
Alors qu’il est en position d’imposer des transformations fortes des secteurs qu’il renfloue, le gouvernement choisit la voie du “business as usual”, comme si l’urgence climatique n’existait pas. Hier, un amendement déposé par Matthieu Orphelin et 10 autres député-es demandant des contreparties à l’augmentation des participations de l’Etat dans de grandes entreprises a été rejeté en commission des finances.1
L’état d’urgence climatique a pourtant été voté en septembre dernier : ce budget rectificatif pourrait être une nouvelle preuve qu’il s’agit de paroles en l’air.

Pas un euro d’argent public ne doit être versé aux entreprises polluantes sans exiger de stratégie de réorientation massive de leurs activités et de transition juste pour leurs salarié-es. Soutenir à bout de bras et sans condition des multinationales qui devront de toute façon se transformer, c’est rendre leurs salarié-es encore plus vulnérables aux prochaines crises