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Les Rencontres de Die et de la Biovallée.

Elles auront lieu du vendredi 22 janvier au dimanche 31 janvier 2021 (les 2 jours compris). La journée de formation des bénévoles est organisée le Dimanche 17 janvier 2021. Et deux journées suivront les 5 et 6 février 2021 sur Dieulefit et Livron sur Drôme.

HISTORIQUE 

Dans le cadre des commissions constitutives (1999-2000) de l’Espace Social et Culturel de Die et du Diois, puis des « CarrLes Rencontres de l'Ecologie au Quotidien à Die - Terres ...efours » et plus particulièrement le   » Carrefour Vie Locale » (2001-2002), des habitants du Diois se sont retrouvés régulièrement pour réfléchir  » à une sensibilisation des habitants sur le thème de l’écologie « . Et bien sûr moult autres sujets. En 2002, L’association la Carline (Georges Roussel), avec le CPIE-Vercors (Claire Bonnelle), AgriBioDrôme (Anne Tesson), l’entreprise Héliopys (Olivier Girard ) , et l’Espace Social et Culturel du Diois (Claude Veyret et Jean Yves LeCruer)  ont fédéré autour de valeurs écologiques, sociales et humanistes des habitants, associations et entreprises (une centaine de personnes) qui se réunissent dans des groupes de travail thématiques tout au long de l’année… jusqu’à fonder Ecologie au Quotidien.

Les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien sont le résultat des recherches et du travail de ces réseaux qui œuvrent sur le territoire de puis les années 1970.

Après ces vingt années de travail sur le terrain, les actions  » Ecologie au Quotidien » s’inscrivent véritablement dans le paysage territorial du Diois.

« Ecologie au Quotidien » a l’objectif de mettre en réseau des associations de l’ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l’Ecologie et des valeurs humanistes et solidaires. Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d’une responsabilisation de ses acteurs artistiques, culturels, sociaux, économiques et politiques face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un  » Mieux vivre ensemble ».

Cette synergie sur les différents territoires préfigure la mobilisation de la société civile sur ce projet de « développement humain durable » et sur un espace de cohérence et de cohésion que l’on appelle depuis 12 ans «Biovallée ». C’est sur l’ensemble de ces territoires que les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ont la volonté de rayonner.

Cette action s’inscrit dans une trame historique propre au Diois avec sa tradition d’innovation et d’accueil de nouvelles idées, technologies et savoir-faire: agriculture biologique dans les années 70, diversification des productions en particulier de plantes  aromatiques, médicinales et à parfum dans les années 80 ( et ses micro-entreprises), une forte présence de personnes sensibles à l’alimentation bio ( 520 familles adhérentes à la Carline soit 1800 consommateurs ), mise en place d’une charte de territoire et agrément « d’un pays » porteur d’une identité et d’une sensibilité propres.  Après plusieurs réunions, plus que l’organisation d’une foire ou d’un festival,  » c’est un travail pédagogique autour de nos gestes quotidiens envers les jeunes et les adultes et une valorisation des acteurs du Diois liés à l’écologie au sens large » qui a été choisi par le groupe « Ecologie au Quotidien ».

Nous avons 7 axes essentiels :

  • Privilégier l’action vers le public non averti en axant Informer sur la situation de la planète et Sensibiliser les adultes et les   enfants, les acteurs de demain.
  • Valoriser les producteurs et acteurs locaux qui ont une démarche écologique dans le Diois.
  • Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante.
  • Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées.
  • Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie.
  • Impulser des politiques territoriales de Développement Durable et préservation de l’environnement et du vivant.
  • Faciliter la participation des habitants à la chose publique en créant les conditions de la confiance.

En 2003, les premières Journées d’Ecologie au Quotidien : les alternatives

En 2004, Eco-Territoire, Eco-Citoyenneté, Eco-Humanisme

En 2005 Habiter la terre ensemble : Se nourrir, se Loger, se Déplacer, se Rencontrer Autrement.

En 2006, « Terres Solidaires – Paix, Pays, Paysans, Paysages »

En 2007, « Fêter le vivant » a mis en valeur cette urgence qu’il y a à sauvegarder la vie sous toutes ses formes: la terre, l’air, la flore et les forêts, la faune et la biodiversité, l’humanité de l’être humain.

En 2008  » Osez Ensemble  » est une volonté affichée de reprendre en main notre vie et notre avenir,  de compter sur ses propres forces avec lucidité.

En 2009, « Vivre Simplement ….pour que d’autres puissent simplement vivre… » veut marquer un basculement : désormais c’est acquis l’accumulation des biens matériels ne fait pas le bonheur et la solidarité planétaire exige la justice sociale. En 2010, « Agir ici et maintenant …» a présenté les alternatives dans tous les domaines : déplacements, énergies, habitat, lien social, agriculture, alimentation, médecine, urbanisme qui fleurissent ici ou ailleurs.

En 2011, « Grandir en Humanité » Ce sont les liens sociaux qui seront au cœur des tricotages.

En 2012, «Vivre la Transition …» Ce sont les mutations sociales, économiques et énergétiques qui s’imposent…

En 2013,  « Les utopies en marche »…Ouvert à tous les imaginaires…

En 2014,  « Biodiversité, Cultivons la vie », questionner le vivant

En 2015 : « Ralentir, Vers une sobriété heureuse » et soutenabilité choisie

En 2016 : « Changer de vision… Pour un monde solidaire », quel imaginaire ? En 2017 : « Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi) pose le sujet de la cohérence et congruence…

En 2018 : « Osons la fraternité…Mieux vivre ensemble », après le Bataclan et CharlieHebdo, une évidence…

En 2019 : « S’engager ensemble, pour une terre de vie, de paix, de liens », prémonitoire…

En 2020 : « S’entraider…Coopérer ici et ailleurs »

En 2021 : « changer de cap… Réfléchir, réparer, réduire, relocaliser… ». En projet après le COVID et les 60 jours de confinement sanitaire

 » Pour un territoire vivant et solidaire »

-Développer une éco-citoyenneté et des résistances créatrices en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial.

-Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre  » sur le territoire et sur la planète.

-Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale.

-Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Indispensable synergie démocratique délibérative.

-Créer un vrai projet de territoire ou chacun se reconnaîtra et tous construiront ensemble « ce qui vaut que la vie soit vécu… »

-Accompagner les acteurs qui veulent participer à cette grande aventure de la Transition Ecologique.

 

 » S’informer pour se responsabiliser »

Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientisantes à :

-Structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes, sociales et humanistes à travers des actions locales.

-Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé.

-Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques.

-Engendrer une solidarité et des expérimentations sociales pour un projet commun de territoire vivant et de « haute qualité humaine ».

-Valoriser l’Agriculture Biologique et l’agroforesterie à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques.

