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En pleine canicule, il n’y a pas que les écolos qui s’en prennent aux mesures « absurdes » de la droite et l’extrême droite

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ZFE, loi Duplomb… Les écologistes enragent et pointent des reculs en matière environnementale alors qu’une canicule historique s’abat sur la France.

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La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, ici photographiée à Bruxelles en Belgique, le 16 décembre 2024.

 
La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, ici photographiée à Bruxelles en Belgique, le 16 décembre 2024.
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La canicule risque de faire siffler les oreilles de la droite et de l’extrême droite. Alors qu’une vague de chaleur massive et historique s’abat sur la quasi-totalité de la France, les regards des députés sont tournés vers l’Assemblée, où une commission mixte paritaire composée de sept sénateurs et de sept députés doit trouver un accord sur la loi agricole, dite loi Duplomb.

Vent debout contre ce texte qui doit notamment permettre la réintroduction d’un néonicotinoïde controversé, les écolos ont manifesté dans la journée, aux côtés du syndicat de la Confédération paysanne. Un texte qu’ils digèrent d’autant plus mal qu’il intervient après un certain nombre de reculs en matière environnementale.

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Marine Tondelier, la secrétaire générale des Écologistes, a notamment dénoncé au micro de BFMTV « trois semaines de n’importe quoi en matière d’écologie », pointant du doigt des votes alignés chez LR et au RN. Ces dernières semaines, les deux formations ont voté de concert des textes clés en matière d’environnement, comme la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) dans le cadre de la loi simplification, ou le moratoire sur les énergies renouvelables dans le cadre de la loi énergie.

« Y a un côté la croisière s’amuse, “aller faisons n’importe quoi” sur l’écologie pendant trois semaines », abonde la Secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier en évoquant également l’amendement sur la réouverture de Fessenheim ou encore la baisse de régime de MaPrimeRénov’, annoncé par le gouvernement. Et Yannick Jadot, ancien candidat écologiste à la présidentielle, également vu à la manifestation, d’enfoncer le clou en dénonçant un exécutif « anti-science », « trumpiste », et « climatosceptique ».

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Ceux qui « votaient des mesures absurdes »

Même au sein du bloc central, on pointe en pleine vague de chaleur le détricotage des mesures phares adoptées sous le premier mandat d’Emmanuel Macron. La ministre de la Transition écologique et macroniste de la première heure, Agnès Pannier-Runacher, ironisait ainsi au micro de Sud Radio ce lundi 30 juin sur « ceux qui se plaignent de la canicule », car ce sont les mêmes qui « votaient des mesures absurdes il y a trois semaines à l’Assemblée nationale et nous disaient mettez le pied sur le frein de l’écologie ». Message reçu chez les alliés « de circonstance » du gouvernement ?

Même tonalité pour le député Ensemble pour la République, Pierre Cazeneuve, sur X, qui face à l’alerte rouge canicule de mardi, concernant 16 départements, intime faussement : « Vite, supprimons les ZFE et faisons un moratoire sur les énergies renouvelables ».

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Gabriel Attal, qui depuis plusieurs semaines creuse le fossé entre les Républicains et Renaissance, s’est exprimé sans gants dans Les Échos dimanche, dénonçant les votes des troupes de Laurent Wauquiez contre la transition écologique, et accusant la formation de droite de « partager le même espace politique que le RN ».

Plus surprenant peut-être, même Gérald Darmanin tacle sur X ceux « qui n’ont pas voulu voir » la réalité du changement climatique. « Entre déni et moralisation, il y a une voie possible, celle de l’écologie populaire », a-t-il fait valoir.

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Lucie Oriol à suivre sur : https://www.huffingtonpost.fr/

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