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« Biovallée, la vallée du bien être et bien devenir ensemble!  »

Un texte qui  évoque les  résistances créatives, les expérimentations sociales et les visions transformatrices d’ un pays en Résilience  et Transition. Une vision, un projet, des actes qui chaque jour motivent et mobilisent des milliers d’habitantes et habitants qui croient en un avenir de cette vallée de la Drôme, en une terre où il fait bon de vivre ensemble. « Un pays où  il fait bien être et bien devenir ».  Une Biovallée par toutes et tous!  Hommage à Didier Jouve ( Photo du bas ) qui a été, est et restera celui qui toute sa vie a incarné la belle formule d’Hans Jonas : « Souviens-toi de l’avenir ». MCD

Un petit bout d’histoire de Biovallée

Nous habitons un territoire qui connaît déjà le changement climatique. Les vendanges de la clairette sont maintenant en avance de deux à trois semaines, et les chenilles processionnaires sont venues du sud.

Nous vivons  dans un territoire sans industrie lourde, mais qui se transporte, se chauffe, consomme, produit des déchets, utilise de l’énergie; la Biovallée achète  environ 180 millions d’euros d’énergie par an. On imagine ce que cet argent pourrait apporter au territoire si il était relocalisé.

Le dérèglement climatique et le réchauffement global, mais aussi la qualité de l’environnement , de l’eau de l’air et de la nourriture ,  concernent donc l’ensemble de nos  activités, qu’elles soient conduites par les entreprises, les collectivités publiques ou directement par les habitants et leurs associations.

Dans la Biovallée, La question d’un développement  respectant l’avenir est ancienne. Les pionniers sont arrivés dans la vallée après 1968, en même temps qu’émergeait la prise de conscience de la finitude de la planète (le constat que sur une planète finie, on ne peut conduire un développement infini, du moins avec un modèle qui consomme des matières premières non renouvelables et cause des atteintes à l’eau, l’air, la terre, la biodiversité).

1972 : Le rapport au club de Rome.

Le rapport Meadows, nommé également rapport au club de Rome [1], réalisé par des chercheurs du MIT, et qui a pour titre anglais «  the limits to growth » traduit en français «  halte à la croissance ? » est publié en 1972. Parfaitement documenté, Il annonce que si rien n’est fait, le système, miné par la pollution et la prédation des ressources, s’effondrera en 2032 environ. [2]

1980 : les pionniers de la biovallée.

Les pionniers de la Biovallée se fixent dès les années 80 l’objectif de produire de façon compatible avec l’avenir de la planète, en respectant la nature et en limitant la consommation de ressources non renouvelables.

Deux exemples parmi beaucoup d’autres: Rodolphe BALZ, d’origine suisse, sociologue géographe et psychanalyste, professeur, s’installe au début des années 80 dans la vallée de la Gervanne et créée une distillerie de lavande, qui deviendra ensuite SANOFLORE (plus de 100 salariés) . L’entreprise conçoit et fabrique des huiles essentielles et des préparations cosmétiques Bio. [3] R.BALZ  est aussi un des fondateurs du label Cosmebio, qui garantit la qualité de la cosmétique bio avec un niveau d’exigence élevé qui fait référence.  Il dirige aujourd’hui le laboratoire IRIS, qui formule depuis le nid d’aigle du col de Véraut , entre Gervanne et Quint,  des préparations pour le monde entier.

Les familles WARTENA et VINK sont hollandaises ; elles s’installent ensemble dans une ferme de la vallée de Quint en 1979 et créent la première exploitation agricole de plantes aromatiques bio du diois. Bientôt, elles ne peuvent produire suffisamment pour répondre à la demande, et développent une activité de grossiste.

Aujourd’hui, l’Herbier du diois, dirigé par Tiljbert VINK, le fils,  compte 54 salariés et dessert 72% du marché  européen de la plante aromatique et médicinale bio, tandis que Terre de liens, l’association créée en 2003 par Sjoerd WARTENA pour permettre aux jeunes n’ayant pas de terres de démarrer en agriculture bio, compte 360 fermiers, 3000 hectares, 12 000 actionnaires citoyens dans toute la France.

1990 : Le rapport Brundtland et la rivière Drôme.