-Reprendre la responsabilité sur sa vie, en particulier sa santé et son propre avenir

-Imaginer un Diois et une Biovallée® à 20 ou 30 ans, terreau des initiatives citoyennes et innovations sociales qui front sens dans le projet de «  vivre ensemble ».  -Avoir Une Vision Transformatrice qui fasse sens pour le plus grand nombre…

Depuis 2003, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs dont des milliers d’enfants sont venus s’informer et échanger. Ainsi, cette mobilisation participe à l’émergence « d’un territoire d’initiatives et d’inventivités » sur des valeurs de respect de la nature et de l’humain. « Les Rencontres de l’Ecologie » constituent le temps fort de cette implication quotidienne des habitants autour des 3 écologies : personnelle, sociale et environnementale.  Ces  journées sont des moments privilégiés de rencontres, de retissage de lien social, de découverte, du travail sur le territoire, de valorisation des acteurs locaux, de réappropriation de la mémoire afin de construire une identité collective forte, de redynamisation de nos énergies respectives. L’événement est un acte significatif d’engagement local des habitants pour la planète.

Les Rencontres de l’Ecologie : histoire d’un cheminement

Les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die démarrent et mobilisent tout un territoire…du 25 janvier au 9 février 2021 (à Die même du 25 janvier au 3 février). L’Ecologie dans nos pratiques quotidiennes : objet du festival de Die au pied du Vercors entre Alpes et Provence depuis 18 ans.14es Rencontres de l'Ecologie 2016 de Die et du Diois-Ecologie au ...

  • Un cheminement d’Education Populaire et de dialogue citoyen.

Organisées par l’association 1901 « Ecologie au Quotidien », les 17èmes Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die se déroulent du 22 janvier au  31 janvier 2021 à Die  et au 6 et 13 février à Livron sur Drôme, dans la Biovallée de la Drôme et Dieulefit. Chaque année, deux cents à trois cents invités et plus de 10 000 entrées (en 2019, + 40% par rapport à 2017), 12 jours soit 220 rendez-vous, 4900 heures de bénévolat, une soixantaine d’associations partenaires, un an de préparation, 120 bénévoles, une bonne dose de convivialité et 22 jours de mobilisation sont les ingrédients de cette rencontre régionale originale et unique sur sa longueur. « Et toujours cette diversité de l’offre, conférences, débats, cinéma, concerts, théâtre, repas bio, librairie, ateliers pratiques et de découvertes, spectacles enfants et adultes, expositions, visites d’éco-sites, animations scolaires, jeux coopératifs, des formations,  des expérimentations sociales, des entreprises créatrices, balades en montagne ou en forêt, etc.… qui permet de sensibiliser les publics de différentes manières » explique l’ex-chargée de mission et coordinatrice, Anne Tesson. « De très nombreux thèmes sont abordés : solidarité Nord-Sud, Economie Sociale et Solidaire, Education à la Paix, Communication, transports doux, analyses critiques, transformation sociale, valorisation du territoire et de ses acteurs, Education à l’Environnement, luttes sociales, alimentation et agriculture biologiques, féminisme, médecine alternative et conventionnelle, protection des biodiversités animales et végétales, pollutions, jeux coopératifs, relocalisation de l’économie, auto et écoconstruction, énergies renouvelables, préservation des sols et de l’air, poésie, migrations humaines, peuples racines, pacifisme, précautions avec la forêt et l’eau, désobéissance civiques, etc.… permettent de toucher toutes et tous quelles que soient leurs sensibilités et  c’est ce qui participe à la richesse de ce festival Rhône-Alpin ». « Avec cette année 2021 : 140 rendez-vous et 270 invités…Tous articulés autour de la diversité, la résilience et la relocalisation :

  • Marier écologie sociale, écologie environnementale et écologie personnelle (Félix Guattari)

« Dans les mouvements transformateurs actuels, on pense simultanément, et non pas contradictoirement, les enjeux de transformation personnelle et les enjeux de transformation sociale ». Dans l’association on conjugue plus facilement le « ET » que le« OU ».

Quand Ecologie au Quotidien présentait les XVème Rencontres de l’Ecologie au Quotidien du Diois autour du thème  » Vivre la Transition, énergétique, économique, sociale… »  Une injonction du leader des villes en transition, Rob Hopkins. C’est un temps pour reprendre espoir et se remobiliser sur des dynamiques citoyennes sur nos territoires et participer à une véritable éducation populaire permanente. Le succès des Rencontres de l’Ecologie au Quotidien de Die et de la Biovallée, confirme l’émergence d’une société civile active sur un territoire dynamique où des convictions d’écologie, citoyenneté, fraternité et paix veulent se conjuguer avec bonheur.  Il y a vingt ans, quelques habitants s’inquiétaient : » Pourquoi un territoire où le terreau social, agricole, écologique, culturel et artistique si fertile n’offre pas un événement de qualité à la hauteur de ses valeurs et de son identité ? ». Depuis 2001, dix-huit Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ont esquissé des réponses. Vingt journées de mobilisation et un travail en profondeur toute l’année, d’abord des habitantes et habitants et 60 associations d’éducation à l’environnement, d’éducation populaire, de protection de la nature et de défense des droits de l’homme, sont offertes chaque année à Die. Le thème: « S’engager ensemble, pour une terre de vie, de paix, de liens », donne le « la » à la manifestation. Chacun, pendant ces rencontres, vient faire son panier dans la diversité  des propositions et des actions : l’eau, l’agriculture biologique, les migrations humaines, le reboisement, économie sociale et solidaire, alerte au climat, luttes sociales, biodiversité, non violence, éco-logement, éducation à l’environnement, paysans sans terre, démocratie participative ou délibérative, les habitats légers, les énergies renouvelable, la sobriété heureuse, la désinformation, … La pluralité des intervenants permet aussi de toucher tous les publics. Réinventer « une pensée locale pour un développement local dans une réflexion globale et un développement global » s’affirme comme la colonne vertébrale de cet évènement se référant à la Formule d’Edgar Morin.

  • Une écologie locale et populaire qui valoriser les acteurs du territoire, économiques, culturels, sociaux et politiques : « Que mille réseaux s’épanouissent… »

Ainsi naissent des réseaux au cœur des Rencontres de l’Ecologie valorisant ainsi acteurs et territoires. « Plusieurs milliers de visiteurs fêtent l’Ecologie et la vie, dont les enfants du Diois et stagiaires dans le Diois. Les organisateurs donnent une large place au débat public et la contradiction (Habitats légers, exploitation de la Forêt, Place des grands prédateurs, obligations de vaccinations, sensibilité aux ondes électromagnétiques, etc…). En plein hiver, avec rien à vendre, l’événement aurait pourtant pu faire figure de challenge.  »

Nous semons, le terreau est déjà là. Information, sensibilisation, formation, échanges sont autant d’outils que les gens s’approprient afin de s’engager dans leur quotidien. Sans prétention, nous essayons d’ensemencer des terres de solidarité, de générosité, de luttes, de conscience et de paix pour un futur viable, vivable et désirable par tous. C’est un espace qui enrichit la démocratie…et « où le peuple est très populaire », un clin d’œil à Victor Hugo… Cette action s’inscrit dans une trame historique propre au Diois avec sa tradition d’innovation et d’accueil de nouvelles idées, technologies et savoir-faire : agriculture biologique dans les années 70, diversification des productions en particulier de plantes aromatiques, médicinales et à parfum dans les années 80 (et ses micro-entreprises), une forte présence de personnes sensibles à l’alimentation bio (620 familles adhérentes à la Carline soit 1800 consommateurs ), la mise en place d’une charte de territoire participative et agrément « d’un pays » porteur d’une identité et d’une sensibilité propres. Et finalement la labellisation comme Biovallée.

