Les métamorphoses des vulnérabilités
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Charité, solidarité, action sociale, bientraitance, les métamorphoses des vulnérabilités sanitaires et sociales du XIXe siècle à nos jours.
Du militantisme au bénévolat: une brève histoire des mutations contemporaines de l’engagement associatif en France…
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Introduction
Le bénévolat occupe aujourd’hui une place essentielle dans le fonctionnement de la société française. Présent dans les domaines du sport, de l’action sociale, de l’aide humanitaire, de la culture, de l’environnement ou encore de la défense des droits, il constitue l’un des principaux vecteurs de solidarité et de participation citoyenne. Pourtant, derrière cette actualité, se cache une histoire longue et complexe, étroitement liée aux transformations politiques, économiques et sociales de la France. Ce texte produit à partir d’une présentation consacrée au bénévolat1, propose une réflexion socio-historique qui permet de comprendre comment les formes d’engagement ont évolué, depuis les pratiques anciennes d’entraide jusqu’aux formes contemporaines de participation associative.
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Le bénévolat, une réalité sociale.
Le bénévolat représente aujourd’hui un phénomène social massif. Les dernières enquêtes réalisées par le réseau Recherche et Solidarités entre 2023 (chiffres 2022) et 2026 (chiffres 2025) mettent en évidence les principales caractéristiques de l’engagement bénévole en France. Les données disponibles montrent une reprise progressive après le choc du Covid-19. En 2022, le bénévolat associatif était tombé à environ 20 % des Français. L’année 2023 marque le début du rebond avec 22,8 % de bénévoles associatifs . En 2024, le seuil des 12,5 millions de bénévoles est atteint , puis environ 13 à 13,5 millions en 20262.
| Année | % de bénévoles en association | Estimation du nombre de bénévoles | Bénévoles réguliers / hebdomadaires |
| 2023 | 22,8 % | ≈ 12 millions | ≈ 5 millions chaque semaine |
| 2024 | 24 % | 12,5 millions | 5,5 millions chaque semaine |
| 2025 | ≈ 24-25 % | ≈ 13 millions | ≈ 6 millions réguliers hebdomadaires |
| 2026 | 25 % | 13 à 13,5 millions | 5 à 5,2 millions chaque semain |
Cette progression reste toutefois modérée : entre 2023 et 2026, le gain réel est d’environ 1 à 1,5 million de bénévoles. Les enquêtes parlent donc davantage d’une reconstitution du tissu bénévole que d’une explosion de l’engagement.
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Environ 13 millions de personnes seraient donc engagées bénévolement en France pour près de 1,3 million d’associations. Cela correspond à près d’un quart de la population française âgée de plus de quinze ans. Le volume d’activité produit par cet engagement représente environ 587 000 équivalents temps plein, pour une valeur économique estimée entre 1 et 2 % du PIB. Ces chiffres montrent que le bénévolat ne constitue pas une activité marginale ou secondaire. Il participe directement au fonctionnement de nombreux secteurs de la société. Le domaine sportif concentre environ un tiers des heures bénévoles, mais l’action sociale, humanitaire et caritative occupe également une place importante. Derrière ces statistiques se dessine une réalité plus profonde : celle d’une société où une part importante des solidarités repose sur l’engagement volontaire des citoyens.
Le bénévolat apparaît ainsi comme un complément essentiel de l’action publique. Dans certains domaines, il contribue même à compenser les limites ou les insuffisances des politiques sociales. Cette situation est particulièrement visible lors des crises économiques, sanitaires ou climatiques, où les associations deviennent souvent des acteurs de première ligne.
Au plan européen, on constate que la part des personnes de 16 ans ou plus ayant une activité formelle est plus importante dans les pays du nord de l’Europe par rapport à l’Europe du sud. Cette différence peut être trompeuse, dans la mesure où les solidarités familiales sont sans doute plus à même de jouer dans les pays concernés.
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Le bénévolat: une notion polymorphe et ambiguë
La notion de bénévolat est relativement récente. Le tableau ci-dessous met en évidence la corrélation entre la fréquence d’occurence du mot dans la base de données google books et l’évolution du taux de chômage.
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Malgré son importance sociale, le bénévolat ne possède pas en France de véritable définition juridique stable. Les textes législatifs utilisent fréquemment le terme sans lui donner un cadre précis. La définition la plus couramment retenue demeure celle du Conseil économique et social de 1989 : le bénévole est celui « qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial ». Une formulation plus récente du CESE, en 2022, insiste également sur la notion d’intérêt collectif:3
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“Le bénévolat est l’action de la personne qui s’engage librement, sur son temps personnel, pour mener une action non rémunérée en direction d’autrui, ou au bénéfice d’une cause ou d’un intérêt collectif”.
