L’ADEME en danger

ADEME : l’agence de la transition écologique joue son avenir dans une réforme explosive…
.
L’avenir de ADEME se joue aujourd’hui. Le projet de loi « visant à renforcer l’État local », examiné ce 7 mai par le Conseil d’État, prévoit une profonde réorganisation territoriale de l’Agence de la transition écologique. Derrière un objectif affiché de « simplification » et de « renforcement des synergies » entre services de l’État, syndicats, ONG et personnalités de la société civile dénoncent un démantèlement progressif de l’un des principaux opérateurs publics de la transition écologique.
Depuis plusieurs semaines, l’inquiétude monte dans les rangs de l’agence. Le point de crispation se concentre sur l’article 7 du texte gouvernemental, révélé mi-avril par les médias . Cet article prévoit l’intégration des directions régionales de l’Ademe au sein des Dreal — les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement — placées sous l’autorité des préfets. En parallèle, le texte autoriserait la « mise à disposition d’office » de certains personnels pour une durée de trois ans renouvelable, autrement dit des mutations imposées sans consentement.
.
En France, un projet de loi « visant à renforcer l’État local », dont la présentation en Conseil des ministres est attendue à la mi-mai 2026, prévoit dans son article 7 d’intégrer les directions régionales de l’ADEME au sein des DREAL, placées sous l’autorité des préfets. Cette tutelle signerait la fin de l’indépendance opérationnelle de l’agence sur les territoires. Cette agence, dans sa structure actuelle, a grandement contribué à faire progresser la transition énergétique. Ses informations claires, fiables et partagées permettent de débattre sur le fond de ces sujets. Il en va de même des aides distribuées. Il est donc essentiel de conserver cette agence telle qu’elle est aujourd’hui, et donc de ne pas diluer les délégations régionales dans les services préfectoraux. Si le projet de loi (sur la décentralisation) va à son terme, les préfectures seront inefficaces car leur raison d’être est fondamentalement différente de celle de l’ADEME.
Pour les filières , entreprises et associations cette réforme n’est pas abstraite. L’ADEME est un partenaire incontournable : elle instruit les dossiers du Fonds Chaleur, accompagne les projets de chaufferies, soutient les collectivités et les entreprises dans leur transition énergétique. C’est précisément parce que ses équipes régionales disposent d’une expertise technique spécialisée et indépendante qu’elles sont efficaces. Fondre ces missions dans une logique préfectorale, c’est prendre le risque de les diluer et de ralentir durablement le déploiement des énergies renouvelables sur les territoires. Laissons cet atout à la transition énergétique en France !
Le calendrier est serré et la fenêtre pour peser sur le débat public est étroite.
Une pétition a été déposée sur la plateforme officielle de l’Assemblée nationale pour s’opposer à cette réforme. Nous vous invitons à la signer et à la partager largement autour de vous : petitions.assemblee-