Le concept de transition écologique, élaboré par Rob Hopkins, regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d’individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience locale, d’économie en boucle et de réduction des émissions de CO2.
Ces principes ont été déclinés dans les domaines de l’agriculture (permaculture), des usages dans les villes (avec le mouvement des villes en transition) ou plus généralement avec le principe de résilience.
L’avant-projet de la stratégie est construit selon 9 axes transversaux, subdivisés en priorités :
- Axe 1 : Développer des territoires durables et résilients (avec comme priorité de « Préserver la capacité des territoires à bénéficier des services écosystémiques, assurer la résilience des territoires, Développer des modèles urbains durables ; Co-construire des projets territoriaux de développement durable ») ;
- Axe 2 : S’engager dans l’économie circulaire et sobre en carbone (avec comme priorité : « Réorienter les modèles de production, d’échange et de consommation ; Rendre notre économie moins dépendante des ressources non renouvelables ; Mettre en place une nouvelle politique industrielle et agricole plus économe en ressources et s’appuyant sur l’innovation ; Mobiliser les territoires et favoriser les initiatives locales »);
- Axe 3 : Prévenir et réduire les inégalités environnementales, sociales et territoriales ; avec comme priorités « Réduire et prévenir la vulnérabilité énergétique ; Prévenir et s’adapter aux impacts du changement climatique sur les populations ; Prévenir et lutter contre les inégalités en santé-environnement ») ;
- Axe 4 : Inventer de nouveaux modèles économiques et financiers (avec comme priorité : « Élaborer un nouveau cadre de la « norme
d’investissement » pour attirer les financements vers des projets liés à la transition écologique ;Modifier les comportements des acteurs individuels en changeant les modèles d’incitation et de rémunération de leur performance économique ; Associer les acteurs à l’adaptation des modèles économiques ») ;
- Axe 5 : Accompagner la mutation écologique des activités économiques, avec comme priorités « Anticiper les mutations économiques liées à la transition écologique et leurs effets sociaux ; Accompagner les transitions professionnelles ; Informer, inciter et conseiller tous les acteurs économiques afin de faire comprendre et partager les enjeux des mutations sociales et professionnelles ; Faire des mutations sociales et professionnelles de la transition écologique un enjeu de responsabilité sociale/sociétale des entreprises et organisations ») ;
- Axe 6 : Orienter la production de connaissances, la recherche et l’innovation vers la transition écologique (avec comme priorité : « Impliquer les parties prenantes dans l’orientation de la recherche ; Faciliter les démarches d’innovation avec tous les acteurs ; Associer les parties prenantes à une production efficace de données et de connaissances ; Faciliter et favoriser l’accès aux données et aux résultats scientifiques ») ;
- Axe 7 : Éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique (avec comme priorité : « Généraliser l’éducation au développement durable de la maternelle à l’enseignement supérieur ; Promouvoir le développement d’initiatives, expérimentations et innovations citoyennes favorisant la compréhension et la mise en pratique de la transition écologique. ; Favoriser la diffusion et le partage de l’information, notamment environnementale, et faire progresser les capacités d’expertise collective ; Aider à la modification des choix et comportements de la société ») ;
- Axe 8 : Mobiliser les acteurs à toutes les échelles (avec comme priorité : « Encourager l’exercice de sa responsabilité par chaque acteur ; Développer les alliances, les synergies et les stratégies « gagnant gagnant », notamment par le renforcement de la participation publique ») ;
- Axe 9 : Promouvoir le développement aux niveaux européens et international (avec comme priorité : « Renforcer la gouvernance internationale de l’environnement et du développement durable ; Intensifier les négociations sur le climat; Renforcer la protection et la valorisation des écosystèmes et milieux naturels ; Promouvoir la transition écologique de l’économie ; Intégrer le développement durable dans les politiques sectorielles de l’Union européenne ; Adapter la politique d’aide au développement »).