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Une histoire des routes du Vercors

Le massif du Vercors est parcouru par l’homme depuis des milliers d’années, à pied ou à dos de mulet, le long d’innombrables sentiers. Au XIXe siècle, la construction de routes carrossables constitue un véritable exploit humain et technique qui facilite les échanges entre la montagne et la plaine. Aujourd’hui encore, les routes sont au cœur de la vie du massif et de ses habitants. Cette exposition invite à découvrir l’histoire de ces cheminements millénaires, de ces routes pittoresques ou sublimes.

Les chemins du Vercors au Moyen-Age

Aux premiers siècles du Moyen-Age, la rudesse des hivers restreint les circulations dans le massif aux seuls mois d’été. L’habitat permanent est cantonné aux marges, notamment dans la région de Die. Le réchauffement climatique de l’an Mil permet aux hommes de s’installer toute l’année dans les hauteurs. Aux côtés des moines venus prier dans la solitude des espaces montagnards, les habitants occupent le territoire et se regroupent en paroisses sous la protection de seigneurs laïcs ou ecclésiastiques. Pour les cultures, l’élevage, l’exploitation de la forêt, le commerce ou la vie religieuse, ils tracent et empruntent de multiples chemins.

A l’initiative des routes

Au début du XIXe siècle se mettent en place des conditions favorables au développement d’un réseau routier local. Le transfert de la propriété forestière sous la Révolution stimule l’économie. L’apparition du chemin de fer et l’amélioration des techniques de construction accélèrent les communications. Le « désenclavement » du Vercors par les routes et l’exploitation rationnelle de ses ressources deviennent des maîtres-mots partagés par la population et ses élus, soutenus par l’administration du département – préfet et conseil général. Les projets naissent d’un jeu d’interactions entre ces différents acteurs. Deux points attisent particulièrement les tensions : le tracé des routes et leur financement.

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Le service vicinal, un outil au service du développement routier

Créé en 1836, le service vicinal est l’administration départementale chargée de construire et d’entretenir le réseau routier de proximité, dit aussi « vicinalité » : chemins de grande ou moyenne communication, d’intérêt commun, chemins vicinaux ordinaires ou ruraux… Fort d’une cinquantaine d’agents en 1914, il est dirigé par un agent voyer en chef, assisté d’agents voyers d’arrondissement, cantonaux, ordinaires et de cantonniers. C’est ce service qui assure le percement d’une grande partie des routes carrossables du Vercors au XIXe siècle. Il est fusionné en 1928 avec le service des Ponts et Chaussées, en charge des routes nationales.

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Le Vercors à l’époque moderne : un monde en mouvement

Du XVIe au XVIIIe siècle, le Vercors est un espace amplement parcouru et relié aux régions voisines. Ses forêts sont exploitées de façon intensive. Ses habitants s’adaptent aux conditions montagnardes en menant plusieurs activités : élevage ovin ou bovin, culture des céréales mais aussi fabrication textile, transformation du bois voire métallurgie. Loin de vivre en autarcie, ils écoulent leur production dans la plaine, dont ils dépendent pour une part de leur approvisionnement. Les flux commerciaux et les autres déplacements se font à pied ou à dos de mulet, par les cols et les « pas », le long de sentiers parfois périlleux.

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