Une phrase clé : « il faut remettre l’humain et le vivant au centre ». Cela ne va pas de soi. Sortir de l’anthropocentrisme…

L’humain, c’est aussi la St Barthélemy, Hiroshima, le Rwanda, Auschwitz, etc. Travailler sur la question de l’ambivalence que nous avons comme être humain est un élément fondamental. Voir les problèmes à l’extérieur ne suffit pas. Analyser ce qui vient de l’intérieur, et la façon dont nous nous traitons nous-mêmes, dont nous travaillons sur notre propre ambivalence : explique un organisateur. Les relations humaines, le vivre ensemble sont plus dur à appréhender que les relations aux choses. La chosification, la déshumanisation sont solutions de facilité. L’économisme permet de passer du gouvernement des hommes à l’administration des choses. A Ecologie au Quotidien nous savons que l’on peut arroser le meilleur de l’homme…comme le pire. Nous avons choisi le meilleur.

« Travailler moins et consommer moins pour vivre mieux… et se cultiver plus », c’est-à dire choisir la sobriété volontaire et heureuse. Comment la mettre en œuvre ? Comment commencer ? Comment travailler moins pour vivre mieux ? Vivre de façon simple à la campagne est une réalité pour la moitié de la population mondiale et reste réalisable au Nord. Des exemples sont emblématiques. Le cheval de trait peut remplacer le tracteur sur de belles vignes en pente, la cuisine solaire est efficace même au Nord, etc. Le vélo et la marche reprennent le dessus. Enfin, plutôt que d’utiliser du béton dans la construction et la rénovation, le chanvre et le bois sont des alternatives qui permettent de faire vivre toute une filière locale de sa culture à sa mise en œuvre et de valorisation d’une filière autour du pin noir du Diois » esquisse un adhérent qui milite à l’association depuis 2002. L’empreinte écologique (surface de planète estimée nécessaire pour assurer la production de notre nourriture, nos vêtements, notre énergie, nos recyclages de déchets et nos émissions de CO2…), vulgarisée par le WWF en 2002 à Johannesburg, fait ressortir que chaque terrien use 2,7 hectares et que si chaque humain voulait vivre comme un français, il faudrait 3 planètes et 7 planètes pour vivre comme un américain. Nous ne disposons actuellement que de la seule terre et il est utopique d’imaginer « de garder notre système de consommation-prédation actuel dans les pays riches ».

– Une transition écologique douce, consciencieuse, résiliente et lucide.

Nous devons donc nous engager volontairement vers une « sobriété heureuse » (F.Brune) ou une « Simplicité volontaire » (P.Rabhi)… sur nos territoires.  Non, la qualité de vie n’en pâtira pas : combien sont possibles les champs de la croissance des relations humaines de voisinage, amicales, familiales, associatives, de temps partagés avec nos enfants ou de temps de plaisir : musique, artistique, ballades, connaissance de la flore, faire du vélo ou des recherches sociologiques, de la relaxation ou l’apprentissage du jardinage… où 1000 fleurs peuvent nous épanouir, sans détruire, piller ou polluer… Sur nos territoires, l’exemple individuel doit être complété par l’exemplarité de collectivités locales afin de réviser nos certitudes….« Viendra un jour le temps des choses légères »…

  • Impacter tout un Territoire…désirable

« Passer du logiciel égo-compétitif au logiciel alter-coopératif, c’est un chemin, qui ne va pas de soi. Et c’est un chemin où nous avons besoin d’entraide. Vous pouvez très bien, fût-ce dans un mouvement hyper alternatif, avoir des logiciels égo-compétitifs qui fonctionnent en force. Alors nous avons revisité nos croyances… ».  » Ecologie au Quotidien » a l’objectif de mettre en réseau des associations de l’ensemble de la vallée de la Drôme afin de mutualiser les informations, actions et projets allant dans le sens de l’Ecologie et des valeurs humanistes (Liberté, égalité, fraternité, droits de l’Homme, justice sociale, laïcité et parité). Ce réseau est un enrichissement de la société civile sur nos territoires, le résultat d’une responsabilisation de ses acteurs face aux enjeux de société et une volonté de travailler en commun pour un  » Mieux vivre ensemble ». Une écocitoyenneté en action. A ce jour, des associations de la Communauté des Communes du Val de Drôme, de la C.C. de Crest et de Saillans et de la C.C. du Diois ont  participées à la construction du projet des « Rencontres de l’Ecologie au Quotidien » à travers le Grand Projet Rhône-Alpes Biovallée. Cette synergie sur les différents territoires préfigure la mobilisation de la société civile sur ce projet de « développement humain durable » et sur un espace de cohérence et de cohésion que l’on appelle « Biovallée ». C’est sur l’ensemble de ces territoires que les Rencontres de l’Ecologie au Quotidien rayonnent. La commune de Die, la Communauté des Communes du Diois, le Conseil Général de la Drôme, etc… sont partenaires du projet et de l’action et sont ici remerciés pour leur facilitation, leurs financements et leurs aides techniques.

  • Un espace de dialogue et de médiation : « L’espèce humaine face à son devenir et tant de questions ? »

Comment se fait-il que l’humanité, en dépit des ressources planétaires suffisantes et de ses prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s’abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ? Comment se fait-il que la moitié du genre humain, constituée par le monde féminin, soit toujours subordonnée à l’arbitraire d’un masculin outrancier et violent ? Comment se fait-il que le monde animal, à savoir les créatures compagnes de notre destin et auxquelles nous devons même notre survie à travers l’histoire, soit ravalé dans notre société d’hyper consommation à des masses ou à des fabriques de protéines ? Comment les mammifères auxquels j’appartiens ont-ils pu se croire le droit d’exercer d’innombrables exactions sur le monde animal, domestique ou sauvage ?

Comment se fait-il que nous n’ayons pas pris conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, oasis de vie au sein d’un désert sidéral infini, et que nous ne cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au lieu d’en prendre soin et d’y construire la paix et la concorde entre les peuples ? Ces questions qui demeurent à ce jour sans réponse mettent en évidence la faillite de notre conscience et l’obscurantisme dans lequel nous évoluons en dépit de nos connaissances. C’est à tout cela que les Rencontres de Die veulent éveiller….

