Pour ce 129e et dernier Journal de Bord avant la rentrée, c’est Arthur, qui était en stage avec moi pendant ces six mois, qui vous écrit son éditorial. Un immense merci à Arthur pour son stage et son engagement militant depuis plusieurs années maintenant !
Après 6 mois passés auprès de Marie et toute l’équipe, c’est avec une pointe de tristesse que j’ai terminé mon stage de fin d’études.
Je suis très fier d’avoir pu intégrer l’équipe d’une députée engagée pour nos territoires ruraux, pour la préservation de nos ressources, pour que celles et ceux qui nous nourrissent soient correctement rémunérés, pour que la parole de toutes et tous soit entendue.
Pendant six mois au sein de l’équipe à Paris j’ai énormément appris. Dans un contexte des plus particuliers, confrontés à des politiques de droite vendant l’austérité comme seul horizon quand bien même la majorité (toute relative soit elle) revenait à la gauche unie, faire front est une nécessité. C’est une nécessité pour démontrer les mensonges de la droite alliée à l’extrême-droite qui travaillent finalement très bien ensemble. C’est une nécessité pour que chacune et chacun puisse vivre dignement à l’heure du dérèglement climatique qui frappe durement et auquel nul climatiseur n’apportera de réponse.
A l’Assemblée Nationale j’ai découvert un travail de fourmi pour décortiquer les lois, préparer les amendements, les questions au gouvernement… C’était un plaisir d’avoir pu travailler sur tant de sujets différents ; du statut de l’élu local aux déserts médicaux en passant par la lutte contre le frelon asiatique (comment ne pas mentionner ce texte ).
Face aux reculs environnementaux, au premier rang desquels la loi Duplomb, c’était un honneur d’avoir pu travailler avec une députée comme Marie, motivée à combattre ceux qui présentent la préservation de notre environnement et de notre santé comme des “normes” ou des contraintes. De la fierté et de la motivation il en faut pour continuer le combat dans les territoires ruraux, de la Drôme à l’Ain dont je suis originaire et où je continuerai de porter les combats menés par Marie.
Merci à toutes les personnes que j’ai rencontrées pendant mon stage, à Paris comme dans la Drôme, c’est avec plaisir que je vous rencontrerai de nouveau dans de futures occasions !
Merci à Marie de m’avoir permis de venir apprendre et de grandir un peu plus dans le monde politique. Merci à Clothilde, Perrine, Laura, Jérémy pour leurs conseils, leur bienveillance et leur accueil au sein de l’équipe.
Bel été et au plaisir !
Arthur Michel
Merci infiniment Arthur pour ces six mois à nos côtés ! Mais avant de moi aussi vous souhaiter un bon été, je voulais vous parler de la rentrée, qui se passera forcément à vos côtés! Car à la rentrée les permanences reprennent, prenez rendez-vous et échangeons ensemble !
Voilà le calendrier des prochaines permanences parlementaires décentralisées pour la fin de l’année 2025. Vous pouvez d’ores et déjà prendre rendez-vous et mon équipe pourra vous confirmer les rendez-vous pris, préférablement par e-mail pendant les vacances, la dernière semaine d’août lorsqu’elle sera revenue de congés..
Vendredi 5 septembre de 10h à 12h dans la salle du conseil de la mairie de Saint-Jean-en-Royans
Vendredi 26 septembre de 10h à 12h à Taulignan
Vendredi 3 octobre de 10h à 12h à Die
Vendredi 10 octobre de 10h30 à 12h30 dans le secteur de Chabeuil
Vendredi 17 octobre de 10h00 à 12h00 à Châtillon-en-Diois
Vendredi 31 octobre de 10h00 à 12h00 à Séderon
Vendredi 7 novembre de 10h00 à 12h00 à Crest
Vendredi 14 novembre de 10h00 à 12h00 à La Chapelle-en-Vercors
Vendredi 21 novembre de 10h00 à 12h00 à Suze-la-Rousse
Vendredi 28 novembre de 10h00 à 12h00 à Dieulefit
Vendredi 5 décembre de 10h00 à 12h00 à Montoison
Vendredi 12 décembre de 10h00 à 12h00 à Nyons
Vendredi 19 décembre de 10h00 à 12h00 à Saint-Paul-Trois-Châteaux
Pour prendre rendez-vous, veuillez nous écrire à marie.pochon@assemblee-nationale.fr ou nous appeler au 06 65 82 25 99. Pendant les trois premières semaines d’août, merci de privilégier les e-mails !
