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Néonicotinoïdes: Nicolas Hulot appelle les députés à voter contre

Un appel qui intervient alors que l’examen du texte commence lundi 5 octobre à l’Assemblée
Nicolas Hulot photographié durant le « ChangeNOW Summit 2020 » à Paris au Grand Palais le 31 janvier 2020. 

Il monte au créneau. L’ancien ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot “appelle les députés à ne pas voter” le projet de loi controversé permettant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes pour préserver la filière betteraves, dont l’examen commence lundi 5 octobre à l’Assemblée.

“J’appelle les députés à ne pas voter cette loi. Prolonger l’usage des néonicotinoïdes pour la filière de la betterave, alors que leur interdiction a été votée en 2016, ce n’est pas une solution”, déclare-t-il dans un entretien au Journal du dimanche.

Le projet de loi prévoit le recours temporaire et encadré à ces insecticides néfastes pour les abeilles. Le gouvernement le justifie par la sauvegarde d’une filière qui emploie 46.000 personnes dont 25.000 agriculteurs. En effet, dans de nombreuses régions, les betteraves issues de semences non enrobées d’insecticide sont atteintes de “jaunisse”, en raison d’un puceron vert vecteur de la maladie qui affaiblit les plantes. Mais avec ce texte, le gouvernement est accusé de brouiller son message sur la transition écologique.

“Injonctions contradictoires”

Si “réautoriser les néonicotinoïdes n’est pas la solution”, Nicolas Hulot concède qu’“on ne peut pas laisser ce secteur (de la betterave, ndlr) au bord de la route.”

“Ma fondation a estimé les pertes pour cette année à 77 millions d’euros pour les betteraviers. Indemnisons-les en échange de la mise en place de pratiques: allongement des rotations, réintroduction des haies…”, dit-il. La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, qui avait elle-même porté en 2016 la loi interdisant ces insecticides, appuie désormais leur réautorisation ciblée.

“Je ne lui jette pas la pierre. J’ai été dans des situations identiques en ayant à gérer des injonctions contradictoires”, assure Nicolas Hulot, qui a été ministre de mai 2017 à septembre 2018 avant de démissionner avec fracas, estimant que les actions de l’exécutif étaient insuffisantes.

Par ailleurs, il juge que le parallèle entre les opposants à la 5G et les Amish fait par le président Emmanuel Macron n’était “pas utile”. “Au moment où l’Amazonie est en feu et où la banquise fond comme neige au soleil, un peu d’humilité ne ferait de mal à personne”, juge l’ancien animateur télé.

MCD

Le vin accélère sa transition grâce à la recherche

L’État soutient le projet Vitae : 3 millions d’euros sur 6 ans consacrés à la recherche pour cultiver les vignes de demain, sans pesticides et résilientes face au changement climatique.

Ces dernières années, le chemin parcouru et les efforts faits par les vignerons ont été considérables, avec une augmentation des surfaces cultivées en bio de 20% pour l’année 2018. La Drôme est d’ailleurs très en avance dans ce domaine : elle est le deuxième département français ayant la plus forte proportion de vignobles en bio !

C’est pour accélérer cette dynamique, monter en gamme et préserver la biodiversité de nos champs que l’État se mobilise, aux côtés de l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE).

Pour cultiver et protéger autrement, la science reste un de nos meilleurs alliés !

Retrouvez mon intervention de ce matin à 7h45 au « Coup de fil de l’Actu » de France Bleu Drôme Ardèche !

Et aussi :https://www.lcp.fr/programmes/emois-et-moi/celia-de-lavergne-5379

Célia de LavergneL’image contient peut-être : ciel, plein air et nature, texte qui dit ’Objectif o pesticides! Le jury international du PPR' "Cultiver et protéger autrement" sélectionne 10 premiers projets de recherche, qui doivent permettre des avancées décisives.’

3 Commentaires

  1. Medias Citoyens Diois

    Honte à eux ( les députés qui ont voté cette mesure écocidaire ) et très en colère
    Patricia Jousselin

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  2. Medias Citoyens Diois

    Quelle lâcheté et manque de courage et imagination ( pour ces députés qui ont voté ces substances mortelles ) .
    Le solution aux puceron et maladies est le diversité ,le replantation des haies ou agroforestrie.Tout est possible mais nous sommes en manque des politicians avec vision et courage .Dommage .
    Carl Sheard

    Réponse
  3. il y a quand même un problème de substitution, car l’impact neurotoxique des insecticides interdits néonicotinoïdes dont il s’agit, par ingestion ou inhalation, est plus modéré chez les mammifères, par rapport aux autres insecticides ; leur absence de sélectivité est certes nuisible aux insectes pollinisateurs, dont les abeilles mellifères, mais il n’y a pas d’abeilles sur les champs de betteraves … : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique-2/la-prevention-des-risques-professionnels-des-insecticides

    Réponse

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