  • Ces 15 jours : un temps fort et pédagogique au cœur de l’Hiver… et des temps forts en cours d’année.

Plus d’une centaine de bénévoles, des animateurs, des élus, des jeunes se sont mobilisés autour du projet  » Ecologie au Quotidien ». Une restitution de ce travail a lieu en janvier et février de chaque année lors des  » Rencontres de l’Ecologie au Quotidien ». Cette manifestation était organisée dans 30 lieux différents : à la salle polyvalente, dans les écoles, au lycée de Die, à l’écosite et le Tans-Express, aux Amanins, aux cinémas Le Pestel de Die  et l’Eden de Crest, à la médiathèque, à l’Arrêt-Public de Crest et à un Air de Famille à Die, café le Voltaire, café des Lys, , lieux associatifs et autres sites du Diois et du Crestois, Le Cinéma de Loriol ou à Livron sur Drôme, les associations des Cantons de la Motte-Chalancon et Rémuzat… Parfois Valence ou Villard de Lans. Ces 15 jours sont un moment privilégié de rencontres, de retissage de lien social, de découverte du travail sur le territoire, de réappropriation de la mémoire afin de construire une identité collective forte, de redynamisation de nos énergies respectives. L’événement est un acte significatif d’engagement local et global des habitants pour la planète et pour un territoire viable vivant, vivable, solidaire et désirable.

Développer une éco-citoyenneté en participant à la prise de conscience que ce n’est qu’en modifiant nos modes de vie et nos comportements que nous pourrons éviter une catastrophe écologique majeure au niveau mondial. Sensibiliser et responsabiliser les jeunes et les adultes au respect de l’environnement dans les gestes quotidiens pour un « mieux vivre »   et « vivre bien » sur le territoire et sur la planète. Mettre en valeur la spécificité du territoire Diois en valorisant les acteurs locaux, projets, actions et entreprises liés à la qualité environnementale et humaine. Créer une dynamique locale favorable au respect de tous et à la reconnaissance de chacun. Pour ce faire, contribuer à travers des actions conscientes et consciencieuses (on dit conscientisantes dans l’éducation populaire), à structurer le territoire en fédérant des associations autour de valeurs écologistes et humanistes à travers des actions locales. Développer la connaissance, auprès d’un public non averti, de l’impact des gestes individuels et des choix de consommation sur l’environnement et sur notre santé. Informer et donner des pistes pour des modes de vie plus responsables et plus écologiques. Engendrer une solidarité pour un projet commun de territoire vivant et de « haute qualité humaine ». Valoriser l’Agriculture Biologique et ses déclinaisons (filières, transformation, commercialisation, etc…) à partir de son impact sur l’environnement et sur la santé pour développer le réseau de producteurs, de consommateurs et de distributeurs de produits biologiques. Enclencher un processus de sensibilisation et d’action sur tout le territoire et l’évaluer au cours de l’année suivante. Faire travailler des partenaires ensemble sur un projet commun, avec des responsabilités partagées.  Nourrir un terreau afin que germent des initiatives en matière de citoyenneté et d’écologie. Quelles expériences, outils, connaissances peuvent nous permettre de développer ce que Patrick Viveret appellera la résistance créatrice, l’expérimentation sociale, la Vision transformatrice et émancipatrice (REVE), la construction déconstruction des conflits, la joie de vivre, la radicalité ( au sens d’ aller à la racine des choses), etc…

Et tout cela sans ne culpabiliser personne et éviter tout catastrophisme qui mène au fatalisme. Voilà le travail de toute une année qui suit les Rencontres de Die. Que 1000 fleurs s’épanouissent…

Ecologie au Quotidien est une des associations dont l’éthique est reconnue : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité, Justice sociale, Paix, Partage, Parité, Démocratie, Education Populaire, Projets collectifs participatifs, Entraide, Dialogue public, Reconnaissance de chacun et valorisation de tous, Droits de l’humain, Féminisme, Non violence, Responsabilité, Ecoute attentive, Solidarité Nord-Sud, Antiracisme, Engagement social, Amour de son territoire, Désir de transmission, Sobriété, Humour et joie et bien sûr Ecologie, préservation de la Nature et de toutes les formes de Vie. Aujourd’hui les Rencontres de Die sont connues et reconnues pour ces valeurs.

– Un projet co-construit  avec les habitantes et habitants.

Avec les habitant-e-s dans une démarche d’intelligence collective.

Ecologie au Quotidien a mis en place une démarche de concertation active afin d’organiser ses actions avec tous les habitant-e-s qui le désirent.

Les réunions d’organisation des Quatre Saisons d’Ecologie au Quotidien sont ouvertes à touEs les habitantes et habitants qui proposent des thèmes, des intervenant-e-s, des programmes, actions et des lieux pour les conférences qui sont discutés avec les personnes présentes aux réunions. Les propositions sont ensuite présentées au Conseil d’Administration pour validation en référence avec les valeurs et objectifs de l’association.

Une fois le projet déterminé, les personnes qui se sont proposées pour être référents d’une table-ronde, conférence ou autre prennent contact avec les intervenants et déterminent avec eux le contenu de leurs interventions, les modalités et les dates de leurs interventions. Un point sur l’avancée des contacts est fait à chaque réunion d’organisation ouverte à toutes et tous, animées par la coordination salariée de l’association ou toute personne qui le désire ou pendant les réunions des Commissions.

Afin d’organiser les Rencontres de l’Ecologie, les habitant-e-s s’investissent dans des Commissions Thématiques comme référents ou pour faire partie de l’équipe (Communication presse, Site Internet, Affichage, Logistique, Achats,  Décoration,  Régie Son, Espace Gratuité, Librairie, Accueil, Restauration, Buvette, Hébergement, Coordination journées, Animation, Jeunesse, Artistique, Compte rendus des conférences, Sécurité, Référents intervenants, Coordination Tables Rondes/Conférences/Ateliers/Visite de Site, Coordination action hors Die…) L’organisation est souple et « organique », elle s’adapte aux situations, besoins, demandes et toute personne qui le désire peut s’intégrer à tout moment dans une commission. Un bilan des bénévoles et participants ouvert à tous est réalisé le dernier jour des Rencontres et précisé dans le programme. Des réunions de « bilan qualitatif » ouvertes sont organisées pendant les semaines qui suivent les Rencontres.  Le tarif des EcoPass pour participer aux Rencontres s’adapte aux budgets de chacun jusqu’à la participation libre pour les petits  budgets. Nous  facilitons l’activité des personnes handicapées et travaillons depuis plusieurs années avec la Colombine de Crest.

Régulièrement, des formations à l’Intelligence Collective, à la Communication NonViolente, le travail qui relie, sont proposées à toutes et tous.