Le développement durable est nommé en tant que tel dans le rapport Brundtland, commandité par les Nations Unies et publié en 1990. Ce rapport  servira d’ailleurs de base à la conférence mondiale de Rio de 1992. [4]

Combinant efficacité économique, exigence sociale, responsabilité environnementale et bonne gouvernance, le concept de développement durable est la base des pionniers.

Les collectivités publiques, elles aussi, sont entrées tôt en mouvement. En Mai 1987, elles décident officiellement d’engager la réhabilitation de la rivière Drôme. [5]

C’est dans l’ancien  cinéma de Saillans qu’a lieu la première réunion associant les collectivités de la vallée, pour lancer l’action qui sera conduite pendant 20 ans et permettra la restauration intégrale de la rivière [6].

Confrontées au fantastique défi d’une rivière de plus de 100 km à réhabiliter, pour la faire passer en 20 ans de dépotoir à plus belle rivière sauvage d’Europe, elles ont promu entre 1987 et 2006 des démarches globales et collectives, associant de nombreux acteurs, jusqu’à écrire collectivement le règlement d’usage et de protection d’une rivière. [7]

Deux contrats de rivières successifs sont signés, marquant sur près de vingt ans des dizaines de  réalisations, dont toutes les statIons d’épuration de la vallée, la remise en état du lit et des berges, la création d’une équipe d’entretien des rivières , des acquisitions foncières , des actions pédagogiques avec les écoles et la réalisation de la maison de la réserve naturelle des ramières du val de Drôme.[8]  En 1992, la Drôme devient territoire expérimental pour la nouvelle loi sur l’eau, et élabore le premier schéma d’aménagement et de gestion des eaux de France,  alors que la loi sur l’eau est encore en écriture.

Au fil du temps, par une action incessante, la rivière qui était interdite à la baignade sur 95% de son cours et subissait de nombreuses décharges sauvages ou municipales ainsi que de nombreux rejets d’effluents industriels ou de  gravats devient une rivière propre, baignable, libre de tout obstacle sur la quasi totalité de son cours, reconnue par une réserve naturelle nationale dans sa partie aval. En 2005, le « riverprize international », seul prix mondial pour la gestion des rivières sur le long terme, récompense la Drôme[9].

2000 : L’Ecosite du val de Drôme.

En 1996, la CCVD propose d’anticiper le devenir d’une base de travaux éphémère liée à la réalisation de la ligne de TGV  Valence Marseille. C’est la première fois que la SNCF est confrontée à une demande préalable de recyclage d’une base de chantier. Les études de l’écosite du val de Drôme sont alors conduites. [10]

Entre 1990 et 2008,  Les collectivités ont développé d’autres actions et politiques contractuelles à l’échelle de la vallée, poussées par la région Rhône-Alpes. En même temps, avec des équipes techniques motivées,  elles développent des actions locales de plus en plus souvent inscrites dans la logique du développement durable : crèche éco-construite de Aouste, gymnase chauffé au bois de Piegros la clastre, crèche de Loriol…  Sur l’Ecosite, les bâtiments éco-construits se multiplient, au point de constituer référence. [11]

Dans les cartons du service agricole de la CCVD, une appellation est stockée, elle n’est pas encore utilisée : Biovallée.

En 2004, la région est dotée d’un nouvel exécutif sous la présidence de Jean jack Queyranne. [12]

La région se dote l’année suivante  d’une politique nouvelle de développement durable,[13] transforme les contrats territoriaux en contrats de développement durable (CDDRA) et créée les Grands Projets Rhône Alpes (GPRA), visant à accompagner des territoires souhaitant engager des politiques très volontaristes en matière de développement durable. [14]

En 2008, après quelques hésitations de la CCD et de la ville de Crest, les collectivités de la vallée, qui travaillent parallèlement sur un petit contrat avec l’état (un Pole d’Excellence Rurale)  se portent candidates à un GPRA. Le mot Biovallée est choisi pour porter les deux  candidatures.[15]

Dans sa candidature, La Biovallée affiche sa volonté de devenir un « fribourg rural », en résonance  à la ville d’Allemagne qui constitue la référence européenne en matière de développement durable.

2009-2015 : le GPRA BIOVALLEE

De 2009 à 2015, le programme Biovallée se déploie[16]. 10 millions d’euros de la région sont attribués à 182 projets, au fil de comités de pilotage réunis mensuellement[17].

