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« One Planet Summit », Macron reconnaît l’échec de la communauté internationale. Emmanuel Macron a admis qu’aucun des objectifs, de l’arrêt de l’extinction des espèces à la réduction de la pollution et à la préservation des forêts n’était atteint.

“Pas un seul des 20 objectifs qui allaient de l’arrêt de l’extinction des espèces à la réduction de la pollution et à la préservation des forêts n’est atteint”, a reconnu Emmanuel Macron à l’ouverture du “One Planet Summit” 2020, ce lundi 11 janvier. Consacré à la biodiversité, l’objectif du sommet, organisé par la France, est de relancer une diplomatie verte mise à l’arrêt par le Covid-19.

Et comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, le président de la République a reconnu le retard de la communauté internationale en termes de protection de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique.

“Sur la biodiversité, la communauté internationale avait défini en 2010 les engagements d’Aichi. Dix ans plus tard, le constat est sans appel. Pas un seul des 20 objectifs qui allaient de l’arrêt de l’extinction des espèces à la réduction de la pollution et à la préservation des forêts n’est atteint, a reconnu Emmanuel Macron.

“Il nous faut regarder en face cet échec, pas du tout pour crier au drame ou pour le contempler avec une fascination quelconque pour le désastre, juste pour accélérer notre action avec des choses très concrètes et un suivi réaliste de celle-ci. Et commencer l’année 2021 avec ce One Planet Summit est très important parce que c’est l’année de la réconciliation de tous nos défis.”

Préservation des écosystèmes 

Une trentaine de personnalités sont intervenues, principalement en “visio” en raison de la crise sanitaire. Parmi elles, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale David Malpass, l’héritier du trône britannique le prince Charles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la chancelière allemande Angela Merkel, les premiers ministres britannique Boris Johnson et canadien Justin Trudeau, le président du Costa Rica Carlos Alvarado, la présidente de la BCE Christine Lagarde ou le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Chacun a présenté des initiatives ou pris des engagements concrets autour des quatre thèmes de la conférence: protection des écosystèmes terrestres et marins; promotion de l’agroécologie; mobilisation des financements; lien entre déforestation, préservation des espèces et santé humaine.

Paris espère ainsi “faire converger les enjeux climatiques et la préservation des écosystèmes,” explique une source à l’Elysée. Car face aux épidémies comme au réchauffement (l’année 2020 vient de se classer comme la plus chaude ex-aequo jamais enregistrée) “la préservation de la biodiversité est quelque part notre assurance vie collective”.

One Planet Summit saison 4: la biodiversité à l’affiche pour rattraper le retard pris en 2020

Emmanuel Macron renfile son costume de « champion de la terre » pour tenter de donner un coup de fouet à la diplomatie verte, à l’arrêt depuis l’émergence du Covid-19.

One Planet Summit saison 4: la biodiversité à l'affiche pour rattraper le retard pris en...
One Planet Summit saison 4: la biodiversité à l’affiche pour rattraper le retard pris en 2020

POLITIQUE – Une journée pour tout relancer? Emmanuel Macron organise ce lundi 11 janvier une nouvelle édition du “One Planet Summit”, un sommet international mi-virtuel mi-présentiel avec pour objectif principal de donner un coup de fouet à la diplomatie verte, mise à l’arrêt par la pandémie de Covid-19.

Après une première édition consacrée à la mobilisation de la finance contre le changement climatique, une autre à New York ou une troisième à Nairobi visant à renforcer l’action en faveur du climat pour les populations africaines, les débats seront cette fois-ci organisés autour d’un enjeu principal: la protection de la biodiversité.

“Nous n’hésitons pas aujourd’hui à dire que la préservation de la biodiversité est quelque part notre assurance vie collective”, nous explique l’Élysée en marge de ce nouveau grand raout international, en appuyant sur “la preuve” donnée par la pandémie des dangers que représentent les dérèglements environnementaux et les atteintes aux écosystèmes.

De nombreuses partcipants…

Au total, une trentaine de personnalités doivent intervenir, principalement par visio entre 14 et 17 heures. Les échanges pourront être suivis sur le site “oneplanetsummit.fr” et commentés via un chat sur lequel experts et spécialistes répondront aux questions du public.

