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Qu’est-ce que l’écologie personnelle ?

 

Dans la vision de l’écologie, l’écologie personnelle est un des piliers fondamentaux de l’Ecologie et à notre sens le premier que nous devons apprendre à apprivoiser avant de changer notre mode de vie.

Notre système sociétal et économique dont l’aspect délétère pour les vivants n’est plus à prouver, se nourrit des failles et du mal-être à l’échelle de l’individu.

Le développement exponentiel des addictions, des burn-out, des dépressions et de la violence, en est une puissante illustration.

Quand on a  commencé les transitions, nous n’imaginions pas toutes les découvertes et les expérimentations que j’allais faire en m’impliquant dans l’écologie à travers toutes ses facettes.

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Comprendre les plans de l’écologie personnelle

Pour bien appréhender l’écologie personnelle, il est fondamental de reconnaître les différents plans avec lesquels nous interagissons. On en dénombre sept :

  • Le plan physique : Il s’agit de nos interactions directes avec ce qui nous entoure, notre corps et le monde matériel.
  • Le plan mental : C’est le plan de la pensée, une partie de notre monde intérieur, celui qui est lié à la raison : l’esprit. Très sollicité voire sur-sollicité par la vie moderne.
  • Le plan émotionnel : C’est le plan émotionnel, la deuxième composante de notre monde intérieur, là ou nous ressentons et gérons nos émotions, souvent mises à rude épreuve par les contraintes sociales.
  • Le plan énergétique : Un plan moins tangible mais dont nous ressentons les effets et qui influence notre vitalité.
  • Le plan socio-culturel : C’est le plan de nos relations avec les autres, nos interactions culturelles et notre place dans la société.
  • Le plan environnemental : C’est plan de tout ce qui concerne le climat, les saisons, les changements environnementaux et notre relation avec la nature.
  • Le plan spirituel : C’est le plan le plus intime mais aussi le plus large car il concerne le questionnement de notre lien avec tout ce qui est plus grand que nous, le sens de sa vie.
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Maintenant que nous avons une vision claire des différents plans de notre existence, explorons les quatre piliers essentiels pour agir concrètement sur notre écologie personnelle.

  1. Prendre soin de son corps : Ce pilier fondamental englobe une alimentation saine, une activité physique régulière, un repos suffisant et une connexion à la nature.
  2. Cultiver son équilibre mental et émotionnel : Il s’agit d’identifier et d’exprimer ses émotions, de comprendre leur lien avec nos pensées, de développer la bienveillance et la gratitude, et d’entretenir des relations saines.
  3. Nourrir son esprit : Ce pilier encourage l’apprentissage, le dépassement de soi, la recherche de nouvelles informations, la méditation, la lecture et l’expression de la créativité. Ces activités permettent de mieux se connaître, de développer l’amour de soi et de remettre en question nos croyances.
  4. Se reconnecter à ses valeurs et au sens de la vie : Cela passe par une connexion à quelque chose de plus grand que soi, l’exploration de sa créativité pour exprimer son être profond et la pratique de la gratitude pour comprendre le sens de son existence.

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« L’association Ecologie au Quotidien contribue depuis 24 ans à construire et à fournir les bases pour un alignement « esprit, cœur et corps ».

 Il s’agissait de pouvoir aligner ses convictions et ses actions pour trouver du sens en respectant 2 grandes valeurs fondamentales à mes yeux et qui définissent pour moi la notion d’écologie : respecter et prendre soin.

Nous sommes partie intégrante de la Nature, de ce « tout » qui constitue l’écosystème de cette planète ; prendre soin de la Nature, c’est également prendre soin de soi et des autres.

Mais cet alignement n’est possible que si on a appris à se connaître. Si on sait sur quelles forces s’appuyer, si on connaît les valeurs qui nous portent et nous motivent, si on s’aime suffisamment pour avancer avec bienveillance dans le respect de soi.

Il s’agit donc de prendre en compte sa propre “écologie : c’est ce que j’appelle l’écologie intérieure – ou écologie personnelle.

