Die : mise en place d’un réseau de semence paysannes et des graines locales pour les jardins
Depuis plusieurs année L’association Ecologie au Quotidien construisait un projet de réseau de Semences paysannes. Depuis janvier 2021 cette action est en place. Encore ce samedi 8 mai devant leur local, 3 rue Saint Marcel à Die une quarantaine d’ échanges avaient lieux : Pommes de Terre, salades, tomates, menthe, etc… et de sachets de graines locales passaient de mains en mains.Chaque samedi ce sera donc une « Gratiféria » ( échanges gratuits) de plants , graines et semences. Paysans, maraichers et jardiniers sont donc invités à ces temps de sauvegarde des semences locales, résistantes au sec et reproduites par les jardiniers , maraichers et paysans drômois.
Le 17 avril Écologie au Quotidien organisait un film débat : La guerre des graines
Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.
Ce reportage met en perspective dans le temps et à travers le monde un problème complexe qui nous concerne tous : les semences, premiers maillons de notre alimentation. Des points de vue contradictoires, une analyse accessible, une pointe d’humour et des solutions au bout de la pellicule, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce film un outil de sensibilisation à la portée du plus grand nombre.

Face aux changements climatiques et à la nécessité écologique de réduire l’utilisation de produits chimiques dans les champs, la création de nouvelles variétés de plantes cultivées doit surmonter d’importants défis. De la sélection paysanne aux biotechnologies, quelles initiatives permettront de produire les graines qui garantiront l’alimentation de demain ? En trame de fond, ce film pose la question fondamentale du rapport de l’homme à la nature, et de la manière dont il influence l’évolution d’une biodiversité dont il dépend pour se nourrir. Tandis que Pierre-Henri Gouyon, évolutionniste au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, et Christophe Bonneuil, historien au Centre National de la Recherche Scientifique, apportent leur éclairage scientifique, Guy Kastler du Réseau Semences Paysannes et François Burgaud du Groupement National de l’Interprofession des Semences nous livrent leurs visions opposées de l’avenir, synthèse de leurs vies professionnelles dévouées aux semences.
Nous avons créé une Grainothèque au local de l’association Ecologie au Quotidien afin der faire des trocs de graines et échanger autour d’animations sur la Reproduction et Conservation de Semences. Elle adhère au réseau des semences paysannes.
Des graines locales pour les jardiniers : l’exemple se à la Bâtie-Montsaléon…
Samuel Genas et ses associés se sont installés à la ferme Sarriette et Roquette à la Bâtie-Montsaléon. Depuis quatre ans, ils sont membres de la Maison des semences paysannes (MSP) des Hautes-Alpes Graines des Montagnes. Rencontre.
La MSP Graines des Montagnes regroupe des jardiniers et des maraîchers autour des enjeux de la semence, pilier de la souveraineté alimentaire, dans tout le département des Hautes-Alpes.
« Au sein de notre ferme, nous multiplions plusieurs espèces et variétés de plantes que nous mettons ensuite en commun avec les semences des autres membres au sein de la MSP. Notre collection s’étoffe d’année en année. Notre souhait est d’élargir la gamme avec les jardiniers qui nous rejoignent, d’avoir le plus possible de diversité possible. Nous retrouvons des graines de variétés anciennes qui avaient disparu comme par exemple, le haricot coco rose de Vallouise grâce au conservatoire botanique de Charance ou encore la laitue pelonnaise cultivée depuis longtemps par un jardinier de Pelonne dans la Drôme », explique Samuel Genas.
Ces graines sont destinées au don, à l’échange, pour leur multiplication. Elles sont aussi en vente à la ferme lors des heures d’ouverture le vendredi de 16 heures à 18 h 30, pour faire vivre l’association.
Plusieurs rendez-vous
Samuel Genas participe aussi aux bourses aux graines dans le département. D’autre part, il produit des plants biologiques dont une grande partie est issue de leurs propres graines, des plantes aromatiques, potagères et ornementales. Les plants sont vendus à la ferme le vendredi de 16 h à 18 h 30 et sur le marché du jeudi matin à Laragne-Montéglin.
Pour la diffusion des graines, Samuel Genas sera présent à la Foire aux plants bio à Mens samedi 8 mai, où la MSP aura un stand, et à Espinasses le dimanche 9 mai. Une vente aura lieu à la Biocoop La Juncha le 22 mai.
Des graines données ou échangées pour diffuser des variétés anciennes
La Maison des semences paysannes (MSP) des Hautes-Alpes est née le 13 janvier 2017 à Embrun et porte le nom de Graines des montagnes, résultat de la rencontre de maraîchers et de jardiniers autour des semences paysannes.
L’association milite pour le maintien de la biodiversité cultivée, la promotion et la libre utilisation des semences paysannes, la préservation des variétés adaptées au terroir. Sa démarche s’inscrit dans le respect du sol et de l’environnement sans utilisation d’aucun produit et engrais chimique.
Elle souhaite soutenir les paysans dans leur droit de choisir leurs semences, de les conserver, de les échanger, de les produire et refuse le brevetage du vivant.