J’ai hâte de vous revoir !
Le combat de la semaine : soutenir l’élevage pastoral, face aux zoonoses qui se multiplient
La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), quelques mois après les pics de FCO et de MHE, nouvellement arrivée en France, est en train de bousculer la filière bovine en Savoie et en Haute Savoie, provoquant des abattages massifs de troupeaux, même quand seulement quelques cas sont détectés.
Inquiète et toujours mobilisée aux côtés des éleveurs pâturants, j’ai cette semaine écrit un courrier à la Ministre de l’Agriculture, pour lui demander dans quel délai serons-nous capables de mettre à la disposition des éleveurs des vaccins en quantités suffisante si la maladie sortait de la zone de contrôle actuelle, notamment pour les cheptels de races rares et locale, de quelques centaines de têtes, comme la Villarde, que nos éleveurs du Vercors ont tant fait pour sauver.
J’espère de tout mon cœur, et rapidement, que nous puissions apprendre de nos erreurs, évaluer rapidement nos méthodologies de gestion de crise sanitaire, et la mise en place d’une approche structurée, concertée, et anticipée, dans la gestion des crises sanitaires en élevage au vu de leur multiplication, en concertation avec les professionnels, et en considérant les impacts individuels et de filières que ces situations génèrent.
Au delà de ce courrier, et après ma rencontre avec un éleveur bovin samedi dernier à Saint-Dizier-en-Diois, j’ai aussi eu l’occasion d’échanger sur la situation sanitaire (mais pas que !) avec l’association Graines d’éleveurs, sur la ferme de la Cime du Mas à La Chapelle-en-Vercors ce lundi.
Au départ, il s’agissait simplement de faire se rencontrer les enfants issues des familles d’éleveurs du Vercors. Mais très vite, une association est née : Graines d’éleveurs.
Aujourd’hui ils sont une trentaine d’enfants, entre 7 et 19 ans et participent à de nombreux projets : Animations lors de la traditionnelle Fête du Bleu du Vercors ; présence au Salon de l’agriculture à Paris; mise en valeur de la race de vache locale La Villarde qui a failli disparaître après 1945; et missions de réintroduction et de sensibilisation sur le gypaète barbu notamment.
J’ai eu la chance de rencontrer 7 jeunes membres de l’association ainsi que la responsable Chrystelle Hustache qui m’ont présenté leurs activités.
Nous étions chaleureusement accueillis par la Ferme de la Cîme du Mas que je remercie : C’est l’une des 8 fermes qui produit du Bleu du Vercors fermier (qui est vraiment délicieux par ailleurs !).
Nous avons bien sûr évoquer le contexte sanitaire inquiétant pour les éleveurs bovins en ce moment. Je voudrais à la fois leur apporter tout mon soutien et leur réaffirmer que je suis à leur disposition si je peux les aider !
Se souvenir de ce 27 juillet 1944, à Saint-Agnan-en-Vercors, de cette attaque des officiers et soldats nazis sur l’hôpital du maquis.
Se souvenir de cette trentaine de blessés qui étaient là, de ces médecins, soignants de fortune, réfugiés dans la grotte de la Luire, tués de sang-froid, dans un des épisodes les plus dramatiques de la fin du maquis du Vercors.
Dans cette grotte, dans la peur, alors que le monde tout entier, de la France Vichyste à l’occupant nazi, les recherchaient.
Ils et elles étaient là, pourtant.
Se souvenir alors de ce petit mot, “pourtant”. Malgré les discours de haine et de division que propageait la propagande de Vichy, malgré les divisions entre les français, la défiance érigée en politique d’État, malgré les appels à la délation, à la collaboration. Malgré tout ce qui se disait, sur des soi-disant ennemis de l’intérieur, sur des terroristes résistants qui menaçaient alors un état de droit malléable au gré des injonctions populistes. Malgré la peur, malgré la faim, malgré tous les risques que prenaient les résistants et celles et ceux qui les aidaient ici sur le plateau, ils et elles étaient là, pourtant.
Malgré tout cela, malgré le fracas du monde, malgré les guerres, les massacres, la haine et les fausses informations qui s’instillent dans nos vies, malgré les murs que certains essaient de construire entre nous, malgré la mémoire qui s’érode : 81 ans plus tard, nous sommes là, pourtant. Et c’est sans nul doute la plus belle chose que nous avons à faire.”