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Cette absence de statut juridique spécifique semble traduire la difficulté de définir une activité fondée avant tout sur la liberté de l’engagement. Le bénévole n’est ni salarié, ni totalement extérieur à l’organisation associative. Il agit dans un espace intermédiaire, où se mêlent responsabilité, don de soi, utilité sociale et engagement personnel. En fait, cette l’ambiguïté du statut relève un espace intermédiaire entre liberté et subordination: “La limite du contrat de travail, c’est le bénévolat. Le droit du travail ne peut pas absorber un engagement libre. En effet miroir, la limite du bénévolat, c’est le contrat de travail : la générosité ne peut pas masquer une subordination ou une dépendance économique4” Force est de constater que ce miroir à deux faces est souvent un miroir sans tain. le bénévolat véritable repose sur la liberté, l’autonomie et le désintéressement, tandis que l’activité professionnelle se caractérise avant tout par l’existence d’une organisation et d’une subordination, même sans rémunération directe. La qualification juridique dépend donc moins des déclarations des parties ou du statut associatif que des conditions concrètes d’exercice de l’activité, de son utilité économique, et du degré d’intégration dans une organisation de travail5 .
Cette question du statut demeure d’ailleurs au cœur des débats contemporains. Faut-il reconnaître juridiquement le bénévolat ? Comment valoriser le temps consacré aux associations ? Peut-on reconnaître des compétences acquises dans l’engagement bénévole ? Ces interrogations montrent que le bénévolat tend progressivement à être considéré comme une activité socialement utile à part entière
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Aux origines de l’entraide collective
Si le mot « bénévolat » est relativement récent, les pratiques d’entraide sont beaucoup plus anciennes. Les sociétés humaines ont toujours développé des formes de solidarité collective. Des associations ouvrières existaient en Egypte ancienne. De même, les “hétairies” de la Grèce antique ou les “collegia” romaines peuvent être considérer comme des archétypes du bénévolat associatif. Au Moyen Âge, les confréries charitables, les corporations professionnelles ou les communautés paroissiales jouent un rôle important dans l’assistance aux pauvres, aux malades ou aux voyageurs. Ces formes d’entraide sont alors profondément liées à la religion, à l’appartenance communautaire et aux solidarités locales.
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L’histoire du bénévolat est donc inséparable de celle de la liberté d’association. Or cette liberté n’a jamais été totalement acquise. La Révolution française marque un tournant décisif. Après une première reconnaissance du droit d’association, les autorités révolutionnaires craignent rapidement la reconstitution de corps intermédiaires susceptibles de concurrencer l’État. La loi Le Chapelier de 1791 interdit ainsi les regroupements ouvriers et les associations défendant des intérêts collectifs.
Le XIXe siècle est marqué par une tension permanente entre contrôle et liberté associative. Le Premier Empire encadre strictement les associations. Progressivement cependant, les régimes politiques successifs accordent davantage de libertés : droit de réunion, reconnaissance des syndicats, autorisation des coopératives ouvrières. Cette évolution aboutit finalement à la loi de 1901 sur les associations, qui constitue encore aujourd’hui le fondement juridique du tissu associatif français.
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Charité, philanthropie et solidarité
L’histoire de l’engagement bénévole est également marquée par la coexistence de plusieurs modèles de solidarité. Pendant longtemps, les pratiques de charité reposent essentiellement sur une logique verticale : les catégories sociales favorisées viennent en aide aux pauvres ou aux exclus. Le sociologue Dan Ferrand-Bechmann évoque ainsi le bénévolat « d’une classe qui se penche sur l’autre6». Cette logique est particulièrement visible dans les œuvres philanthropiques du XIXe siècle. Dans le contexte de l’industrialisation, de l’urbanisation et de l’essor du paupérisme, les élites développent des œuvres de bienfaisance destinées à soulager la misère tout en maintenant l’ordre social. La pauvreté devient alors un objet central de préoccupation politique, morale et sanitaire.
Les représentations artistiques de l’époque témoignent de cette évolution. De nombreux tableaux évoquent des scènes de misère urbaine, d’assistance aux pauvres ou d’aide aux sans-abri, construisant ainsi une véritable iconographie de la misère sociale7. Ces images traduisent l’émergence progressive d’une sensibilité sociale nouvelle.
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Mais parallèlement à cette logique philanthropique se développent aussi des formes d’entraide horizontales. Les ouvriers, les mutuelles et les sociétés de secours mutuels organisent des systèmes de solidarité entre pairs. A la faveur de l’émergence du solidarisme de Léon Bourgeois8, il ne s’agit plus seulement d’aider les pauvres, mais de construire collectivement des protections face aux risques sociaux : maladie, chômage, vieillesse ou accident. Cette construction progressive aboutit, après le traumatisme de la seconde guerre mondiale à la mise en place de la Sécurité sociale.