Avec les Acteurs Locaux. L’association associe tous les acteurs qui le désirent (jusqu’à 60 associations, collectivités, institutions et entreprises) afin que le projet des Rencontres de la Biovallée de la Drôme prenne en compte le mieux possible les enjeux culturels, économiques, sociaux ou environnementaux du territoire. 27 réunions préparatoires ouvertes à toutes et tous, aux associations citoyennes et d’éducation populaire du territoire  sont des éléments forts de cette démarche. Une diversité d’actions. Près d’une vingtaine d’actions d’information et de collecte des réactions des habitants ont été réalisées à ce jour (du 01 janvier au 25 février). Elles ont touché plus de 400 personnes. En 2020 de nombreuses contributions écrites ont été produites en 3 rencontres spécifiques sur la qualité désirée de l’évènement de Janvier-Février 2021 : Les  19èmes Rencontres.

En parallèle, de nombreuses actions se déroulent sous des formes diverses : balades, groupe de travail sur l’histoire du quartier, groupe sur les jardins de proximité, expositions,  photographiques, débats et ateliers créatifs, visites de sites, lectures de paysages (bientôt à Soubreroche), films-débat mensuel, prêt de livres au CFPPA, replantation de 700 arbres en Biovallée de la Drôme…

Les animations citoyennes de l’association

La concertation se poursuit activement tant avec les habitants que les autres acteurs impliqués dans l’évolution du territoire, c’est notamment le cas à travers la rencontre « prospective Biovallée 2040» à Saillans : (60 personnes), lancé le mardi 22 mars. Des  temps dans l’espace public sont tenus régulièrement pour en discuter.

Une enquête-questionnaire… Cette enquête vise à connaître le point de vue et les attentes d’un maximum d’habitants sur le territoire. Le document détaillé, sera à disposition du public après les Rencontres.

Participation au choix des lieux pour installer des temps des Rencontres pour diversifier les retombées et appréhender des lieux neutres (non connoté trop engagés comme les cafés citoyens).

Nous avons demandé aux habitants de choisir parmi 20 propositions un lieu pour l’implantation des Rencontres : Livron, Loriol, Espenel, Cobonne, Eurre, Die, Crest, Sainte-Croix, Marignac, Aoust sur Sye, Cornillon sur Oule, etc… L’organisation des « Journées de la Terre » (3 années),  à Vercheny  (26) avec Terre de Liens, la LDH, MJC-NiniChaise, Lycée Armorin, mouvement de  Biodynamie et le  CFPPA de Die et la Fête des Jardins en Biovallée « Que 1000 jardins s’épanouissent » permettent de remobiliser pratiquement et en faisant tomber les barrières entre ceux qui savent et ceux qui subissent…

-Ateliers : Des ateliers participatifs, ludiques et pédagogiques se sont déroulés à  Cobonne depuis deux ans pour cerner le sens du projet ! Nous avons mené des ateliers de réflexion thématiques autour des outils d’animation, des connaissances de chacun et de reconnaissance de tous afin de responsabiliser les personnes présentes.  De nombreux habitants, adultes et enfants (notamment les classes de l’Ecole  publique Chabestan) ont participé à ces ateliers. La maquette des habitats-terre était réalisée par « vert-de-terre.org ». Après avoir collecté bon nombre d’informations et de propositions sur le secteur de Die et du Diois  ce sont deux journées de séminaire prévues pour plancher sur ce projet des Rencontres.

In fine le Conseil d’administration de Ecologie au Quotidien  procède à une mise en forme et au cheminement  du projet élaboré par les habitantes et habitants en garantissant l’éthique, la faisabilité et le bon usage de l’argent public, l’égalité d’accès, cohérences des journées, négociations avec les institutions et les élus,  la qualité des intervenants, et la laïcité fondatrice (nous sommes adhérent de la FOL-Ligue de l’Enseignement).

Voyages d’étude : Autre axe fort de la démarche : les voyages d’étude. Un voyage a été réalisé avec des groupes mixtes (habitants, associations, élus, services de la Ville, étudiants…). Un premier voyage s’est déroulé à Fribourg puis en Vorarlberg, territoire exemplaire du Développement Durable au mois de Juillet 2012. Un  film du voyage d’étude en Campanie (sud de Naples) a été réalisé. Il va être présenté au Rencontres,  et pendant le prochaine Forum Ouvert de Die. Cinq voyages d’études en Sicile, Chypre, Macédoine, république Tchèque et Italie (San Léo) ont permis de créer un « Réseau européen des Biodistricts et Biovallées ». Un film a été tiré de ces visites et est présent sur Youtube : https://youtu.be/wwQhgGFUmdo. Ecologie au quotidien est désormais, en association avec Biovallée, membre actif du réseau INNER : https://www.ecoregion.info/contacts/

– Vivre le bénévolat

Les Rencontres de l’Ecologie sont portées par une dynamique de volontaires chaleureuse et motivé. Ils sont plus d’une centaine, largement du diois mais aussi de la Drôme, de Rhône-Alpes, de Provence et du Languedoc, mais aussi de Bretagne ou de Belgique.AGIR… ICI ET MAINTENANT ! - Le blog de Loukoum

Sans leur dévouement et leur engagement les Rencontres du Diois et de la Vallée de la Drôme ne seraient pas cet accueil spécifique, cette hospitalité généreuse ou cette bienveillance palpable.

Les bénévoles ont des motivations spécifiques : altruisme, recherche de sens, socialisation, remboursement d’une dette, déculpabilisation, citoyenneté, joie et plaisir, désir de rester utile au monde et la planète… « Le bénévolat, c’est l’art de la gratuité du cœur, du geste et du temps ».

Le bénévolat ne connaît d’autres lois que le besoin de l’autre, percevoir avec lui et trouver ensemble les solutions nécessaires. L’engagement bénévole, ne serait-ce pas là une façon d’humaniser une société qui s’individualise de plus en plus? Le bénévolat, c’est une fleur que l’on s’offre. Le bénévolat, c’est un cheminement personnel : c’est une fenêtre ouverte sur le monde. Le bénévolat a tellement de valeur qu’il n’a pas de prix » entend-on régulièrement aux Rencontres de Die.

N’est-ce pas l’objectif poursuivi par ces actifs, ingénieux, créatifs, généreux, infatigables (et parfois, un peu fatigués)…

Difficile d’être militant, de se mobiliser dans la durée alors que la vie moderne offre tant d’obligation de survie, de contraintes voire de recherches : logement, travail, formations,… Et si les Rencontres de l’Ecologie étaient une formation sur place, in situ, dans le feu de l’action.

Ce sont les bénévoles sans qui nombre d’activités ne pourraient avoir lieu. Le bénévolat, c’est accomplir un travail gratuitement sans y être obligé. Beaucoup y voient une liberté dans le choix de l’engagement. C’est offrir des qualités et une rigueur nécessaires à une activité. Le bénévolat vient du latin benevolus, bonne volonté.