Parmi les invités, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale, l’héritier du trône britannique le prince Charles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la chancelière allemande Angela Merkel, les Premier ministres britannique Boris Johnson et canadien Justin Trudeau, le président du Costa Rica Carlos Alvarado, la présidente de la BCE Christine Lagarde ou le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Chacun d’entre eux devrait présenter des initiatives ou prendre des engagements concrets autour des quatre thèmes de la conférence: protection des écosystèmes terrestres et marins; promotion de l’agro-écologie; mobilisation des financements; lien entre déforestation, préservation des espèces et santé humaine.

Un dernier dossier brûlant alors que la pandémie de Covid-19 illustre l’inquiétante multiplication des zoonoses -maladies qui passent de l’animal à l’homme-, notamment en raison des contacts plus fréquents entre espèces causés par la destruction des habitats sauvages. Le “One Planet” doit justement lancer une alliance de recherche sur la “prévention de l’émergence” de telles maladies, visant à fédérer divers programmes existants.

… pour une “remobilisation collective”

Comme pour le sommet anniversaire de l’accord de Paris en décembre 2020, ne sont invités à cet événement que les dirigeants souhaitant faire une promesse.

Le but pour le président de la République, co-organisateur de l’événement? Enfiler de nouveau son costume de “champion de la terre” à l’international, alors qu’il ne cesse d’être critiqué par les responsables politiques ou associatifs écolos ou non ecolos en France, pour relancer la diplomatie verte après une année 2020 pratiquement vierge en la matière.

Côté biodiversité, le congrès de l’Union internationale de conservation de la nature et la COP15 ont dû être reportés à l’automne 2021. Côté climat, la COP26 prévue à Glasgow, en Écosse, a aussi été retardée d’un an, à novembre 2021 si tout va bien, repoussant ainsi la prise de nouveaux engagements.

“La crise du Covid a beaucoup perturbé tout l’effort collectif multilatéral pour la gouvernance des biens publics mondiaux, que ce soit le climat ou la biodiversité, pour ne citer que ces exemples”, nous explique-t-on à l’Élysée, insistant sur le “besoin de remobiliser collectivement tout un ensemble d’acteurs sur ces sujets fondamentaux à la veille d’une année 2021 qui s’annonce riche et dense”.

Ce que la France va annoncer

Logiquement, Emmanuel Macron va lui aussi en profiter pour formuler de nouveaux engagements ou confirmer certains déjà détaillés il y a plusieurs mois. Au rayon des nouveautés, le chef de l’État va ainsi annoncer la plantation de 7000 km de haies dans les zones rurales, ou encore le souhait de réserver 30% de sa finance climat bilatérale pour “des solutions fondées sur la nature”.

Il va également réaffirmer la volonté de la France de protéger le tiers de son territoire terrestre et maritime en 2022, un engagement pris au mois de mai 2019.

On est encore loin du “changement de logiciel” urgent qu’appelait de ses vœux le président de la Fédération des parcs naturels régionaux Michaël Weber, il y a maintenant un an et demi.

“Je ne suis pas certain qu’annoncer une extension des zones protégées sur notre territoire permette d’inverser la tendance”, expliquait-il à l’époque en regrettant le manque de “vision” du gouvernement en matière de préservation de la biodiversité. Vingt mois et un “One Planet” plus tard, il n’est pas certain que l’annonce de la création de kilomètres de haies, pour 50 millions d’euros, soit de nature à le rassurer.

Anthony Berthelier ( envoyé par l’auteur )

1 Commentaire

  1. Ce Président est vraiment formidable. D’un coté est organisé ce (One planète Summit (OPS) pourquoi ne pas  »franciser » ce sommet) ? et de l’autre il a été élu grâce à de nombreux groupes de pression dont la majorité soutient les énergies carbonées, le cap de 50% d’énergie nucléaire en 2025 n’est pas respecté, un échec collectif sur le glyphosate, importantes sommes allouées à l’aérien et à l’automobile dans les plans de relances, sans aucune contrepartie climatique « , les dominants qui polluent nettement plus et dont il est proche. C’est vrai que N.dame des landes à été annulé et que la Montagne d’Or en Guyane reste un projet…Et l’Affaire du Siècle qui n’est plus un projet…Bilan mitigé donc. Les jeunes ont du souci à se faire…!

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