Cette distinction entre charité descendante et solidarité entre égaux demeure encore aujourd’hui une clé importante pour comprendre les différentes formes d’engagement associatif.
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Du militantisme au bénévolat contemporain
Le XXe siècle introduit une transformation majeure : l’essor du militantisme. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses associations s’inscrivent dans des dynamiques politiques ou idéologiques. Le militant ne se contente pas d’aider ; il porte un projet global de transformation sociale. Les engagements syndicaux, politiques, confessionnels ou associatifs sont alors étroitement liés.
À partir des années 1970-1980, cette configuration évolue profondément. Plusieurs phénomènes se combinent : la montée du chômage sous l’effet des crises économiques, la professionnalisation du milieu associatif, l’accroissement des réglementations, la séparation progressive des fonction militantes, gestionnaires et sociales. Dans ce contexte, le terme de « bénévole » tend progressivement à remplacer celui de « militant ». L’engagement devient souvent plus ponctuel, plus individualisé et moins idéologique. Martine Barthélémy souligne ainsi que…
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Le bénévolat se pose comme action non contrainte, tournée vers autrui ou la communauté locale, avant d’être éventuellement adhésion à un groupe et/ou un projet social (( Martine Barthélémy, Associations: un nouvel âge de la participation? Presses de Sciences Po, 2000, p.167.)).
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Cette transformation reflète plus largement l’évolution des sociétés contemporaines. Les grands engagements collectifs structurés autour d’idéologies fortes tendent à s’effacer au profit d’actions plus concrètes, plus immédiates et plus centrées sur des causes précises.
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Les crises comme moteur de l’engagement
Le développement de l’usage du mot « bénévolat » semble corrélé aux grandes crises économiques et sociales contemporaines. Les courbes présentées montrent des progressions significatives lors des chocs pétroliers, des périodes de récession, de la crise financière de 2008 ou encore des années marquées par les attentats terroristes (voir plus haut). Cette évolution n’est pas surprenante. Les périodes de crise fragilisent les individus et renforcent les besoins de solidarité. Elles conduisent aussi à une redécouverte du rôle des associations dans l’aide alimentaire, l’accompagnement social, l’aide psychologique ou l’assistance aux personnes isolées.
Le bénévolat devient alors un indicateur des tensions sociales contemporaines. Son développement reflète à la fois l’existence de besoins croissants et la capacité de la société civile à produire des formes d’entraide collective.
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Le bénévolat comme « pouvoir d’agir »
L’un des aspects les plus intéressants concerne la dimension existentielle et démocratique du bénévolat. Les travaux de Saskia Weber Guisan, montrent que le bénévolat ne relève pas seulement de l’aide aux autres. Il constitue aussi une forme de « pouvoir d’agir »9. Le bénévolat apparaît aujourd’hui comme une réalité complexe, située à la frontière de plusieurs dimensions sociales, professionnelles et personnelles. Loin d’être uniquement une activité gratuite réalisée pour autrui, il peut aussi constituer un espace d’apprentissage, d’engagement citoyen et de construction de soi.
Travailler bénévolement peut d’abord représenter une forme de substitution à la vie professionnelle. Pour certaines personnes éloignées de l’emploi, le bénévolat permet de conserver un rythme d’activité, des responsabilités et des relations sociales comparables à celles du monde du travail. Il constitue parfois une manière de maintenir des compétences ou d’éviter l’isolement social. Dans certains cas, cette activité peut même prendre la forme d’un véritable test vocationnel : le bénévole expérimente un domaine d’activité, découvre un métier ou acquiert une expérience susceptible de déboucher ultérieurement sur une carrière professionnelle.
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Le bénévolat peut également prolonger la vie professionnelle. Certaines personnes choisissent d’exercer bénévolement des compétences acquises dans leur activité salariée, notamment après la retraite ou dans des périodes de transition. Il devient alors un espace de continuité identitaire et de valorisation de l’expérience. À l’inverse, il peut aussi servir de compensation à une vie professionnelle jugée peu motivante ou insuffisamment porteuse de sens. L’engagement associatif offre alors un espace d’utilité sociale, de créativité ou de reconnaissance que le travail salarié ne procure plus toujours.
Mais le bénévolat ne se réduit pas à une relation au travail. Il constitue aussi un lieu de participation démocratique. À travers les associations, les collectifs ou les actions solidaires, les bénévoles participent à la vie sociale, prennent part aux décisions, expérimentent des formes de coopération et contribuent au fonctionnement de la société civile. Le bénévolat devient ainsi un véritable laboratoire de la démocratie, où s’expriment des pratiques d’engagement, de solidarité et de citoyenneté active.