Les critères de recevabilité des projets  sont ceux de la politique régionale de DD mise en place en 2005, qui peut se résumer en quatre questions :

L’action est elle créatrice d’activité et d’emplois socialement utiles ?

L’action permet-elle le renforcement de solidarités sociales ou territoriales ?

L’action est elle bonne pour l’environnement ?

L’action est  elle conçue dans une logique de bonne gouvernance ?

Parmi les actions du GPRA figurent la création et le démarrage d’une association qui a vocation à faire perdurer la Biovallée au delà de la période du GPRA. L’association Biovallée voit le jour en 2012. Son objet initial est la promotion et la gestion de la charte et de la marque.

Entre 2013 et 2015, l’association  ne parvient pas à prendre sa place : les ressources sont faibles, les adhérents ne sont pas suffisamment nombreux , les actions paraissent limitées. Plusieurs présidents se succèdent. L’association  se révèle insuffisamment préparée pour prendre la relève de la dynamique à la fin du contrat régional.

En 2016, le conseil d’administration est largement renouvelé. Jean Pierre BRUN assure la présidence. Augustin GUENDOUZ est recruté à l’automne. Il prend la direction en avril 2017 après avoir offert trois mois de bénévolat. Lors de l’AG de 2017, les statuts sont modifiés pour renforcer l’objet social et permettre l’adhésion entière des particuliers. Alors que la CCPS se retire et que la CCD divise sa cotisation par deux, La CCVD maintient le niveau de cotisation prévue, réaffirme son soutien et son intérêt et modifie son nom pour s’appeler « Val de Drôme en Biovallée ». [18]

Aujourd’hui, Les entreprises en Biovallée représentent bien plus d’un millier d’emplois [19]dans l’agriculture biologique, l’agro-alimentaire bio, les plantes aromatiques et médicinales, la cosmétique bio, la lutte biologique intégrée, l’éco-construction, les énergies renouvelables, le tourisme vert et responsable, les matériaux de construction écologique, le recyclage automobile, les bureaux d’études, et les formations pour aller plus loin…

Plus du tiers des agriculteurs de la vallée sont officiellement en bio, (plus vraisemblablement autour de 40%)  et les démarches de conversion se développent toujours. L’objectif est d’arriver à 50% dans 3 ans. [20]il est réaliste.

Les collectivités publiques en Biovallée se sont investies dans l’éco-construction ; de nombreux bâtiments, pépinière d’entreprise, salle de conférence de biovallée-le campus,  gymnase de Piegros-la clastre,  crèche de Aouste et celle de Loriol, éco-quartier de Loriol en sont quelques exemples. Le  plus récent bâtiment, l’immeuble de bureaux de la CCVD, bientôt occupé sur l’Ecosite, est isolé avec des  murs en paille et  est  à énergie positive. La plupart des rénovations sont conduites dans le même esprit, avec des matériaux sains à faible énergie grise. Le territoire accueille plusieurs installations de chauffage conséquentes utilisant le bois, à Piegros pour chauffer le gymnase, à Vercheny pour la fondation Ardouvin,   à  Saillans, pour l’ancien  temple ;   Sur l’Ecosite  pour tous les bâtiments publics. Le stade pionnier est dépassé, la diffusion est engagée. Evidemment la demande  donne aujourd’hui des débouchés à des producteurs locaux.

En même temps, les installations de production d’énergie renouvelable se sont multipliées : Luc en diois est pionnière de la petite hydro-électricité,  Die et Romeyer sont associés autour d’une micro centrale, à Eurre des panneaux photovoltaïques sont installées sur quatre bâtiments de l’Ecosite, et aussi sur une école de Loriol.  La communauté de communes du val de Drôme  a établi avec des universitaires un cadastre photovoltaïque, qui démontre que les besoins du territoire pourraient être entièrement servis en équipant  tous les toits correctement orientés. Dans la vallée, 12 communes ont déjà décidé de l’extinction partielle de l’éclairage nocturne,  les intercos installent des bornes électriques, utilisent des véhicules électrique.  Décision après décision s’engage la transition. Le Val de Drome et la  communauté du crestois et du pays de Saillans sont entrées ensemble dans une démarche de territoire à énergie positive (TEPOS). La CCVD achète uniquement de l’électricité verte, [21]Crest ouvre des pistes cyclables, Loriol loue des vélos électriques.

