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Déforestation : l’UE n’inscrira que quatre pays sur sa liste noire

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Dans le cadre du règlement européen sur la déforestation, l’UE prévoit d’inscrire seulement quatre pays sur sa liste noire des États à haut risque de déforestation, épargnant les grands exportateurs de matières premières comme le Brésil.

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Agriculture & Alimentation
Sofia Sanchez Manzanaro
EURACTIV.com
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A soldier of the Kachin Independence Army (KIA) looks at an
Cette évaluation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du règlement européen sur la déforestation (EUDR), qui classe les pays selon trois catégories de risque : élevé, standard ou faible.
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L’Union européenne prévoit d’inscrire seulement quatre pays sur sa liste noire des États à haut risque de déforestation, épargnant ainsi les grands exportateurs de matières premières comme le Brésil et l’Indonésie, selon des sources diplomatiques. Cette liste s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement européen sur la déforestation attendu depuis longtemps.

D’après trois diplomates européens, les pays classés comme présentant un risque « élevé » de déforestation seraient la Biélorussie, la Corée du Nord, le Myanmar et la Russie. Le document a été discuté dans le plus grand secret ces dernières semaines, notamment lors d’une réunion le 30 avril, et a été approuvé lundi 13 mai à l’unanimité des États membres.

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Cette évaluation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du règlement européen sur la déforestation (EUDR), qui classe les pays selon trois catégories de risque : élevé, standard ou faible.

La catégorie attribuée à chaque pays détermine l’intensité des obligations de vigilance requises pour les entreprises important des produits agricoles clés comme le cacao, le café, le soja, l’huile de palme ou encore le bœuf – et donc le degré de contrôle appliqué.

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La classification, fruit de près de deux ans de travail, a déjà suscité une certaine inquiétude chez les grands exportateurs, comme le Brésil, la Malaisie et l’Indonésie, qui ont exercé de fortes pressions pour ne pas figurer sur la liste.

Dans des documents publiés l’année dernière, la Commission européenne avait lancé l’idée de ne cibler que les pays déjà soumis à des sanctions de l’UE ou de l’ONU, une position qu’elle semble avoir maintenue.

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Le choix de cette orientation pourrait décevoir les ONG environnementales. En janvier, quarante d’entre elles avaient demandé à la Commission de fonder son évaluation sur des critères objectifs liés aux atteintes à l’environnement et aux droits humains, et non sur le critère des sanctions.

La Commission européenne a refusé de commenter les pays susceptibles d’être inclus dans la liste, qui devrait être officiellement dévoilée en juin.

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Agriculture & Alimentation
Sofia Sanchez Manzanaro
EURACTIV.com

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