Sélectionner une page

L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, militante des droits de l’homme, en grève de la faim

La lauréate du prix Sakharov de 2012 a arrêté de s’alimenter depuis plus de trois semaines pour attirer l’attention sur la situation des prisonniers politiques en Iran.

Nasrin Sotoudeh dans son burau de Téhéran, en novembre 2008.

Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne et militante pour les droits humains, mène une grève de la faim depuis sa cellule, en Iran. Condamnée, l’an dernier, à douze ans de prison pour son soutien à une femme arrêtée lors d’une manifestation contre l’imposition du port du voile aux Iraniennes, elle est depuis incarcérée dans la prison d’Evin, à Téhéran.

Lauréate, en 2012, du prix Sakharov décerné par le Parlement européen, elle complète sa quatrième semaine de grève de la faim pour attirer l’attention internationale sur le sort des prisonniers politiques dans son pays, détenus pour des motifs « invraisemblables ». A ses côtés figurent d’autres détenus politiques, dont la chercheuse française Fariba Adelkhah.

 

Par la voix de son mari, Reza Khandan, l’avocate a fait savoir qu’elle avait entamé sa démarche le 11 août pour obtenir la libération des prisonniers politiques, qui n’ont pas bénéficié de l’élargissement offert aux 85 000 détenus de droit commun libérés en raison de la pandémie.

« Elle n’a pas trouvé d’autre moyen que la grève de la faim et mettre sa vie en jeu pour plaider la libération de gens qui n’auraient jamais dû se retrouver en prison », a réagi Hadi Ghaemi, directeur exécutif du Centre pour les droits humains en Iran (CHRI), installé à New York.

« Répression sans précédent »

Il estime que l’Iran traverse une phase de « répression sans précédent », avec des milliers d’arrestations au cours des derniers mois pour des raisons politiques. Le pays a été visé par les sanctions internationales, puis par d’importantes manifestations contre la hausse des prix en novembre 2019. Des évènements qui ont entraîné une sévère répression.

L’ONG Amnesty International a publié, la semaine dernière, un rapport affirmant avoir recueilli le témoignage de 500 personnes, arrêtées après les manifestations et victimes de procédures judiciaires abusives. L’ONG affirme aussi qu’il y a eu une « épidémie » de tortures dans les prisons, notamment des simulacres de noyade et des agressions sexuelles.

Le mari de Nesrin Sotoudeh précise que sa santé devient préoccupante, s’affaiblissant à mesure qu’elle refuse les injections de la prison.

libérez Nasrin Sotoudeh

Plusieurs personnes ont été testées positives au COVID-19 dans des prisons d’Iran. Cela suscite de vives inquiétudes quant au sort des prisonniers et prisonnières dans le pays, notamment l’avocate spécialiste des droits humains et prisonnière d’opinion Nasrin Sotoudeh. Passez à l’action et demandez sa libération immédiate.

À la suite de deux procès manifestement iniques, Nasrin Sotoudeh, une éminente avocate iranienne spécialiste des droits humains, a été condamnée à 38 ans de réclusion et à 148 coups de fouet pour avoir défendu les droits des femmes et protesté contre la législation discriminatoire et dégradante qui impose le port du voile en Iran. Nasrin Sotoudeh consacre sa vie à lutter pacifiquement pour les droits humains.

Plusieurs cas confirmés de COVID-19 ont dernièrement été recensés dans des prisons iraniennes. Cela suscite de vives inquiétudes pour les prisonniers et prisonnières, comme Nasrin, qui pourraient contracter le virus. La population carcérale est particulièrement exposée car elle ne peut pas appliquer les mêmes mesures de distanciation sociale et d’hygiène que les personnes de l’extérieur.

Dans tout l’Iran, des prisonniers et prisonnières alertent sur le fait que les autorités ne protègent pas suffisamment la population carcérale contre la propagation du virus. Nombre d’entre eux et elles ont demandé aux responsables de s’attaquer aux problèmes de la surpopulation et du manque d’hygiène et d’installations sanitaires, qui les exposent à un risque accru de contracter le COVID-19. Certains prisonniers et prisonnières ont été privés de soins médicaux adaptés, ce qui les rend encore plus vulnérables en cas de contamination.

Nasrin est l’une des centaines de prisonniers et prisonnières d’opinion d’Iran. Personne ne devrait avoir à passer ne serait-ce qu’une seule journée en prison pour avoir exercé ses droits pacifiquement.

Appelez le guide suprême de l’Iran à faire libérer Nasrin Sotoudeh immédiatement et sans condition et annuler ses condamnations sans délai.

SIGNEZ LA PÉTITION

Vous allez recevoir un message automatique confirmant que vous avez signé cette pétition. Les informations que vous fournissez ne seront pas vendues, louées ni partagées avec des tiers, à l’exception des cas mentionnés dans notre politique de confidentialité.

MCD

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *