Cécilia relance le labour des vignes avec des chevaux de trait

Publié le17/08/2025
Cécilia Briat a remis le labour avec des chevaux de trait au goût du jour. Elle s’adapte à ces animaux, ce sont eux qui donnent le rythme dans les vignes escarpées de saint-Joseph
Entre les rangs des vignes de Saint Joseph, le duo enchaîne les allers-retours. En tête, Kiruna, une jument comtoise de 700 kilos, et derrière Cécilia Briat, la meneuse laboureuse. Des gestes ancestraux du travail de labour. Disparu avec la mécanisation de l’agriculture, le cheval de trait fait désormais son retour dans les vignes. « Le cheval parvient mieux à travailler que le tracteur quand il y a du dévers. On travaille vraiment rang par rang sur les parcelles » explique la jeune femme, tout en dirigeant son cheval de trait le long du vignoble à Chuyer, dans la Loire.
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Depuis trois ans, Cécilia Briat, 31 ans, s’est lancée dans cette pratique traditionnelle après avoir été ouvrière viticole de longues années. Elle propose ses services aux viticulteurs et vit de cette activité. Un labour plus doux pour les sols et adapté aux vignes escarpées. À la différence du tracteur, ce sont les chevaux qui donnent la cadence.
Il faut absolument être à leur rythme, à leur écoute, c’est la base du métier. Ce sont mes coéquipiers, mes amis, je leur parle toute la journée. Il y a une vraie relation, sinon ça ne pourrait pas fonctionner
Cécilia Briat, meneuse-laboureuse.
« La patience est le maître-mot »
Le travail commence tôt le matin en été, dès cinq heures. « Je travaille avec deux chevaux, j’alterne s’il y a beaucoup de pentes pour les laisser souffler. Il faut les ménager au mieux et les respecter, car sans eux, on ne peut pas travailler. La patience est le maître mot » confie Cécilia.
Alors, quand la chaleur devient trop forte, il est temps pour les chevaux de rentrer. Le retour au pré se fait en compagnie de Dominique, le père de Cécilia. Cet ancien maréchal-ferrant et forgeron a toujours eu des chevaux dans sa vie. « Je suis née là-dedans, mon père avait des chevaux, dès que j’ai su marcher, j’étais avec. Le travail du sol avec un cheval n’a rien à voir avec le travail mécanisé, le sol est beaucoup plus assoupli, on travaille plus précisément » raconte-t-il.
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Publié le17/08/2025
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