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Verbatim :

« Patous dangereux en liberté – éleveur au-dessus des lois ?

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Samedi 8 Février, vers 16H, nous sommes sorties, Valérie A. et moi (Marie Hélène B.), sous la bruine chercher quelques pommes de pin sur le chemin du château de Aix en Diois, qui passe devant notre maison, à Laval d’Aix.

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Un troupeau de moutons le long du chemin, à environ 100 m de notre maison nous réjouit, car nous aimons cette proximité avec la vie pastorale, et les animaux. Les 3 patous viennent aboyer au bord de l’enclos et nous les saluons, car cela est bien normal.

Au retour, alors que nous sommes à environ 300m de l’enclos (non visible car de l’autre côté d’une colline), sur le chemin, nous avons la surprise de voir courir vers nous les 3 patous. Nous nous arrêtons, et leur disons « bonjour » calmement, sans lever les bras. L’un d’entre eux s’arrête, aboie, mais un autre vient de l’autre côté, et mord Marie-Hélène violemment en haut de la cuisse. Elle prend peur, se retourne vers Valérie, qui est encerclée par les 3 patous, dont 2 grognent, montrant les crocs. Valérie est blême, tétanisée de peur. Marie-Hélène lui crie » bouge ! ». Ce qu’elle fait, échappant de justesse à la morsure du patou qui était en train de lui sauter dessus, et dont les crocs viennent frôler sa cuisse, et éventrer le sac de pommes de pin qu’elle tenait à la main.

Elle essaye de courir, mais ses jambes répondent mal tellement elle a peur, et elle tombe de tout son long sur le chemin rocailleux, se blessant fort aux genoux, et à la paume de main. Elle fond en larmes.

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Les patous de  Mr Chabal

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Nous sommes terrorisées.

Marie-Hélène l’aide à se redresser et clopin-clopant, elles rentrent à leur domicile, en état de choc, n’osant se retourner sur les agresseurs, qui semblent ne plus les poursuivre.

Nous avons vu toutes les 2 le moment où ils allaient nous déchiqueter, et cru que notre dernière heure était venue.

En rentrant, elles demandent à leur voisine à qui appartiennent ces moutons et ces patous : Mr Chabal, l’éleveur du village. Après avoir désinfecté les plaies l’une de l’autre, elles décident d’aller lui déclarer l’accident. Justement, il monte la rue en tracteur. Il réagit par ces mots : « je vais encore avoir des problèmes avec le village », mais ne parait pas plus étonné ni empathique.

Sentant que le dialogue avec lui va être peu fructueux, car il ne parait pas vouloir assumer la responsabilité de l’accident, ni en réaliser la gravité, Marie-Hélène va à la gendarmerie, mais il est déjà 17H55, et on lui demande de repasser le lendemain. A l’interphone, lorsque Marie Hélène dit qu’elle vient de Laval d’Aix, le gendarme dit « ah, Chabal… »

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Marie-Hélène ayant très mal, et voyant un énorme gonflement sur sa cuisse va aux urgences, où on lui désinfecte ses plaies, fait un vaccin anti-tétanos, et elle est mise sous antibiotique (après 4 heures d’attente). Elle a une ITT de 3 jours, et une surveillance de 7 jours. Elle ne sait toujours pas ce jour si les patous sont vaccinés et vit dans l’angoisse d’une surinfection, ou même d’avoir contracté la rage depuis une semaine.

Dimanche matin, le lendemain de l’agression, Marie-Hélène va donc faire son dépôt de plainte. En rentrant chez elle, elle aperçoit Mr Chabal qui défait l’enclos. Les 3 patous sont là, en liberté, à 100 m de chez elle. Elle rentre chez elle, vite, tremblante et referme le portail. Par-dessus le grillage de son jardin, elle regarde l’éleveur pour comprendre ce qu’il fait. Il lui crie : « qu’est-ce qu’elle a, la connasse !? » Puis « t’as pas fini de les voir, va ! » Furieuse, elle toque chez sa voisine, et fond en larmes dans ses bras. Sa voisine la raccompagne chez elle 10 mn plus tard, et un patou court vers elles, donc sur le chemin du château, juste devant chez Marie-Hélène : chacune rentre chez soi, la peur au ventre.