Du coté des entreprises,  l’engagement est important. De très belles installations d’énergie renouvelable ont été réalisées. La cave coopérative de Die a couvert ses toits de panneaux, ainsi que ceux de ceux de 27 coopérateurs, au total près d’un hectare. L’Herbier du diois, dont  l’installation de 2000 m2 couvre l’usine, démontre qu’on est aujourd’hui très loin de l’anecdote. A Crest, Aouste, Livron, des entreprises ont également investi. GPA va réaliser en 2018 la couverture de tous ses parkings par des ombrières photovoltaïques, qui produiront de quoi desservir près de 6000 foyers en électricité.

A l’ouest, Des éoliennes  sont sur les hauteurs ( la repara ) . D’autres projets privés,  photovoltaïques et éoliens, devraient encore sensiblement renforcer la production renouvelable de la Biovallée. Plusieurs entreprises comme l’Herbier du diois  ou Charles et Alice incitent leurs salariés à la mobilité douce, réduisent leurs consommations ou modifient profondément  leurs process comme GPA, premier recycleur d’automobiles certifié iso 14001, qui produit chaque année 40.000 pièces garanties.   De nombreuses entreprises réussissent  dans le champ des solutions alternatives ; l herbier du diois est le plus important grossiste européen de plantes aromatique et médicinales, en desservant 72% du marché ;  Bioline à Livron, créée il y a trente ans,  élève des insectes auxiliaires prédateurs pour la protection biologique intégrée ;   plusieurs laboratoires produisant des huiles essentielles et des cosmétiques bio grandissent.   Ces entreprises, qui ont signé la charte de  Biovallée, sont engagées dans un processus d’amélioration continue.  La mise en mouvement  suscite maintenant l’arrivée de nouvelles entreprises qui  placent le développement durable au sein de leur stratégie. Biovallée  devient progressivement une force d’attraction.

Le rôle de nombreuses associations est également considérable ;  elles  ont tissé au fil du temps un ensemble de liens ici  dans la population, et également très loin avec d’autres pays, territoires et centres de recherche. Cosmébio, Terre de liens, les Amanins, centre agro-écologique né de l’association du chef d’entreprise Michel Valentin et de pierre Rabhi , paysan philosophe , Ecologie au Quotidien, association fondatrice  des  » Journées de l’Écologie au Quotidien » qui, depuis 18 ans, rassemblent chaque année, sur près de deux semaines 300 intervenants de toute l’Europe,  100 bénévoles  et plus de 11.000 visiteurs. Ici encore, les fondateurs de coopératives d’entrepreneurs (SOLSTICE), de pépinière  agricole…

Il est difficile de citer toutes les initiatives et actions, qui atteignent une grande densité ;  Les jardins bio du monastère de sainte croix, les formations de l’école de la nature et des savoirs,  l’épicerie coopérative de la carline, le formidable lieu d’accueil du Martouret, les tiers lieux et espaces de co-working , le 8 fab-lab, Latelier, l’usine vivante, l’espace Barral, les jardins partagés, le marché bio de Livron , Dromolib pour promouvoir l’éco-mobilité,  tant d’autres encore font chaque jour avancer le développement durable dans la Biovallée.

Et lorsque les entreprises, associations et collectivités construisent ensemble, c ‘est aussi très fort. « Ca bouge dans ma cantine », pour manger bio et local ; familles à énergie positive et cycle d’ateliers conversation carbone pour accompagner les évolutions individuelles, plate-forme de rénovation énergétique  DOREMI pour aider les particuliers à passer leur maison en BBC, les AMAP pour manger bio et local , le bois-buche local et responsable de Dryades pour se chauffer , le réseau des éco-hébergeurs, les centrales villageoises photovoltaïques , Agricourt pour distribuer les produis bio locaux vers les cantines et restaurants ; …Il faudrait encore parler de nombreuses initiatives sportives et culturelles ou éducatives qui s’inscrivent dans la même perspective.

