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Dérèglement climatique : Vague de chaleur ou canicule : des températures extrêmes en France pendant plusieurs jours dès lundi 15 juin.

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La France commence à surchauffer

Après une nuit exceptionnellement chaude, où le thermomètre n’est pas redescendu sous les 20 °C dans certaines communes, la France transpire. La barre des 40 °C a été franchie par endroits ce jeudi, et le pic de cette vague de chaleur n’est attendu que dans quelques jours. Alors que 26 départements ont été placés par Météo-France en vigilance orange canicule ce jeudi, ils seront plus du double (53) vendredi. Conséquence de la chaleur, la SNCF a supprimé 71 trains Intercités qui devaient circuler de jeudi à lundi, des établissements scolaires renvoient les élèves chez eux l’après-midi et plusieurs communes annulent la Fête de la musique.

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Après l’épisode précoce de la fin mai, le pays va de nouveau devenir une fournaise, d’abord au Sud puis sur l’ensemble du territoire. A partir de mercredi, il fera plus chaud qu’à la fin du mois de mai mais il est encore trop tôt pour qualifier le phénomène.

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Arthur Louis
 14/06/2026
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A peine remise, la France s’apprête à souffrir de nouveau. L’ensemble de l’Hexagone va subir une flambée des températures pendant plusieurs jours dès ce lundi 15 juin. Alors que ces dernières heures, les valeurs ont déjà augmenté, dépassant les 30 degrés notamment dans le Sud-Ouest, la situation va s’étendre à tout le territoire et s’avérer pire que l’épisode de chaleur connu à la fin du mois de mai.

Lundi, «les plus fortes chaleurs concerneront le Sud-Ouest, avec des températures de l’ordre de 33 à 36 °C, anticipe Météo France sur son site, tandis que les températures minimales remonteront progressivement sur le Nord et le Nord-Est.» Mais c’est surtout à partir de mardi que le phénomène devrait s’intensifier et frapper également le Nord et l’Est jusqu’ici plutôt préservés.

Dès mercredi, les 30 degrés devraient ainsi être dépassés sur un axe allant de l’Aquitaine à la région Grand Est en passant par l’Île-de-France. Signe de cette montée en flèche, dès jeudi, la barre des 30 degrés sera atteinte partout au Nord, à l’exception des zones côtières ; celle des 35 degrés dans toute la moitié sud. Vendredi, personne en France ou presque ne pourra échapper à des niveaux d’au moins 35 degrés. Entre jeudi et samedi, les températures devraient ainsi, en deux jours seulement, progresser de 8 à 10 degrés au minimum.

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Canicule ou pas ?

Et cette situation ne concerne pas seulement les après-midi, période de la journée où le soleil tape le plus fort, comme le rappelle La Chaîne Météo, selon laquelle «les températures l’après-midi pourraient localement atteindre les 40 degrés et battre des records mensuels de chaleur dans plusieurs régions». Les nuits aussi, vont devenir difficiles à supporter. «Elles vont devenir plus chaudes sur une grande partie de la France, avec des minimales restant le plus souvent au-dessus de 15 °C, et parfois au-dessus de 20 °C», prévoit Météo France qui n’emploie pas encore le terme de canicule.

Pourtant le risque de voir ce nouvel épisode être qualifié comme tel «se confirme», selon l’agroclimatologue Serge Zaka dans un message sur X. La situation attendue coche en effet toutes les cases. Selon la définition de Météo France, la canicule désigne «un épisode de températures élevées de jour comme de nuit sur une période prolongée (au moins trois jours) qui est susceptible de constituer un risque sanitaire notamment pour les personnes fragiles ou surexposées». Les seuils de température et de durée varient en fonction des départements et des habitudes locales. A Toulouse par exemple, Météo France parle ainsi de canicule quand, pendant trois jours et trois nuits, les températures maximales dépassent 36 degrés et les minimales, 21 degrés.

Or, la date à laquelle survient cette montée du mercure devrait être déterminante : à mesure que l’on s’approche du solstice d’été, le jour le plus long du 21 juin, le temps d’ensoleillement peut atteindre jusqu’à seize heures en continu sur une seule journée. Dans le même temps, «les nuits sont beaucoup plus courtes et le rafraîchissement ne s’opère pas», résumait le météorologue Patrick Marlière dimanche sur France Info.

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Manque d’humidité

A cela s’ajoute le fait que les sols français sont plus secs que la normale après le récent épisode de chaleur précoce, qualifié d’«inédit, historique, et exceptionnel pour un mois de mai» par les climatologues de Météo France. Celui a en effet laissé des traces, alors que l’humidité des sols était proche de la normale à la mi-mai après un hiver particulièrement pluvieux. Résultat : ce manque d’humidité contribuera à la chaleur ambiante, car la sécheresse du sol favorise «l’échauffement de l’air», rappelle Serge Zaka.

Et si les journées commenceront à se raccourcir passé le solstice d’été, rien n’assure que l’épisode prendra fin après le week-end. Plusieurs scénarios anticipent bien une légère retombée à partir de la semaine suivante mais d’autres commencent à envisager la poursuite de la séquence au-delà. Pour se déterminer, les météorologues vont scruter l’évolution des nuages et surtout l’intensité des orages prévus les 20 et 21 juin au plus tôt, et dont l’effet rafraîchissant pourrait avoir raison de la vague de chaleur.

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Arthur Louis
 14/06/2026

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