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La France va planter 7.000 km de haies, qui servent à protéger la biodiversité

FAUNE ET FLORE  : Plus de deux tiers de ces végétaux avaient été arrachés dans les années 1960-1970 lors des remembrements agricoles, mais ces barrières végétales vont faire leur retour

Les haies sont nécessaires à la préservation des espèces végétales et animales.
Les haies sont nécessaires à la préservation des espèces végétales et animales.

7.000 kilomètres de haies en France soit  700 kilomètres par département ou 2 kilomètres par communes : « c’est insignifiant !  »

La France va planter 7.000 kilomètres de haies sur son territoire d’ici la fin de l’année 2022. Ce programme a été dévoilé dans le cadre du One Planet Summit, un rassemblement international autour du thème de la biodiversité organisé ce lundi à L’Élysée. Il bénéficiera d’un budget de 50 millions d’euros, indique Le Parisien. L’objectif est de faire bénéficier la faune et la flore des avantages de cette végétation particulière.

Chaque kilomètre de haie permettra en effet d’éviter le rejet de 2 tonnes de CO2 chaque année. Ces barrières peuvent limiter, voire empêcher, les inondations et glissements de terrains en cas de fortes pluies. Dans des périodes de canicule, l’ombre qu’elles projettent protège de la sécheresse les plantes qui y poussent et les animaux qui s’y abritent. Ces barres de frênes, aulnes, églantiers ou aubépines assurent une variété d’espèces végétales.

Elles protègent la diversité des espèces

Ce type de végétation est également un gage de diversité animale. Avant que plus de deux tiers des haies françaises ne soient arrachées au cours du remembrement agricole des années 1960, elles servaient d’abri, d’habitat et de chemin de déplacement à de nombreuses espèces. Depuis la disparition de ces plantations, une diminution de la population d’insectes, dont les papillons, de hérissons ou d’oiseaux a été observée.

« Le nombre de mésanges ou chardonnerets baisse à une vitesse phénoménale », déplore ainsi le président de France Nature Environnement (FNE). Ce dernier estime que les haies rendent « d’innombrables services environnementaux ». La décision d’en faire disparaître une grande majorité avait pourtant été prise pour des raisons de rendement agricole. Ces limitations végétales stratégiquement placées par les agriculteurs étaient accusées de faire « perdre en productivité à cause de leur ombre », raconte le dirigeant de FNE.

En Drôme, Ecologie au Quotidien et l’association des acteurs de Biovallée se sont engagés dans cette action 2021-2022 sur 100 communes drômoises.

E.A.Q.

 

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