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L’engagement bénévole possède également une dimension plus personnelle et existentielle. Il peut être compris comme une forme d’actualisation de soi. En s’investissant dans une cause, dans une association ou dans une action collective, l’individu développe des compétences, affirme des valeurs et construit une image positive de lui-même. Le bénévolat permet souvent de donner un sens à son parcours personnel et de concrétiser un idéal. Il devient alors un espace de réflexion sur soi et d’accomplissement personnel.
Enfin, le bénévolat peut être interprété comme un don. Il repose sur une logique de gratuité, de disponibilité et de réciprocité symbolique. Même lorsqu’il ne donne lieu à aucune rémunération, il produit des formes de reconnaissance sociale, de liens humains et de satisfaction morale. Cette dimension du don contribue à expliquer pourquoi le bénévolat occupe une place importante dans les sociétés contemporaines, à la fois comme pratique sociale, comme expérience personnelle et comme forme d’engagement collectif.
Ces multiples dimensions expliquent sans doute pourquoi de nombreuses personnes engagées parlent du bénévolat comme d’une expérience profondément humaine et transformatrice.
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Les défis du bénévolat contemporain
Le bénévolat fait aujourd’hui face à plusieurs défis majeurs. Les associations constatent souvent une difficulté croissante à recruter des bénévoles prêts à s’engager durablement. Les formes d’engagement deviennent plus souples, plus temporaires, parfois plus fragmentées. Certains parlent ainsi de « bénévolat de butinage ». Parallèlement, la professionnalisation du secteur associatif rapproche parfois les modes d’organisation du monde du travail salarié. Les bénévoles doivent respecter des procédures, des règles administratives ou des obligations de formation de plus en plus importantes. Certains s’éloignent alors du milieu associatif car ils retrouvent des formes d’organisation et de gouvernance auxquelles ils souhaitaient échapper dans le cadre d’une action bénévole jugée moins contraignante. Enfin, de nouvelles formes de militantisme émergent autour de causes spécifiques : défense des migrants, écologie, bien-être animal, luttes environnementales ou mobilisations territoriales. Ces engagements montrent que le militantisme n’a pas disparu, mais qu’il prend désormais des formes différentes.
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Conclusion
L’histoire du bénévolat révèle finalement les profondes mutations des rapports entre solidarité, citoyenneté et engagement collectif. De la charité religieuse médiévale aux associations contemporaines, des sociétés de secours mutuels au bénévolat humanitaire, les formes d’engagement n’ont cessé d’évoluer en fonction des transformations économiques, sociales et politiques. Le bénévolat apparaît aujourd’hui comme un espace essentiel de cohésion sociale, mais aussi comme un révélateur des vulnérabilités contemporaines. À travers lui se jouent des questions fondamentales : le rapport aux autres, la reconnaissance sociale, la participation démocratique et la capacité de la société à produire du lien collectif. Dans un monde marqué par les crises, le vieillissement démographique, les inégalités sociales et les fragilités nouvelles, le bénévolat demeure ainsi l’un des principaux lieux où s’inventent concrètement les solidarités contemporaines.
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Notes :
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- Bénévole pourquoi pas? Manifestation organisée le 3 décembre 2024 par le Service Territorial Insertion (CD54) en partenariat avec l’association Imagine
- Données issues des rapports consultables sur le site du réseau Recherche et solidarités: https://recherches-solidarites.org/benevolat/ .
- Avis du CESE adopté en séance plénière le 28 juin 2022 https://www.lecese.fr/actualites/engagement-benevole-le-cese-adopte-son-avis
- voir https://www.associationmodeemploi.fr/article/salariat-et-benevolat-limiter-les-risques-juridiques.77778.
- Guichaoua, Hervé. (2013). La frontière entre l’activité professionnelle et le bénévolat. Le Droit Ouvrier, 777(4), 229-239. https://doi.org/10.3917/drou.777.0229, consulté le 27 mai.
- Dan Ferrand Bechmann, Le métier de bénévole, Anthropos, 2000.
- Jean-Marie Villela (18 novembre 2024). Peindre les marges au XIXe siècle : une iconographie de la misère. Sources à l’œuvre·s. Consulté le 27 mai 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/12pjp.
- Léon Bourgeois, Solidarité, Paris, Armand Colin, 1896.
- Saskia Weber Guisan. Engagement bénévole et développement du pouvoir d’agir. Éditions Interroger l’éducation, Genève, 2018.
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Jean-Marie Villela (30 mai 2026). Du militantisme au bénévolat: une brève histoire des mutations contemporaines de l’engagement associatif en France. Les métamorphoses des vulnérabilités. Consulté le 18 juin 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16a8t
Bonjour, je suis l’auteur de ce billet publié sur mon blog. Pouvez-vous me dire qui vous êtes et comment vous avez « récupéré » ce billet? Merci