique l’épreuve du négatif. Elle est la traversée de l’impossible. Naissant sans qu’on l’ait cherchée, lorsque l’on a perdu toute superbe et toute illusion, elle est la capacité à déchiffrer dans le réel les signes d’un progrès possible et à transmettre l’énergie nécessaire à sa réalisation.

Mots-clefs: animaux, dépression, désespoir, écoanxiété, écologie, effondrement, féminisme, progrès, vitalité.

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Événements, radios et TV:

RTBF, radio, Et Dieu dans tout ça! avec Pascal Claude, fin mars 2023.

RTBF, radio, La couleur des idées, avec Pascale Reys, 26 mars 2023.

RTBF, radio, Un jour dans l’histoire, avec Laurent Dehossay, 24 mars 2023.

RTBF, Tv, Déclic, 23 mars 2023.

France Culture, Book Club, Corine Pelluchon et Achille Mbembe, 21 février 2023, 12h 50-13h30.

Entretien avec Mazarine Pingeot, LCP, TV, le 12 février 2023

L’heure bleue, RTL, avec LAure Adler, février 2023.

France Culture, Affinités culturelles, émission diffusée le 8 janvier 2023, de 15 h à 16h, avec T. Akem.

Le Grand face-à-face, France Inter, avec Ali Baddou. 7 janvier 2023, 12h 25-13h.

Masterclass le 18 janvier 2023, à 19h avec le Nouvel Obs. https://www.nouvelobs.com/club-abonnes/20221130.ABO00232/master-class-avec-corine-pelluchon

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Articles

Psychologies, coup de coeur, Numéro de février 2023, E. Godart

Marianne, 29 janvier 2023, entretien par L. Ottavi.

Télérama, CR, Juliette Cerf, janvier 2023

Politis.fr, CR, S Fontenelle, janvier 2023

Nouvel Obs, Portrait, A . Gonzague, Janvier 2023.

ITW Libé, samedi 7 et 8 janvier

La Croix, Entretien, B. Bouniol, janvier 2023.

Le Monde des livres, CR de J. Birnbaum, le 7 janvier 2023

ITW Le Soir, 4 janvier 2023

La vie, CR, décembre 2022

Livre Hebdo, CR, décembre 2022.

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Publication le 2 sept. en poche de « Les Lumières à l’âge du vivant », 2ème édition, Points-Essais. Postface inédite.

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Les Lumières à l’âge du vivant

Comment défendre les Lumières dans un contexte marqué par le réveil du nationalisme et par les crises environnementales et sanitaires ? Peut-on croire en un progrès par la raison après Auschwitz, Hiroshima et les goulags ? Pour combattre les anti-Lumières qui souhaitent rétablir une société hiérarchique, tout en répondant aux accusations des postmodernes qui suspectent tout universalisme d’être hégémonique, Corine Pelluchon propose de nouvelles Lumières qui tiennent compte de notre dépendance à l’égard des autres vivants. Leur objectif est de destituer le schème de la domination qui transforme notre rapport aux autres et à la nature en une forme de guerre.

www.editionspoints.com

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Audio à l’occasion de la réédition de « Manifeste animaliste. Politiser la cause animale » ( Rivages, sept. 2021. Avec une postface inédite)

https://serious.audio/categorie/le-manifeste-animaliste/

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Dans l’Atelier Philo, Corine Pelluchon vous introduit à une réflexion nuancée sur les enjeux éthiques et politiques de la cause animale. Soulignant les similitudes et les différences entre les humains et les animaux, elle définit des concepts comme la sentience, lève certains malentendus associés aux notions de spécisme et d’antispécisme, rappelle le contexte dans lequel est née l’éthique animale et fait le point sur des approches plus récentes intégrant notre rapport aux animaux à une interrogation globale sur notre habitation de la Terre qui est toujours une cohabitation avec les autres vivant. Des exemples éclairent la manière dont nous pourrions améliorer la condition des animaux tout en tenant compte des contraintes économiques et des différences de points de vue.

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Emissions de radio sur les Lumières à l’âge du vivant

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https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-09-janvier-2021

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/regard-sur-l-info/regard-sur-l-info-renouer-avec-lesprit-des-lumieres-pour-sortir-de-la-crise_4234421.html

 

57′ pour comprendre la philosophie des Lumières à l’âge du Vivant

 

https://radionotredame.net/emissions/decryptage/11-01-2021/

15 janvier RTS, Lausanne, Tribu; sur Les Lumières à l’âge du vivant

 

27 janvier RTBF, 13h 15-13h50: Un jour dans l’histoire, avec Laurent Dehossay.

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/jour-dans-lhistoire-quoi-sert-lh%C3%A9ritage-des-lumi%C3%A8res/id698140598?i=1000506750920

 

Le 30 janvier, RTBF. Dans quel monde on vit? Emission présentée par Pascal Claude.

 

RFI, Idées, avec Pierre-Edouard Deldique, sur Les Lumières à l’âge du vivant. LE 21 février, 16 h10.

France Culture, Signes des Temps, avec Marc Weitzmann, le 7 février 2021.

RTS , émission David Pesenti, sur la vulnérabilité. 9 Avril 2021

France Culture, Conversation scientifique, avec Etienne Klein, le 10 avril 2021.

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Parution le 7/1/21: Les Lumières à l’âge du vivant, Seuil, 336 p.

On ne saurait se borner à invoquer un esprit des Lumières immuable dans un contexte marqué par le réveil du nationalisme, les crises environnementales et sanitaires et l’augmentation des inégalités. Faire face au danger d’effondrement de notre civilisation sans renoncer à la rationalité philosophico-scientifique, mais en tenant compte de notre dépendance à l’égard de la nature et des autres vivants : telle est la démarche qui fonde ce livre. Pour combattre les anti-Lumières qui souhaitent rétablir une société hiérarchique ou théocratique et répondre aux accusations des postmodernes qui suspectent tout universalisme d’être hégémonique, il faut donc proposer de nouvelles Lumières. Celles-ci supposent de revisiter l’histoire des Lumières, mais aussi de lutter contre l’amputation de la raison qui a été réduite à un instrument de calcul et d’exploitation.

L’objectif des Lumières à l’âge du vivant et de leur projet d’une société démocratique et écologique est bien de destituer le principe de la domination – une domination des autres et de la nature à l’intérieur et à l’extérieur de soi qui traduit un mépris du corps et de la vulnérabilité.

 

 

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Corine Pelluchon « Réparons le monde »
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Corine Pelluchon « Réparons le monde »
Corine Pelluchon « Réparons le monde »

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Autour de son ouvrage Réparons le monde

Entretien vidéo avec Corine Pelluchon, philosophe, membre du Conseil de surveillance de la Fondation de l’Ecologie Politique, autour de son ouvrage Réparons le monde. Humain, animaux, nature (Payot & Rivages, 2020).

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Notre capacité à relever le défi climatique et à promouvoir plus de justice envers les autres, y compris envers les animaux, suppose un remaniement profond de nos représentations sur la place de l’humain dans la nature. Prendre au sérieux notre vulnérabilité et notre dépendance à l’égard des écosystèmes permet de saisir que notre habitation de la Terre est toujours une cohabitation avec les autres. Ainsi, l’écologie, la cause animale et le respect dû aux personnes vulnérables sont indissociables, et la conscience du lien qui nous unit aux autres vivants fait naître en nous le désir de réparer le monde.

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Corine Pelluchon

Corine Pelluchon est une philosophe française, professeure de philosophie à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

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MCD

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