(Il est urgent de publier un grand livre ou un grand blog des ressources de la Biovallée)

Ce qui frappe dans cette longue liste pourtant très incomplète, c’est la diversité des actions menées, le fait qu’elles ne concernent pas seulement des process de production mais aussi des investissements publics et des politiques locales, des engagements associatifs et des changements de mode de vie et d’organisation sociale.

On mesure aussi la multiplicité des partenariats tissés, la façon dont le territoire par tous ses acteurs produit une réponse à la fois cohérente, multiforme,  transversale, à l’enjeu du siècle qui commence ; un siècle qui doit garantir l’avenir des générations qui nous succéderont ; un siècle pendant lequel, au delà du PIB, on se mettra à mesurer notre progrès autrement, de façon plus qualitative, en tenant compte du long terme, et de ce qui compte vraiment dans la vie.

Biovallée connue ?

Grace à l’engagement de ses acteurs, la Biovallée est de plus en plus connue en France et en Europe. Les délégations universitaires sont nombreuses, ainsi que les travaux de doctorants cherchant à comprendre l’alchimie de la dynamique. Les sollicitations d’interventions se multiplient, en France comme à l’étranger[22]. Les articles de presse ou les émissions de radio et de télévision comme les visites de délégations étrangères sont de plus en plus nombreuses. la Biovallée participe à la naissance d’un réseau européen de bio-districts. L’association s’organise progressivement pour répondre à cette demande, qui fait partie de sa mission de porté à connaissance. 

Biovallée a un gros potentiel. Comment le transformer en résultats ?

Tout n’est pas acquis, loin de là ; la société locale mute mais reste encore, par endroits, réticente.  Comment Biovallée peut elle, et par quelles décisions et actions, devenir l’éco-territoire qu’elle ambitionne d’être ?

Plus généralement, quelle contribution le territoire va t-il apporter au grand chantier de la transition ?

En rassemblant collectivités publiques, entreprises, associations et particuliers, et ce sur l’ensemble de la vallée de la Drôme, l’association Biovallée fournit un creuset et un lieu de rencontres pour de nouvelles perspectives. L’association n’a pas vocation à faire à la place des acteurs publics et privés, dont elle respecte à la fois l’indépendance et la créativité.

L’association a plutôt  la responsabilité de faciliter le travail de tous les acteurs, leur rassemblement, le tissage des liens,  la promotion de leur action, du territoire de la vallée, d’une perspective d’avenir et la démonstration des résultats déjà constatés.

Son objectif, décrit par ses statuts, pourrait se résumer en deux points :

Regrouper pour agir : c’est à dire créer tous les espaces de travail et de co-production nécessaires pour répondre à des appels à projets nationaux ou européens, développer les réseaux, favoriser les collaborations entre adhérents, partager les informations et les savoirs, faire jouer à fond la puissance d’une alliance des collectivités, entreprises, associations et particuliers autour de l’objectif de l’éco-territoire de référence.

Faire connaître pour convaincre, c’est à dire utiliser tous les vecteurs pour promouvoir le projet et les perspectives, avec pour effet de renforcer l’attractivité du territoire, de faciliter la reconnaissance par les institutions, d’encourager les dynamiques locales, et de faire connaître les réalisations concrètes, qui seront elles-mêmes incitatrices d’autres réussites futures.

Claude Veyret

Article 2. – Objet et périmètre
2.1/  La Biovallée® par tous

  1. L’association Biovallée® a pour objet la promotion du développement durable par tous, tel qu’il est décrit par le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dit « rapport Brundtland – Notre avenir à tous », visant un développement capable de répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la satisfaction de ceux des générations futures. 
  2. L’association Biovallée® souhaite promouvoir le développement durable et humain par l’exemple, en soutenant, accompagnant, participant, fédérant, popularisant toutes actions concrètes allant dans ce sens sur le territoire de la BIOVALLEE®.
  3. L’association Biovallée® se fixe également pour objet de faire connaître les réussites concrètes et innovantes en matière de développement durable à l’échelle territoriale et de relier les acteurs, les citoyens, les entreprises et les collectivités publiques œuvrant dans ce sens
  4.  