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La morsure occasionnée par le patou

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10 mn plus tard, le pick-up de Mr Chabal passe devant chez Marie-Hélène, précédant ses moutons.

Le pick-up s’arrête 5 mn devant chez elle, avance d’un mètre , recule, ré-avance… Marie-Hélène a peur, et ressent cela comme une tentative d’intimidation.

Depuis Valérie découvre que Mr Chabal est bien connu du département. Marie-Hélène découvre en parlant avec le maire qu’il y a déjà eu beaucoup de morsures, et plusieurs procès contre lui, mais qu’il ne change pas ses pratiques pour autant. Les patous sautent aisément l’enclos, et vagabondent dans le village. En Mai dernier, un homme en sortant de sa douche en a trouvé 3 dans sa chambre, dont la porte fenêtre était ouverte.

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Mr Chabal ne passe pas en mairie signaler l’accident, ce qui le mettrait dans l’obligation de faire voir ses patous par un vétérinaire. Il affiche avec arrogance sa toute-puissance et son mépris de la loi.

Les 2 victimes ont peur de sortir de chez elles à pied, et Marie-Hélène n’arrive plus à aller se promener seule, même loin du village : son cœur saute dans sa poitrine à chaque fois qu’elle entend un chien aboyer.

Tout le monde dans le village a peur, et les gens se promènent avec de gros bâtons, ou des bombes à poivre.. D’autres déploient des stratégies pour toujours savoir où est le troupeau, afin de l’éviter. Un villageois, obligé de remonter en vélo, fait le tour par Aix-en-Diois, car les patous courent très souvent après les cyclistes.

Il faut que cette situation cesse avant qu’il y ait un enfant défiguré, ou un mort. On sait qu’un patou qui a commencé à mordre en s’arrêtera pas. ».

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Marie Hélène Barrier.

MCD a vérifié les faits, recoupé les informations par témoin. Et validé l’exactitude des évènements.

4 Commentaires

  1. Medias Citoyens Diois

    Auteur de trois attaques, un puissant molosse sera euthanasié

    Devant la justice, une Vaudoise n’est pas parvenue à sauver son Staffordshire bull-terrier, très agressif face aux inconnus. «L’intérêt public à la sécurité l’emporte sur l’intérêt privé de la propriétaire à récupérer son chien.» Le Tribunal cantonal entérine le funeste destin d’un Staffordshire bull-terrier auteur d’au moins trois attaques contre des personnes sur sol vaudois entre 2020 et 2024.
    Claude Beda
    https://www.tdg.ch/vaud-euthanasie-pour-un-chien-auteur-de-trois-attaques-710564114053?utm_source=sfmc&utm_medium=email&utm_campaign=TG_ED_9_ENG_EM_NL_MATIN_NOUVELLES_XX_AUTOMATED&utm_term=2025-02-19&utm_content=5525774_

    Réponse
  2. Comment ne pas voir la relation avec les loups, puisque les loups sont la raison de la présence des patous ? J’ai également été poursuivi par un patou, de sorte que je m’abstiens désormais de promenade en plein Cobonne (et une autre fois avec ma fille près du refuge d’Ambel sans émoi particuler du berger qui était présent). Les loups et les patous vont finir par tuer le tourisme de montagne. Il importe de noter que le problème des chiens se pose aussi en ville avec des propriétaires considérant que ce serait une limitation intolérable de leur liberté que de tenir leur chien en laisse, voire une atteinte au bien-être animal. Ceci dans le contexte général de la perte du lien social, de montée des incivilités, et souvent le fait de marges qui considèrent qu’il est interdit d’interdire tout en clamant à hauts cris la nécessité du vivre ensemble. En réalité, ils ne se distinguent guère de ce M. Chabal. Car le chien modèle son comportement sur celui de son maître: maître asocial, chien asocial. Marre !

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  3. Encore une précision pour souligner mon propos: promeneurs, touristes, évitez la zone de Laval d’Aix, mal famée.

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  4. Encore moi en m’excusant d’accaparer ce fil pour une mention importante qui vient de me revenir, à savoir que à l’instar de ce M. Chabal, une certaine « féministe » anarchiste et extrémiste de Crest se sert de son chien comme d’une arme contre ceux qu’elle considère comme nazi (autrement dit la terre entière sauf elle et ses amies). On voit qu’il y a une certaine cohérence entre fanatismes de tous bords.

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