Que ce soit dans l’animation, les ateliers d’écriture, l’accompagnement en sorties, les visites, le service, la cuisine, le bar, les parrainages, le mercredi des enfants, les bénévoles exercent des missions humanistes et fraternelles. Des études récentes montrent qu’un français sur cinq s’implique au moins une fois par an dans des actions de bénévolat. La solidarité qui doit être de mise dans ces actions est quelquefois galvaudée. Beaucoup de bénévoles sont des retraités qui ont plus de temps disponible, ou des jeunes qui cherchent un job. L’individualisme de notre société l’emportant trop souvent sur la solidarité, le bénévolat démontre que le meilleur de l’humain ne demande qu’à être réveillé. Les bénévoles jouent un rôle indispensable, révèlent sans cesse de nouveaux besoins: sans bénévoles, nombre d’actions solidaires, nombre d’associations ne pourraient survivre et encore moins créer des emplois salariés. Être bénévole aujourd’hui, c’est participer activement au progrès social, culturel, la défense des droits, la défense de l’environnement et de la biodiversité ou encore l’éducation écologique et économique. Et tout cela sans aucune compensation financière. Tous les bénévoles sont volontaires, mais tous les volontaires ne sont pas bénévoles, car dans la notion du bénévolat il y a fondamentalement celle de l’acte véritablement gratuit et de la liberté choisie.

« Ce samedi 25 janvier 2020, au matin je me trouvais au cœur des Rencontres de l’Ecologie de Die et Festival unique de ma petite ville de Die, entre 400 et 1300 mètres d’altitude, coiffé de ma casquette, revêtu d’écharpes par-dessus ma doudoune parce qu’il ne faisait pas chaud, m’agitant…sur le marché…Lorsque…En face de moi un autochtone d’une quarantaine d’années me demande :

  • « Qu’est-ce que tu fais là ? »
  • « J’accueille les visiteurs du festival de ce week-end »
  • « Ah ouais ? Et tes payé ? »
  • « Ben non, je suis bénévole ! »
  • « Ah ????? ». Je n’ai pas réagis tout de suite à sa mine déconcertée et intriguée à la fois car je devais continuer mon travail minutieux d’accueil, bref, de faire mon job de bénévole non rémunéré. C’est le lendemain que j’ai réalisé à quel point le bénévolat était devenu méconnu de beaucoup de gens, vu le faible nombre de réponses reçues par les organisateurs certaines manifestations en tous genres, sauf pour les Rencontres où l’on se presse… J’ai alors flippé en me disant qu’il était devenu urgentissime de militer pour la sauvegarde du bénévole, une espèce en voie de disparition, ou pour sa réintroduction, car contrairement au loup, il ne semble pas y avoir de retour naturel. Peut-être faudrait-il dans un premier temps redéfinir le rôle de celui ou celle qui fait du bénévolat.

Les bénévoles : « Notre évènement ! »ECOLOGIE AU QUOTIDIEN DE DIE

Et nous sommes une bonne centaine ce mois de janvier à assumer « notre évènement ». « Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui est le moteur des bénévoles en plus je suis tout ému d’avoir la confirmation que j’ai été utile en faisant quelque chose pour autrui. J’en ai presque les larmes aux yeux » conçoit Marie.  « On s’efforce de penser à la logistique pendant laquelle on va partager le café qui réchauffe le corps et la blague qui réchauffe le cœur. Et oui ! On se fait de nouveaux potes. Plus vrais que sur Facebook où tu n’as aucune chance de voir la bobine de celui qui marque « j’aime » sur ta page. « C’est fatiguant : oui, c’est vrai, il faut se lever de bonne heure, mais c’est une belle récompense de voir le soleil se lever après vous, selon la région où vous « bénévolez », et ce soir s’extraire de ce cocon douillet parce que le soir il faut s’arracher à la hâte. Mais on est tellement tristes que ce soit fini, on a un peu le blues de se quitter. « Ça rapporte autre chose, qui a plus de valeur, c’est du bénévolat, cela n’a pas de prix » explique Marion : « Bref, je récapitule : un bénévole c’est un gentil bosseur qui pense aux autres d’abord et à lui après, complètement désintéressé, qui croit dur comme fer que les rassemblements culturels,  citoyens, écologiques, militants, passionnés,…. peuvent contribuer à atténuer la morosité ambiante, à donner la pêche à une petite ville, à une région, à un pays, à la planète ». C’est le pouvoir d’agir du citoyen qui reprend sa vie en main et son avenir à bras le corps. Une formation à l’autonomie et la responsabilité. Perso, j’y crois à fond ! C’est pourquoi dorénavant je militerai tant que je pourrai pour la sauvegarde du bénévole, il a autant d’importance à mes yeux que le vautour fauve et le gypaète barbu. Pas vous ? Et puis nous sommes dans le Parc Naturel Régional du Vercors, que diable, sauvons le bénévole.

«Faire l’éloge du bénévolat, c’est reconnaître la valeur humaine de l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui, souvent en silence, œuvrent sur un chemin chaotique, tentant d’éclaircir et d’ouvrir des espaces de vie … C’est parce qu’il va dans le sens du partage et de la convivialité que le bénévolat s’inscrit dans une dimension d’humanisme fécond, en ce sens que son objectif sert de tremplin à une évolution sensible. Le bénévolat, c’est offrir généreusement ses idées, son temps, son savoir-faire à une cause juste en laquelle on a foi. C’est s’oublier pour mieux écouter les besoins et l’intérêt commun, l’altérité.» Imaginez qu’un matin ils décident ensemble de mettre un terme à leur activité. Ce serait un moment de grave dépression dans la population qui susciterait pour tous de réelles inquiétudes. Rassurez nous, ce jour ne viendra pas car il y aura toujours quelque part des hommes et des femmes qui veulent donner du sens à leur vie. C’est une autre richesse aider son prochain, rencontrer, échanger, construire, créer, ce n’est pas rien ça »

On utilise souvent le terme d’engagement pour caractériser leurs actions. Ils offrent leur temps, leur image et leur réputation. Le mot engagement : implication… involvement en anglais, correspond bien à la réalité du bénévolat militant. Le bénévole n’est pas là pour gagner sa vie et échanger sa force de travail contre un salaire, il est rarement là pour s’occuper (ça existe), il est là parce qu’il a choisi librement d’agir (sous réserve de « l’imposition » et de la contrainte sociale de son groupe social et de sa société). Les bénévoles sont dans une contre-culture dans la mesure où beaucoup d’entre eux agissent dans des organisations non lucratives : les associations sont, pour beaucoup,  hors de la concurrence. Les bénévoles agissent pour les autres et pour une communauté de pratiques ou d’idées. La notion d’engagement renvoie à celle du militantisme : lutter pour une cause. Les bénévoles ont un rôle fondamental : celui de dénoncer, signaler, être des vigiles, des médiateurs. Ce sont des passeurs.