Après cette cérémonie lourde d’histoire, d’horreurs et de mémoire, comme nous en célébrons tant en Drôme, comme le courage des Résistants nous y oblige, nous avons échangé sur le quotidien, partagé les peines et les projets, avec les villageois-es, les élu-es et les porteurs de mémoire dans un petit pot en mairie. Merci beaucoup et que vive la Résistance !
Je suis ensuite passée rencontrer les gérants du Bistrot de Saint-Agnan dont on m’avait dit beaucoup de bien.
A votre avis, comment réussir à s’approvisionner avec d’excellents produits, à des prix raisonnables et sans faire des centaines de kilomètres quand on tient un restaurant au milieu du Vercors ?
Léa et Titouan ont trouvé une solution simple : les producteurs locaux du plateau du Vercors !
Ils ont repris ce bistrot en 2022 après que la commune de Saint Agnanait racheté les murs, permettant de faire revivre le centre-bourg. J’étais ravie d’échanger avec eux sur la belle dynamique locale qui existe entre les producteurs et restaurateurs du Vercors. Un bel exemple de production et transformation en circuits courts qui donne de la vitalité à ce territoire montagnard.
Mardi matin, je me rendais à Livron pour rencontrer les acteurs du dispositif Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée (TZCLD) porté par la Communauté de Communes du Val de Drôme, qui a permis de faire naître l’Entreprise à But d’Emploi (EBE), un outil au service d’une politique publique plus large pour l’emploi portée par le territoire. En deux ans et demi, ce sont 74 salariés dont 67 issus de la privation d’emploi qui ont retrouvé ici un travail. Ils et elles ont 48 ans en moyenne, plus de 60% sont des femmes, un peu plus de 30% sont des travailleurs en situation de handicap.
En plus d’être pourvoyeuse d’emploi, l’EBE, c’est une palette d’activités économiques, écologiques, et au service du territoire. Un jardin pédagogique dans la maison de retraite, une ressourcerie, un atelier de couture pour donner une seconde vie aux ceintures de sécurité de la casse automobile GPA en faisant des sacs, un atelier qui travaille sur le réemploi du textile, et une activité de logistique à vélo. Répondant à un besoin du territoire, non pourvues par les acteurs économiques, créées par et pour des personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps, ces activités constituent un véritable cercle vertueux.
Pour chaque personne recrutée ici, remettre le pied à l’emploi, au-delà du salaire, c’est retrouver de la dignité, du sens à la vie, déployer de nouvelles compétences, partager ses propres compétences avec d’autres, sortir de son isolement. Toutes ces choses là, il est difficile d’en estimer la valeur. Ce qui est certain, c’est que les effets positifs du retour à l’emploi sont nombreuses, et que les effets invisibles d’un tel dispositif le sont également. Il y a quelques semaines, si vous vous en souvenez, je défendais à l’Assemblée la pérennisation du dispositif national “Territoires Zéro Chômeurs de Longue Durée” : rencontrer les acteurs du dispositif ici dans le Val de Drôme ne fait que confirmer mon engagement à les soutenir, travailleurs et travailleuses, directrice, Président, et élu-es du territoire. Merci infiniment pour leur accueil !
Samedi, enfin, j’aurai le plaisir d’inaugurer le festival Arts et Vignes à Châtillon-en-Diois Il s’agit du 30ième anniversaire de ce festival qui met à l’honneur les vins de l’AOC Châtillon en Diois et des artistes vénus du monde entier. J’aurai grand plaisir à vous y retrouver !
C’est aussi, le dernier journal de bord que je vous envoie avant une petite pause estivale. Mon équipe sera entièrement en vacances jusqu’au 24 août, afin de se reposer d’une année très chargée. Pour ma part, je serai présente à Châtillon-en-Diois ce samedi,
à Chabrillan ce dimanche,
à Poyols et à Saint-Martin-en-Vercors ce samedi 9 août,
à Taulignan, Lachau, Le Pègue et Buis-les-Baronnies
le 15 août, Allex et Pontaix
le 16 août, et Mirabel-et-Blacons
le 28 août, et nous nous croiserons sans nul doute en haut de nos montagnes ou sur nos délicieux marchés en cours d’été, même si j’ai besoin également de me reposer un peu, avant une rentrée qui s’annonce haute en combats.
Je vous souhaite à toutes et tous de profiter pleinement de ce mois d’août, de prendre soin de vous et de ceux qui vous sont chers. J’ai hâte de vous revoir et de passer une année encore à vos côtés.