2.2/ La charte Biovallée®

Afin de permettre et de faciliter la coopération et la synergie d’action de tous les acteurs du territoire Biovallée® dans le respect des objectifs fondamentaux de l’association une « Charte de développement économique, humain et durable » a été établie. L’objectif de cette charte est d’engager chacun  dans le développement humain durable en l’incitant à mener des actions concrètes de progrès en matière de respect de l’environnement, d’efficacité économique, de responsabilité sociale et dans le cadre d’une bonne gouvernance.

Pour ce faire, l’association assure la promotion et la gestion de cette  charte afin d’inciter à rendre visible les avancées du territoire, avec une volonté de tr

ansparence des résultats et des actions réalisées.

2.3/ La Marque Biovallée®

Dans le respect d’objectifs d’intérêt général économique et d’aménagement et ménagement du territoire, cette association a aussi pour mission d’assurer la gestion et l’animation de la promotion de la Marque «BIOVALLEE®» déposée à l’INPI, sur laquelle elle dispose par convention d’une concession de l’ensemble des droits d’exploitation par la Communauté  de Communes du VAL DE DRÔME (CCVD)

2.4/ Le périmètre d’intervention

– L’association a vocation à intervenir sur le territoire composé des trois Communautés de Communes : du Val de Drôme, du Crestois – Pays de Saillans, du Pays Diois ; elle assure également au-delà du territoire le partage d’expériences, savoir-faire et la promotion des actions réalisées.

L’association s’emploie à contribuer et à participer à des partenariats rassemblant les collectivités, entreprises et associations autour d’objectifs concrets partagés.

Page de questions à incrémenter.

Définir rapidement Biovallée ?

C’est une dynamique territoriale de développement durable à quatre éléments.

A la fois un territoire (la vallée de la Drôme), un projet de territoire (biovallée 2040, éco-territoire de référence),  un contrat territorial (le GPRA) , une marque et une association.

Presse

http://www.liberation.fr/terre/2012/08/29/qu-elle-est-bio-ma-vallee_842682

https://www.franceinter.fr/emissions/co2-mon-amour/co2-mon-amour-20-janvier-2018

https://www.francetvinfo.fr/economie/au-plus-pres-la-drome-une-biovallee_1929129.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/vallee-du-rhone/drome/drome-biovallee-prospere-936457.html

Le rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces naturels contient également des informations  intéressantes :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=27&ved=0ahUKEwjYvemgtpzaAhXB2qQKHdyZCJ04FBAWCEkwBg&url=http%3A%2F%2Fagriculture.gouv.fr%2Ftelecharger%2F68744%3Ftoken%3D13a31a243817006669284e92d1329b68&usg=AOvVaw0yOZpFDGKnJEE9u2-RmsHb

[1] Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement. Piloté à sa création par Aurelio Peccei, un Italien membre du conseil d’administration de Fiat, et Alexander King, un scientifique et fonctionnaire écossais, ancien directeur scientifique de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il doit son nom au lieu de sa première réunion à Rome, à l’Académie des Lycéens le 8 avril 1968.

Le Club de Rome se fait connaître mondialement en 1972 par son premier rapport, The Limits to Growth (littéralement Les limites à la croissance), connu sous le nom de « rapport Meadows » et traduit en français par l’interrogation « Halte à la croissance ? ». Son interpellation intervient à l’apogée de la période dite des Trente Glorieuses, une période de croissance sans précédent dans les pays développés et qui laissait penser que celle-ci était sans limite imaginable.

[2] Une actualisation de ce rapport, publiée en 2012, maintient cette perspective, estimant que tout se déroule malheureusement selon le scénario prévu. http://parolesdesjours.free.fr/limitescroissance.pdf

[3] victime de son succès , en manque de fonds propres pour soutenir son développement  , SANOFLORE est d’abord rachetée par des capitaux  théoriquement amis , mais qui revendront ensuite à l’Oréal , en dépit des souhaits du fondateur.

[4] le rapport Brundtland , du nom de la première ministre norvégienne qui le présida, est sous titré « notre avenir à tous » ; il  définit pour la première fois le développement durable comme «« … un mode de développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »

Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir »

A noter qu’en France subsiste un désaccord  quant à la traduction du terme « sustainable développement »  en « développement durable » ;   certains préfèreraient la traduction « développement soutenable », c’est à dire susceptible d’être soutenu avec la même intensité dans la durée.    https://fr.wikisource.org/wiki/Notre_avenir_à_tous_-_Rapport_Brundtland

[5] En fait, dès 1982, la CCVD est à la recherche de financements pour engager les études d’un contrat de rivière pour la Drôme, mais la solution n’apparaitra qu’en 1986, avec des crédits européens, les PIM (programmes intégrés Méditerranéens) qui apporteront 7 millions de Francs pour boucler un programmes d’études.

