QU’AVONS NOUS MANQUÉ, nous les intellectuels, scientifiques et vulgarisateurs de la fin du XXe siècle ?
QU’AVONS NOUS MANQUÉ, nous les intellectuels, scientifiques et vulgarisateurs de la fin du XXe siècle ?
Axel Kahn, né le 5 septembre 1944 au Petit-Pressigny (Indre-et-Loire), est un scientifique, médecin généticien et essayiste français. Directeur de recherche à l’Inserm et ancien directeur de l’Institut Cochin, il préside l’université Paris Descartes de 2007 à 2011 et est président de la Ligue nationale contre le cancer depuis juin 2019.
Il est surtout connu du grand public pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment le clonage et les OGM – en particulier dans le cadre de son travail au sein du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) de 1992 à 2004.
Ouvrages
- Société et révolution biologique : pour une éthique de la responsabilité, INRA éditions, Paris, 1996.
- La médecine du XXIe siècle : des gènes et des hommes, en collaboration avec Dominique Rousset, éditions Bayard presse, Paris, 1996
- Copies conformes, le clonage en question, en collaboration avec Fabrice Papillon, éditions Nil, Paris, 1998
- Les plantes transgéniques en agriculture, éditions John Libbey Eurotext, Paris, 1998
- Et l’homme dans tout ça ? : plaidoyer pour un humanisme moderne, éditions Nil, Paris, 2000
- L’avenir n’est pas écrit, par Albert Jacquard et Axel Kahn, éditions Bayard presse, Paris, 2001
- Raisonnable et humain, éditions Nil, Paris, 2004
- Bioéthique et liberté en collaboration avec Dominique Lecourt, Collection Quadrige/Essais PUF, Paris, 2004
- Doit-on légaliser l’euthanasie ? par André Comte-Sponville, Marie de Hennezel et Axel Kahn, éditions de l’Atelier, Paris, 2004
- Le secret de la salamandre : la médecine en quête d’immortalité, en collaboration avec Fabrice Papillon, éditions Nil, Paris, 2005
- Biotechnologies, progrès : histoire, développement, débats actuels, Les leçons inaugurales du Groupe ESA, 2005.
- Comme deux frères : mémoire et visions croisées en collaboration avec Jean-François Kahn, éditions Stock, Paris, 2006
- L’homme, ce roseau pensant… : essai sur les racines de la nature humaine, éditions Nil, Paris, 2007
- Vivre toujours plus ? : le philosophe et le généticien, en collaboration avec Roger-Pol Droit, éditions Bayard presse, Paris, 2008
- L’Homme, le Bien, le Mal : une morale sans transcendance, en collaboration avec Christian Godin, éditions Stock, Paris, 2008
- L’Ultime Liberté ? éditions Plon, Paris, 2008
- Un type bien ne fait pas ça… : morale, éthique et itinéraire personnel, éditions Nil, Paris, 2010
- Faut-il légaliser l’euthanasie, en collaboration avec et Luc Ferry, éditions Odile Jacob, Paris, 2010
- Controverses : université, science et progrès, en collaboration avec Valérie Pécresse, éditions Nil, Paris, 2011
- Les Âges de la vie, en collaboration avec Yvan Brohard, éditions La Martinière, Paris, 2012
- Un chercheur en campagne, éditions Stock, Paris, 2012
- L’Homme, le libéralisme et le bien commun, éditions Stock, Paris, 2013
- Pensées en chemin : ma France des Ardennes au Pays basque, éditions Stock, 2014
- Les gènes, ce qu’on ne sait pas encore, en collaboration avec Anna Alter, éditions Le Pommier, 2014
- Entre deux mers, éditions Stock, 2015
- Être humain, pleinement, éditions Stock, 2016
- Jean, un homme hors du temps, édition Stock, 2017
- Chemins, éditions Stock, 2018
- L’Éthique dans tous ses états, en collaboration avec Denis Lafay, éditions de l’Aube, 2019
Axel Kahn a raison d’être triste. On l’entendait récemment – et avec quels accents !, à se demander si le personnage à tout son équilibre – sur une radio nationale parler « d’épiphanie de la science » à propos du Crisper Cas 9, les ciseaux moléculaires qui nous annoncent des épidémies d’un nouveau type, à base de traficotage génétique, et que ne renieraient pas Prométhée et les Folamour nazis, comme Mengele ou Shirō Ishii, ce dernier gracié par les USA en échange de ses résultats sur la vivisection humaine. Kahn a de quoi pleurer en effet. Car si son obscurantisme est d’une forme différente de celle de Hold-up, elle n’en reste pas moins un obscurantisme dangereux, une dérive morale dont effectivement sa génération, largement responsable de la catastrophe qui vient, en fait un bon candidat au crime systémique envers l’humain et la planète, dont heureusement se développent les outils juridiques pour les réprimer. Quant à son titre de directeur d’un machin éthique, on en a vu la valeur à Crest lors du passage d’un charlatan scientifique portant le titre ronflant de Président du comité d’éthique du CNRS, mais qui ressemble comme deux gouttes de sang aux commissaires politiques du PC que je fréquentais en Chine.
Difficile d’aller plus loin dans ce débat difficile sur ce qu’est et devrait-être la science dans le cadre d’un simple commentaire.
En 2000, Axel Kahn s’est opposé non seulement au clonage reproductif, mais aussi au principe du clonage thérapeutique, dénonçant la réification de l’embryon humain. Mettant en question les possibilités thérapeutiques de cette méthode, il la contestait pour des raisons morales. Il a dénoncé le discours des médecins et des scientifiques la présentant comme porteuse d’exceptionnelles promesses médicales. Pour lui, il s’agissait là plus d’un lobbying que d’une réelle information du public. En 2005 et 2006, il a insisté pour que, même si le Parlement finissait par autoriser cette recherche, ce soit pour des raisons scientifiques explicites, et non en arguant des perspectives thérapeutiques alors difficilement réalisables au moins à court et moyen terme. Du coup je ne comprends pas bien ta réaction Etienne…
Cordialement
Claude Veyret
J’ai pourtant vérifié avant de publier ce commentaire et citer ces paroles prononcées lors de l’émission la Terre au Carré. Si je me trompais de Kahn, alors je présenterais mes excuses à Axel Kahn et adresserais ma critique et ma réprobation – qui je crois est celle de toute la jeune génération, Greta en tête – à tous les docteurs Folamour, avec un accessit pour l’Académie des Sciences et son directeur Haroche, qui sous couvert de science s’est récemment prononcé pour la continuation de la centrale de Fessenheim, avec des arguments de propagande et non pas de science.
Etienne