Ils et elles ont compris très tôt, les concordances entre  transformation personnelle et transformation sociales et du monde vivant ainsi que la nécessité de sortir de la domination sur la nature. C’est un des trépieds ( A coté de l’écologie environnementale et l’écologie sociale ) de l’association Écologie au Quotidien, conceptualisé, adapté et pratiqué depuis 25 ans en Biovallée de la Drôme. Cette triarticulation est inspirée de « Les trois écologies de Félix Guattari »*

En hiver 2021-2022 on commence à relier les 3 Ecologies en visitant de nombreux festivals : Mont St Michel,  Hauswald, Caminando, Génépi, etc…. Quelques ouvrages  inspirants donnent le LA : Pour une écologie intérieure-Renouer avec le sauvage de Marie Romanens. Comment rester écolo sans finir dépressif de Laura Noualhat.  Le Pire n’est pas certain de Virginie Raisson.  L’Hypothèse K, d’Aurélien Barrau.  Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi. L’écologie spirituelle – histoire d’une révolution tranquille de Leslie E. Sponsel.  Pour une écologie spirituelle : la terre, l’âme, la société, une nouvelle trinité pour notre temps de Satish Kumar. Les chemins du sacré de Frédéric Lenoir. Ecopsychologie- éco concept : retrouver notre lien avec la terre de Michel Maxime Egger. L’intelligence collective : co-créons en conscience le monde de demain de Christine Marsan. Ecologie, spiritualité, la rencontre des sages visionnaires au chevet de la planète : actes du forum au Domaine d’Avalon en Savoie  de Kristof-Lardet.  Changeons de voie : les leçons du coronavirus d’Edgar Morin.  Vivre avec nos morts : petit traité de consolation de Delphine Horvilleur. De mère à fille, de fille à mère – Transmettre un féminin libre et éclairé de Monique Grande. La puissance du féminin de Camille Sfez. Quand les femmes pensent le monde – Avec audace et sensibilité de Monique Grande. Ecopsychologie et rituels pour la Terre de  Joanna Macy et Molly Young Brown. Ce que les peuples racines ont à nous dire- De la santé des hommes et de la santé du monde livre de Frederika Van Ingen.  L’âme de la nature de Rupert Sheldrake. Nature et spiritualitélivre de Jean-Marie Pelt. Nature vivante et âme pacifiée de Mohammed Taleb. L’Homme-planète- La désintégration créative  de la société industrielle de Théodore Roszak.  Sagesse sauvage, Cheminer au rythme de la Terre de Maeva Morin. MCD

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*Rappel et fidélité : https://mediascitoyens-diois.info/2023/11/retour-sur-les-trois-ecologies-de-felix-guattari/

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Une des premières motivations a été de réduire son empreinte écologique. Donc mesurer pour cibler les actions qui me permettaient de limiter mon impact.

« Je me suis engagée dans le zéro déchet, j’ai découvert le minimalisme, je suis devenue flexitarienne, je me suis mise au vélo et j’ai peu à peu appris à consommer autrement.

Au fil de mon évolution écologique j’ai rapidement compris que l’écologie était bien plus que des petits gestes.  Il s’agissait pour moi de pouvoir aligner mes convictions et mes actions pour trouver du sens en respectant 2 grandes valeurs fondamentales à mes yeux et qui définissent pour moi la notion d’écologie : respecter et prendre soin ».

Nous sommes partie intégrante de la Nature, de ce « tout » qui constitue l’écosystème de cette planète ; prendre soin de la Nature, c’est également prendre soin de soi et des autres.

Mais cet alignement n’est possible que si on a appris à se connaître, si on sait sur quelles forces s’appuyer, si on connaît les valeurs qui nous portent et nous motivent et si on s’aime suffisamment pour avancer avec bienveillance dans le respect de soi.

Il s’agit donc de prendre en compte sa propre “écologie : c’est ce que j’appelle l’écologie intérieure – ou écologie personnelle.

