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Henri Tachan, né Henri Tachdjian le 2 septembre 1939 à Moulins (Allier) et mort le 16 juillet 2023 à Aramon (Gard), est un auteur-compositeur-interprète français.

Relativement ignoré par une grande partie des médias dès le début de sa carrière dans les années 1960, ses chansons à texte sont généralement très critiques vis-à-vis de la société et de certains de ses travers, avec des thèmes comme l’antimilitarisme (Dans les orchestres militaires) ou le féminisme (Les Z’hommes, Ma femme).

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Moins médiatique que les autres chanteurs de son époque, Henri Tachan n’en est pas moins un « fin lettré » qui, comme Léo Ferré et tant d’autres, flirte avec Verlaine, Rimbaud et Baudelaire. Son goût musical pour Beethoven ou Schubert se ressent dans les sonorités de ses musiques à l’instar de sa chanson Mozart, Beethoven, Schubert et Rossini

Chanteur considéré comme « inclassable », ses chansons à l’humour noir bousculent le monde du spectacle et dénoncent une vision de la « connerie » et de la « bien-pensance » hypocrite. Les thèmes qu’il aborde sont ceux des auteurs de ces années-là : l’armée, le clergé, les bourgeois, les médias et tant d’autres sont ainsi passés au crible de la rébellion de cette époque, tout en restant d’actualité, lui offrant également un qualificatif de chanteur engagé, sinon « enragé ». Lui-même se qualifiait « d’artiste dégagé » en reprenant une formule de la chanteuse Anne Sylvestre. D’autres chansons abordent des thèmes plus tendres, passant de ses coups de gueule à ses coups de cœur.

Henri Tachan est très souvent absent des médias traditionnels. La télévision l’ignore, certaines radios diffusent encore ses chansons mais restent très minoritaires dans l’ensemble. Lors d’une interview que lui accorde le journal Le Monde en juillet 2002, il déclare : « J’ai commencé sous de Gaulle, continué sous Pompidou, perduré sous Giscard, et sous Mitterrand j’ai été ignoré. C’était chouette, finalement, la censure ; t’avais un ennemi. Aujourd’hui je ne sais à qui m’adresser. Les multinationales ? Big Brother ? »

Selon Gil Pressnitzer, Henri Tachan lutte contre une certaine forme de « beaufitude », à l’instar du dessinateur et caricaturiste Cabu qu’il a rencontré lors de ses passages à la rédaction du journal Charlie Hebdo ; ce dernier participera, par ailleurs, à l’élaboration d’un coffret de recueil de textes de ses chansons grâce à l’apport de nombreuses illustrations (avec d’autres artistes de la rédaction) publié par Dargaud

 

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