[6] En mai 1987  la CCVD recrute Didier JOUVE pour conduire notamment les contrats de rivière, le SAGE, la gestion des déchets,  les opérations d’aménagement et de construction.  Le diois confie à la CCVD le pilotage de l’action sur son territoire. Les conventions CCVD-CCD resteront actives pendant presque 20 ans, jusqu’au transfert des actions rivière au syndicat mixte de la rivière Drôme, en 2006.

[7] La Drôme sera le premier Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de France , et le seul pendant 4 ans. Le SAGE,  qui met autour de la table tous les acteurs concernés par la rivière et les invitent ainsi à écrire le règlement d’usage d’une rivière préfigure les démarches participatives de développement durable et la méthode utilisée pour le Grenelle de l’Environnement.

[8] La réserve naturelle nationale des Ramières est inaugurée en 1988 par Brice LALONDE.

[9] Le prix, d’une valeur de 93.000 euros, est remis à jean SERRET, Didier JOUVE et Jean louis HILAIRE à BRISBANE, AUSTRALIE , en 2005. Le montant servira de contrepartie pendant près de dix ans pour financer une réalisation de réhabilitation de bassin versant dans le sahel sénégalais. (sintiou bamambé) http://riverfoundation.org.au/our-programs/riverprize/international-riverprize/previous-international-riverprize-winners/

[10] Le projet est lauréat en 2000 d’un appel à projet de l’Etat sur l’aménagement durable de zones d’activités. Le prix est remis à Jean et Didier par Roselyne BACHELOT, alors ministre de l’environnement.

[11] Base régionale des arts de la rue, pépinière d’entreprises, amphithéatre, salle de conférence et salles de cours de biovallée-campus,  hôtel d’entreprises, bureaux en murs de paille de la CCVD, tous chauffés par un réseau de chaleur sur chaufferie à plaquettes bois.

[12] Didier est nommé 3ème Vice-Président, chargé de l’aménagement du territoire et du développement durable. Il reste en même temps directeur adjoint de la CCVD.

[13] Une délibération cadre comportant 65 premières actions et une méthode d’appréciation du développement durable

[14] http://www.territoires.rhonealpes.fr/rubrique.php3?id_rubrique=1221

[15] Le choix n’est pas facile. Le maire de Crest n’en veut pas, et à l’autre bout du spectre, les agriculteurs pionniers de la bio craignent un piratage du mot et une opération de green-washing des élus locaux.

[16] L’animation technique est placée sous la responsabilité du directeur de la CCVD jean Pierre ROCHAS et réalisée  par Philippe MEJEAN, chef de projet, également  concepteur des démarches démocratiques qui ont fondé le projet Biovallée 2040.

[17] Sous la co-présidence Jean SERRET pour les collectivités et Didier JOUVE pour la Région. Michel VARTANIAN représente la CCD, Marie Christine DARFEUILLE le pays de Saillans et  Gilles MAGNON la CC du Crestois ( depuis regroupés) .

[18] Cette décision, qui modifie la charte graphique et tous les documents de la CCVD est prise en conseil communautaire à l’unanimité des 30 communes.

[19] Le chiffre mériterait d’être précisément décompté : Sanoflore 100, herbier du diois 54, GPA 170, Nateva 35, Charles et Alice 380 , Iris, Herbarom, Fytosan, Ladrome,  bioline, 300 agriculteurs bio, les éco-hébergeurs , les entreprises d’éco-construction, les commerces et la restauration bio, le CFPPA…

[20] une enquête menée en 2018 par l INSEE pour le compte  du ministère de l’agriculture sur les pratiques culturales révèle que de nombreux agriculteurs dans la Biovallée  pratiquent la bio sans avoir demandé la certification.

[21] 50% enercoop, 50% régie de grenoble GEG

[22] Japon, Portugal, Australie et Canada pour les plus récentes.

 

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