Le militantisme est souvent du côté de l’action bénévole car les bénévoles risquent moins que les salariés. Tandis que des citoyens donnent beaucoup de leur temps pour faire changer les situations qu’ils réprouvent ou pour un projet inventif auquel ils croient avec conviction, d’autres attendent les élections pour s’exprimer ou ne prennent pas de position. Ceux qui défendent des valeurs sont des citoyens actifs, s’engagent portés par une éthique de la conviction. C’est la Société Civile en action qui œuvre aux changements à venir. Ces citoyens font vivre la démocratie. Ils ont une éthique de la responsabilité. Certes peu de ces activités sont comptabilisées dans le PIB comme le montre fort justement Patrick Viveret : «… le symptôme majeur de la dérive vers des « sociétés de marché » se lit quand les outils de mesure de la monnaie envahissent l’ensemble du champ sociétal jusqu’à faire de la totalité du temps de vie ce que les Américains nomment le « life time value », un réservoir potentiel pour la marchandisation de toutes les activités humaines ». C’est aussi une formation de 22 jours : liberté se conjugue avec égalité, écoute avec accueil, hospitalité avec prendre sons des autres, douceur avec efficacité, anticiper avec s’adapter, lâcher prise avec responsabilité.

Pour nous sur le terrain LES RENCONTRES DE DIE - ECOLOGIE AU QUOTIDIEN

  • Ecologie au Quotidien a vécu cette fin d’année 2020, dans cette douce injonction « Changer de vision… pour un monde solidaire… et soyons le changement…s’entraider ». Avons-nous mis en pratique personnellement, et avec notre entourage, cette autre façon de faire, peut-être de vivre ? Sans doute une autre façon de regarder le monde…
  • – Sur d’autres points nous avons conjugué Ralentir et lâcher prise, comme laisser « la Fête des jardins » aux Potagers rares où nous ne sommes plus qu’intervenant, cette années sur « l’histoire des jardins ».
  • Les Rencontres de l’Ecologie, elles-mêmes sont passées de 22 jours à 17. Puis 12 jours en 2019… soit du 22 janvier au 6 février 2021.
  • Aussi, nous avons essaimé « Ralentir et partager » au CFPPA de Die ou nous avons mutualisé une médiathèque (depuis longtemps dans les tuyaux) et qui a été inaugurée.
  • Si construire un Réseau des Biodistricts et Ecoterritoires Européens nous a donné un peu plus de travail, il a renouvelé les contacts, les expériences et donné une ampleur géographique nouvelle enrichissante.
  • Dans le cadre de ce programme CENTRE, porter « le projet et la vision Biovallée » en Italie, (comme en d’autres lieux, le font des entreprises ou des élus), nous a donné une responsabilité forte et un devoir de justesse… et du réseau INNER.
  • C’est ainsi que dépassant le cadre de Rhône-Alpes, nous avons établi des partenariats avec le département de Tchériba au Burkiba Faso et avec le Brabant Wallon et sa Maison du Développement Durable de Louvain la Neuve… Puis avec Citta del Bio et San Léo… et cette embellie positive grâce au dossier «  Europe for Citizens ». « Qu’est une Biovallée ? ». Rencontres autour de l’hospitalité généreuse de nos hôtes.

– Découvrir des notions d’éco-conception, d’écologie industrielle, d’économie de fonctionnalité, … bref de tout ce qui pourrait relocaliser une économie responsable dans le Diois a donné un coup de fouet à notre projet et  programme, l’économie étant souvent le parent pauvre de la culture de l’écologie ou alimentant une critique acerbe au regard des destructions environnementales induites.

Trois Ateliers « Relocaliser l’économie » au et avec le GRETA, avec des entreprises et des porteurs de projets, sur les projets du territoire Diois et le Projet leader européen  de la CCD, ont été réalisés.

Les participants ont décidé de travailler sur un projet d’éco-mobilité sur le territoire. Ecologie au Quotidien a répondu à un appel à action sur l’éco-mobilité. Ce cheminement est l’occasion de travailler avec les entreprises, les citoyens, les associations et les élus.

  • Pointons nos bonnes relations avec la Biovallée, Radio-DWA, Radio RCF, Radio Méga, le quotidien MediascitoyensDiois,  l’asso Curieuses Démocratie de Saillans-26, le CLDD et sa commission agricole, l’ESCDD, Primevère de Lyon, le Réseau Diois Accueil des Réfugiés, Tatou-Juste, Terre de Vie, que l’on a  animé au démarrage ou encore Europe Direct avec Anna Gasquet… et tous nos partenaires  de construction des Rencontres.
  • Et pour finir cette impulsion, la création d’un « Réseau Diois d’Accueil des Réfugiés ».
  • Et de la démarche départementale drômoise : la Fabrique des Transitions

Toujours la fraternité comme ciment…Médias Citoyens Diois: Die 26150 : "Journée de la Terre et la ...

Echanges Européens:

Italie (3 régions : San Léo, Cilento et Pétrossino), Slovénie, Lettonie, Chypre, Macédoine, République Tchèque, France… Projet européen C.E.N.T.R.E :

Création d’un réseau européen de Bio-districts pour parvenir à une véritable renaissance territoriale à moyen et long terme et édition de la « Charte ».

CENTRE vise à impliquer les citoyens européens au-delà de la fin du projet. Outre les manifestations organisées, le projet est basé sur l’échange constant d’informations, des préférences et des connaissances entre les partenaires du projet (PP) et le TG identifié. Pour ce faire, le groupe d’initiatives locales va activer ses réseaux afin de commencer la communication du projet avant même la 1ère épreuve.

Dans l’ensemble, la communication fait partie du projet lui-même mais ce n’est pas seulement la communication intérieure, mais aussi extérieure, ce qui signifie que l’on vise à créer une communication permanente. La conséquence directe est dans le miparcours pour permettre la définition de bas en haut des politiques liées à la « biodistrict » sur mesure sur les préférences réelles de groupes d’initiatives locales (TG). Le Réseau européen des Bio-Districts qui sera créé permettra également aux groupes d’initiatives locales (TG)  de se financer et la poursuite des échanges internationaux. CENTRE vise également dans le moyen-long terme à la traduction en actions concrètes de la Déclaration de Nyéléni (Mali 2007), qui définit «la souveraineté alimentaire » comme un droit des peuples à des aliments nutritifs produits de manière durable et respectueuse de l’environnement, ainsi que leur droit à décider de leur propre système d’alimentation et l’agriculture.

Le Bio-district, un territoire rural centré sur la promotion d’une culture d’économie d’énergie, de la défense du paysage agricole, de la protection des sols, de la bioarchitecture, collecte des déchets, la souveraineté alimentaire, la biodiversité, etc., va devenir dans le milieu long terme un modèle de référence pour une VÉRITABLE RENAISSANCE TERRITORIALE et ce modèle, développé dans une zone rurale, peut également être transféré à des contextes urbains, véritables trous noirs en termes de durabilité.

