Après deux ans presque exclusivement consacrés à la conduite de la guerre au Proche-Orient, on reparle enfin de paix et c’est une très heureuse nouvelle. Les otages sont enfin libérés, certains prisonniers palestiniens reviennent chez eux et les bombardements israéliens devraient cesser sur Gaza.

Le plan Trump, qui succède au cessez-le-feu obtenu en janvier 2025, s’est imposé à l’agenda des décideurs régionaux, peu après l’initiative franco-saoudienne de reconnaissance de l’État de Palestine. À ce plan, il faut ajouter celui de Tony Blair pour Gaza, élaboré en étroite collaboration avec Trump, son gendre Jared Kushner, son envoyé au Moyen-Orient Steven Witkoff, et probablement les Émiriens et les Saoudiens.

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Lors de son discours à la Knesset, Donald Trump a multiplié les déclarations tonitruantes : son accord était un « triomphe incroyable pour Israël et pour le monde », « la fin d’un long cauchemar », « l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient ».

Faut-il y croire ? Malheureusement non, et de hauts diplomates du Golfe que j’ai rencontrés très récemment n’y croient pas non plus.

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Rien de tout cela n’aura lieu.