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Gazette des mangeoires et … aigle royal.

Bonjour à toutes et tous,

C’est l’hiver, il semblerait ; la mangeoire s’anime un peu (enfin). Chez nous c’était bien calme, bien peu de fréquentation, jusqu’à présent : quelques mésanges bleues et charbonnières, un rouge-gorge, quelques chardonnerets. Une fois un troglodyte est venu exceptionnellement en exploration… mais ce n’était pas la foule.
Mais depuis quelques jours et surtout depuis hier, le festival a commencé : d’abord les chardonnerets une petite dizaine ensemble, suivis par un « arrivage » (sans doute pour le Friday ?) d’une volée de tarins des aulnes, les mésanges bleues et charbonnières se faufilaient entre ces cohortes, chapardant une graine pour aller la dépiauter  tranquillement sur une branche de l’érable voisin et revenir pour continuer leur manège. Il faut dire que étant insectivores les mésanges ne sont pas très bien armées pour décortiquer des graines, même de tournesol au tégument peu solide. N’étant pas très aventurières dans l’âme, elles préfèrent  simplement changer de régime alimentaire plutôt que migrer dans des pays lointains.  La migration est un voyage peu sûr, elles laissent cela à leurs copains pipits, pouillots et hirondelles. Savent-elles tous les grands dangers qui les guetteraient, dont l’homme est le plus redoutable, avec ses filets et poisons… ?
Donc disais-je nos mésanges s’adaptent à l’hiver et elles font même des émules. Des rouges-queues noirs ne migrent plus et trouvent la sédentarisation plus  bénéfique pour eux (le réchauffement leur donne des insectes même en hiver). Les fauvettes à tête noire (j’en ai vu une encore ce matin sur notre vigne de ville en train de picorer un grain de raisin aussi gros et noir que sa tête. Grain qui a échappé au merle car, lui commence à les boulotter encore verts (quel manque de goût ! Enfin après tout, comme cela leur est réservé, ils font bien comme ils veulent).
Par contre le tarin des aulnes reste un grand migrateur (même s’il a été vu se reproduire très exceptionnellement à Combeau – Sébastien Blache en 2000 – et même si je l’ai entendu chanter une seule fois en mai de la même année,  à Die). C’est tout de même un oiseau « boréal » et montagnard, familier et reproducteur dans le nord de l’Europe.
Et bien ces tarins viennent chaque année à la mangeoire, je les attendais avec impatience et les voilà. OUF ! Ces petits passereaux se mélangent bien avec nos chardonnerets, savent-ils qu’ils sont cousins ? En effet ils font parti du même genre Carduelis comme d’ailleurs notre verdier, celui-là je ne l’ai pas encore vu à la mangeoire, pourtant c’est un local, il ne devrait pas tarder.
Le rouge-gorge, lui, c’est un solitaire – sédentaire, dit-on ! Pourtant on en constate quand même des migrateurs venant du nord traversant notre département courant novembre. Mais à Die, je ne vois qu’un seul rouge-gorge à la fois dans la mangeoire, souvent tôt le matin et tard le soir (parfois à la nuit tombée).
On l’entend chanter toute l’année, il n’a pas peur de dépenser de l’énergie pour bien montrer qu’il occupe les lieux, qu’il est fort et bien portant .et gare à celui qui empièterait sur son territoire : quel fichu caractère ! mais quel beau plastron !
Bien sûr j’attends avec une certaine impatience les pinsons du nord (pinsons des Ardennes). Ils nichent en Scandinavie et ne viennent chez nous que l’hiver. Ils adorent les faînes qu’ils trouvent même sous la neige. On les voit à la mangeoire que lorsqu’ils ne trouvent rien d’autres et c’est là que l’on peut en compter beaucoup… Les hêtres se sont bien reproduits cette année, les verra-t-on quand même ?

Voilà un petit échantillon de nos visiteurs de mangeoires, il y en a bien d’autres.
Pour celles et ceux qui veulent jouer le jeu, je vous invite à remplir la fiche jointe à ce mél et à me la renvoyer remplie. Ainsi nous pourrons connaître un peu mieux les convives.

Autre chose importante :
le WE du 6 et 7 mars prochain, (report au WE suivant en cas de mauvais temps), en collaboration avec le PNRV et le groupe LPO du Royans-Vercors, nous prévoyons de faire une observation en simultanée de la reproduction des aigles royaux. Cela dans le but de pose de GPS (comme cette année et les précédentes).
Ce sera sans doute la dernière opération, faute de moyens financiers.
Celles et ceux qui sont intéressés merci de me le dire pour que l’on puisse bien organiser les prospections.

Voilà, déconfinez vous prudemment et à bientôt pour de nouvelles aventures  naturalistes dans notre beau Diois.

Bien naturalistement à toutes et tous.

Gilbert DAVID

26150 Die 

Vice-Président LPO Drôme-Ardèche

tel : 06.52.63.91.55

 

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