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Bonjour à toutes et tous,
les jours de pluie servent normalement à se cacher derrière un ordinateur… Normalement ! Cependant, hier (4mars), des travaux de destruction d’une ripisylve ont commencé en amont du pont Rompu à Die. Une pelle mécanique s’acharnait sur de malheureux saules, aulnes et autres végétaux pionniers d’un boisement riverain de la rivière Drôme.
Un bouche à oreilles informatique s’est répandu à la vitesse de la fibre (que l’on attend toujours, pourtant) et ce matin à 8h nous étions une bonne trentaine, voire une cinquantaine si l’on compte les retardataires) à vouloir demander des explications à un responsable des travaux. Celui-ci nous a fait un bon discours (sous la pluie). Il débute en reconnaissant qu’il y a eu un défaut d’information, de communication et que c’était regrettable. Puis il nous annonce que la rivière pourrait bien se débrouiller toute seule -tiens c’est nouveau ! – en se déplaçant dans son lit et quand il n’y avait pas d’enjeux humains il était « urgent de ne rien faire » mais que lorsqu’il y avait des ouvrages (ponts sous dimensionnés, voies de chemins de fer, habitations …) il fallait intervenir pour les protéger. De plus il y avait un « déficit de matériaux » dans le bas de la vallée et dans certains endroits le manque de graviers  était problématique… qu’il fallait recréer une arrivée de sable et graviers pour réactiver une dynamique de la rivière et la rendre plus vivante …
Je passe et j’en passe…
C’est vraiment cocasse comme argumentaire car, en plus, il se plaignait que les pins noirs retenaient les sédiments.
Mais c’est justement, parce qu’il y avait des crues dévastatrices, une érosion titanesque, que nos ancêtres du XIXème siècle ont créé la RTM (Restauration des Terrains en Montagne). Ainsi ils ont bâti des milliers et des milliers de barrages en bois, en fascine, en pierres (ouvrages que l’on voit encore par endroits, faibles reliques des travaux monumentaux des forestiers de l’époque). En cassant la vitesse de l’eau, en régulant les ruisseaux, en retenant les marnes et éboulis, les hommes ont pu semer des plantes fixatrices des sols (telle la bugrane) et bien sûr planter les fameux pins noirs (bêtes « noires » tant décriées par certains, qui ont la mémoire courte). Ainsi une grande partie des pentes ont été stabilisées, les cultures et la fameuse vigne à clairette sauvée.
Dans le même temps les extractions de graviers ont continué, s’amplifiant même avec l’apparition de machines de plus en plus monstrueuses (performantes diront d’autres), avalant le « matériau » jusqu’à la roche mère.
La loi s’adapte tardivement, elle interdit (bien récemment) de racler le lit central de la Drôme, autorisant toujours les extractions au delà  des berges, quitte à faire des enrochements pour être dans les clous.
Et on feint de s’étonner qu’il y a un « déficit » de matériaux dans la rivière et que c’est la FAUTE de la forêt, qu’il faut réinstaller des « griffes d’érosion » faire revenir des cailloux à la Drôme. Ainsi on accuserait presque le forestier d’avoir trop bien fait son travail ??
Pour en revenir à « nos travaux » le but est de rectifier le cours de l’eau en le déviant sur sa rive droite pour que la rivière remobilise les sédiments et les entraine à l’aval, là où ils manquent. Quid de la protection des ouvrages de Die, quid de la vie de la faune aviaire riveraine, de sa reproduction, car en effet le cincle, les bergeronnettes, le martin pêcheur, le petit gravelot, … sont nicheurs à proximité du chantier. De plus le castor bien implanté depuis une trentaine d’année et la loutre revenue depuis quelques années sont bien présents dans les parages. A-t-on fait une étude d’impact sur cet endroit ?
Outre le manque de communication, c’est toute une vie aquatique, tout un écosystème qui sont perturbés dans ce lieu. Je me demande si cela a été pris en compte ? Comme j’ai posé la question, le « professeur » a répondu qu’il était dans le créneau administratif : travaux possibles entre octobre et mars ; quid encore de l’hiver particulièrement doux (je crois même que le « particulièrement » est de trop) et de la reproduction qui est déjà bien avancée.
J’ai dû quitter le chantier avant la fin des discussions, pris par d’autres engagements, je ne connais la suite, peut être une réunion d’information tardive ?
Bien triste affaire et la nature en paie les frais !
Faire une bêtise pour réparer une bêtise,
cela ne fait qu’une bêtise de plus.

Voilà encore un coup de gueule, j’espère que cela ne deviendra pas une habitude …

Pour être plus positif je vous envoie
le programme des sorties des prochains mois. Certaines dates sont à fixer, des sorties sont à confirmer auprès des intervenants mais la trame est là.

14 mars Le suivi de la migration à Pierre Aiguille est toujours un moment important pour les observateurs et la LPO accueille chaleureusement tous les curieux de Nature.
Covoiturage possible à partir de Die : me contacter
Pour la sortie du 17 mars je remercie particulièrement François Chesnais qui l’organise. RDV 9h au pont Rompu (curieux lieu, ce n’est que pure coïncidence). François va nous montrer plein d’indices de présence de la faune des bord de rivière là et ailleurs dans des endroits qu’il connaît très bien.
Merci de bien vouloir vous inscrire auprès de moi ou de lui cela nous donnera une idée du nombre de participants.

 

 

la mairie de St Julien en Vercors et la ligue de protection des oiseaux et de la biodiversité ( LPO 26-07 )

vous invitent  le 24 AVRIL  aux « rencontres naturalistes de St Julien »

programme que l’on doit à François Arod

.voici le programme :

16 h (rendez-vous  à la salle des fêtes) :

Balade naturaliste autour du village pour observer la biodiversité locale.

19 h : Présentation des études LPO sur les oiseaux présents sur le territoire local et leur évolution puis discussion.

20 h  :Repas partagé.

21 h  : Soirée musicale et danses folk avec le groupe FAUCON’FOLK

A bientôt.
Bien naturalistement
Gilbert
PS : les photos sont de Bruno Lefèvre merci à lui. J’ai dû réduire les photos pour l’envoi, dommage !
Seuls le cincle et le martin pêcheur sont de moi.

Gilbert DAVID

Vice-Président LPO Drôme-Ardèche

tel : 06.52.63.91.55

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