Notre planète intérieure a autant besoin de soins que notre belle planète bleue.

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Les signes d’un déséquilibre intérieur :

Lorsque tu n’es pas aligné.e avec toi-même tu génères des pollutions intérieures qui viennent compromettre ton écologie personnelle.

Ces pollutions se traduisent par :

  • Sensation de courir en permanence, de ne pas avoir de temps pour soi
  • Surconsommation alimentaire ou matérielle pour combler un vide intérieur
  • Surmenage, Épuisement, burn-out
  • Perte de sens dans nos activités, dans notre mode de vie
  • Difficultés à se concentrer
  • Sommeil insuffisant ou qui ne permet pas de se recharger les batteries
  • Un comportement guidé par nos peurs ou nos blessures
  • Des douleurs physiques récurrentes
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Harmonie intérieure :

L’harmonie intérieure passe par la cohérence corps/coeur/esprit. Une notion que j’ai découverte avec l’Ayurveda et que j’ai appris à cultiver de différentes manières.

Cet alignement passe par :

  • La connaissance de soi : ses valeurs, ses talents, ses forces, ses besoins
  • La manière dont on prend soin de soi (son corps, son corps, son esprit) : le temps que l’on s’accorde à soi-même, l’amour (et la bienveillance) que l’on se porte, le fait d’accepter qui l’on est dans tout ce qui nous constitue (nos qualités …facile ! Mais aussi nos défauts, nos blessures, nos émotions, nos limites), la place que l’on s’accorde à soi et vis-à-vis des autres
  • Une bonne relation à soi : en sachant apaiser ses pensées, penser positif, s’ouvrir à de nouveaux défis et gagner en confiance, savoir ce qui se passe en nous, ce que cela vient dire de nous et comment se libérer de ce qui nous empêche d’être nous-même

Tout cela facilite une meilleure relation aux autres, et permet de savoir communiquer de manière non-violente, exprimer ses besoins sans colère, avoir des échanges apaisés, faire preuve d’empathie, savoir dire NON avec douceur mais fermeté, partager, transmettre et inspirer.

Si tu es dans une démarche zéro déchet, tu as probablement entendu parler de la règle des 5R. C’est la règle magique qui permet de réduire efficacement ses déchets…

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L’écologie intérieure par la règle des Rs :

Elle consiste en l’application de 5 actions à prendre dans ce sens bien précis : REFUSER / RÉDUIRE / RÉUTILISER / RECYCLER / RENDRE A LA TERRE / RÉPARER.

Le zéro déchet va bien au-delà de la réduction des déchets ; cela peut devenir une vraie philosophie de vie qui peut aussi d’appliquer à d’autres domaines.

Ainsi, la règles des Rs est une invitation à un mode de vie qui se concentre sur l’essentiel. En ce sens, elle peut aussi être appliquée à l’écologie personnelle pour TE respecter et prendre soin de TOI.

Voilà comment appliquer la règle des 5R à ton écologie intérieure :

REFUSER

Ce qui ne te convient pas ou plus : les activités, les relations, les façons de faire (et même les façons d’être).
Libère-toi de tes blessures et lâche prise sur ce qui ne dépend pas de toi.
Observe-toi et écoute ton coeur : ce sera ton meilleur guide pour dire NON à ce qui n’est pas aligné avec toi.

REDUIRE

Ta sur-connection, ta sur-activité pour te recentrer sur ce qui est juste et important pour toi.
Privilégie la qualité à la quantité.
Apprends à ralentir et te ressourcer pour être mieux présente.
Tu y gagneras en efficacité et en sérénité.

REUTILISER

  • Concentre-toi sur ce qui marche bien pour toi et fais-le plus souvent !
  • Qu’est-ce qui te donne de l’énergie ?
  • Qu’est-ce qui te met en joie ?
  • Qu’est-ce qui fait que tu ne vois pas le temps passer (qui te met dans un contexte de « flow ») ?

Cela peut-être des personnes ou des activités. Cela peut aussi dépendre de la période, des cycles personnels et naturels,…
Observe-toi et notes chaque jour ce qui te fais du bien !
Tu pourras ainsi en prendre conscience et le refaire plus souvent !

RECYCLER

Apprends de tes blessures et de tes émotions inconfortables :
Qu’ont-elles à dire de toi ?
Quel message ont-elles à te porter ?

Et fais de chaque difficulté que tu rencontres, chaque épreuve que tu traverses une opportunité. « Tout ce qui arrive est là pour nous apprendre quelque chose »

RENDRE A LA TERRE

Plutôt que rendre je dirais « RECONNEXION » à la Terre et à la Nature.

Pratique l’ancrage, fais des câlins aux arbres, balade-toi en forêt en activant des 5 sens, émerveille-toi devant la beauté de la nature, apprécie chaque saison, connecte-toi aux lunaisons,….

Inspire-toi de la nature !

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Les clés de l’écologie intérieure :

Pour moi, l’écologie intérieure c’est cette vision holistique du bien-être que l’Ayurveda m’a inspirée ; c’est un alignement corps/cœur/esprit harmonieux et authentique guidé par le cœur.

Laissez moi vous partager 3 clés indispensables à mes yeux pour cultiver son écologie intérieure :

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 Se connaître

Mon évolution écologique a été précédée d’une longue période de développement personnel. Une période qui initialement me semblait déconnectée de cette transition écologique mais qui au final s’est avérée cruciale.

Pourquoi ?

Parceque lorsque l’on apprend à se connaître  :

  • On est porté par son « pourquoi » : ce qui nous fait nous lever le matin avec entrain et nous permet d’agir en gardant sa motivation sur la durée. Ne pas être animé par ce pourquoi c’est prendre le risque se décourager trop rapidement ou d’abandonner…
  • On a appris à identifier nos forces et nos faiblesses pour adapter les solutions à nos besoins et nos valeurs. On sait ce qui nous convient ou pas.
  • On apprend à écouter le message porté par nos émotions sans les refouler mais en les acceptant pleinement. Cela nous permet plus facilement de savoir où s’arrêter, d’ajuster ou de tempérer.

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Se respecter et se faire respecter

Une fois que l’on se connait bien, il est plus facile de savoir se respecter soi-même et de se faire respecter par les autres.

C’est essentiel pour avancer sereinement dans un projet quel qu’il soit afin de ne pas agir sous la contrainte, en force, ou pour « faire plaisir »….sans quoi notre corps se rappellera à nous d’une manière ou d’une autre (souvent après que nous ayons refoulé nos émotions au plus profond de nous) pour nous informer que nous prenons la mauvaise direction. Et là c’est en général qu’on a bien dépassé la « ligne rouge » !

A ce stade il s’agit donc de :

  • Savoir exprimer ses limites et ses besoins avec douceur dans le respect de soi et des autres (la communication non violente peut être un bon soutien sur cette étape)
  • Dire non à ce qui ne nous convient pas. Ce qui nécessite bien sûr savoir ce qui nous convient ou pas …ce qui n’est pas toujours évident lorsque l’on est habitué à être tourné vers les autres (d’où l’étape de connaissance de soi)
  • S’accepter de manière inconditionnelle en s’acceptant entièrement tel que l’on est et en apprenant à être bienveillant avec soi… c’est aussi un bon moyen pour se défaire d’un perfectionnisme excessif et toxique. S’aimer c’est aussi aimer se retrouver avec soi et trouver le bonheur en soi pour prendre ses responsabilités et vivre plus sereinement la relation à l’autre (si vous ne connaissez pas les 4 accords Toltèque je vous invite à les lire – ils ont été une vraie révélation pour moi dans mon rapport à l’autre)

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Une réconciliation entre la réflexion intellectuelle et les savoirs sensibles.

 Entre le pragmatisme et la poésie.

Entre l’individu et le collectif.

Entre la matière et la spiritualité.

Réfraction : une histoire sociale du Territoire (3/3)

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