Le BIO-DISTRICT: un nouveau modèle de développement rural se répand en Europe, basé sur la défense du paysage agricole, l’autonomie alimentaire, la valorisation des ressources locales et les nouvelles frontières de la durabilité (énergie alternative, l’eau, la biodiversité, la bio-architecture, le recyclage des déchets, la protection des sols, la qualité de vie et de travail), entièrement compatible avec les objectifs européens «20-20-20 ».11e Rencontres de l'écologie au quotidien, l'utopie en marche ...

Changer en coopérant.

Étant conscient que nous n’avons qu’une seule planète,  Ecologie au Quotidien croit au fait que l’humanité peut faire de meilleurs choix qui peuvent se traduire par de réelles avancées pour l’écologie, l’humain, la société et l’économie utile et coopérative, et ce, sur le moyen et long terme. Elle décline depuis 20 ans l’écologie sur trois dimensions complémentaires et inséparables.

On ne peut ignorer qu’un système social, économique, financier, politique et « éthique » et l’équilibre écologique sont en train de se fissurer puis de s’effondrer peu à peu sous nos yeux (et sous nos pieds !), entraînant avec lui l’humanité dans un chaos et une misère indescriptibles. Il n’est pas nécessaire ici d’égrainer la longue liste des catastrophes politiques, économiques, écologiques… qui ne fait que s’allonger chaque jour devant notre regard.

Les « solutions » proposées par les États nationaux, au niveau mondial, semblent à chaque fois mener à des impasses, voire aggravent les crises. Une expression est véhiculée dans le milieu politique, économique et scientifique qui se garde bien de communiquer son impuissance au public, de peur de susciter des mouvements de panique : «Le bateau est devenu fou et hors de contrôle».

La question brûlante d’actualité et de gravité est : quelles directions prendre ? Dans un passé encore récent, nos peuples ont connus les horreurs de systèmes dictatoriaux, d’idéologies totalitaires et de guerres. Nous ne pouvons tout de même pas retomber dans le piège du premier discours simpliste et séducteur venu, et ainsi reproduire ce passé.

Il n’est pas possible non plus de maintenir simplement nos systèmes de pensée et de fonctionnement actuels… puisque nous constatons qu’eux aussi mènent peu à peu et inéluctablement, aux mêmes catastrophes.

Face à ces impasses, que penser ? Que faire ? Sur quoi nous appuyer pour nous orienter?

« Changer de Vision »

Aurons-nous le courage de sortir complètement de nos habitudes de penser, de sentir et d’agir, de ne pas répéter indéfiniment les mêmes schémas, les mêmes « fausses » solutions qui ne mènent à rien ou au pire?

Il doit pourtant bien exister quelque part, des voies d’issue, des chemins pouvant mener l’organisme social à l’équilibre et à la « santé ». Pour les découvrir, il faut avoir la détermination de porter son regard dans de toutes autres et nouvelles directions, de manière rigoureuse, avec profondeur et lucidité.

L’ambition d’Ecologie au Quotidien est de contribuer à faire connaître de telles directions, d’œuvrer ensemble à s’en saisir et d’inviter à reprendre du pouvoir sur sa propre vie, non pas comme de simples théories, objets de spéculations sans fin en vase clos, ou comme des recettes de cuisine toutes faites à appliquer sans plus, mais comme de nouvelles façons d’observer et de penser, de s’associer et de s’organiser en société, nécessaires pour découvrir chaque fois à nouveau, les voies de l’équilibre social.

Il s’agit, à partir de ces nouvelles façons de penser et d’observer, libérées de nos habitudes dépassées et sclérosées, d’agir avec fruit dans la vie pratique. En résonance.

À travers ce site et cette dynamique, toute fraîche, nous vous invitons à découvrir et à approfondir cette recherche ainsi que ses multiples applications pratiques, qui prennent peu à peu la relève des structures sociales anciennes et surannées (certains diront autoritaires, pyramidales ou hiérarchiques). Ces impulsions nouvelles germent déjà, sous la forme de multiples initiatives, un peu partout sur la planète, et avant tout dans la conscience d’êtres humains de plus en plus nombreux.

« Etre le Changement que nous volons voir dans la monde » M.Gandhi …  LES RENCONTRES DE DIE - ECOLOGIE AU QUOTIDIEN

En conjugaison avec la nature et la biodiversité, l’idée est de réaliser  cette métamorphose au sein d’un organisme socialement tri-articulé répondant à une triple exigence : La triarticulation sociale considère Culture (la Société Civile et le monde associatif), Economie (les entreprises) et Etat (les élus) comme trois principes ayant chacun leur propre logique.

La triarticulation sociale encourage toute tentative d’auto-organisation  dans les domaines culturels, sociaux et économiques, pourvu que l’économie ne prenne pas la succession de l’Etat sous la forme d’un nouveau totalitarisme.

On peut parler d’un principe de bienveillance. Mais les acteurs ne sont plus les mêmes.

Il s’agit, du respect réciproque entre culture, économie et élus.

La globalisation cesserait d’être un problème pour devenir le moyen d’une solidarité mondiale. Chacun de nous est l’humanité.

Si la culture et l’économie ont bien défini leurs champs respectifs, il reste les questions démocratiques, où l’opinion de chacun de nous a le même poids que celle de l’autre et donc une démocratie à réinventer.

− La coopération éthique de l’ordre économique. Etant donné la complète interdépendance des acteurs dans cette sphère d’activité, le fondement de la vie économique repose sur la fraternité, via la création d’associations économiques regroupant producteurs, distributeurs et consommateurs.

− La démocratisation active de la vie politique. Dans le domaine du droit civique dont l’État a une responsabilité particulière, la recherche porte sur la réalisation de l’idée de l’égalité et des choix démocratiques.

− La liberté de la créativité  et la vie culturelle.  Une vie culturelle autogérée et cogérée sera seule capable de féconder et de régénérer continuellement les autres domaines de la vie sociale et les solidarités.

Ainsi, pour agir sainement, l’ensemble social formera de manière organique trois éléments se soutenant l’un l’autre par le fait que chacun a son articulation spécifique issue de ses forces particulières qu’il devra œuvre avec les autres.

 « Je suis pessimiste avec l’intelligence, mais optimiste par la volonté » Antonio Gramsci. LES RENCONTRES DE DIE - ECOLOGIE AU QUOTIDIEN

Die, 03 août 2020.

Ecologie au Quotidien Rhône-Alpes

Le Chastel 26150 DIE, France

Tel : +33.(0)4.75.21.00.56

Courriel : ecologieauquotidien.die@gmail.com

Sites : www.ecologieauquotidien.fr
Blog : http://ecologieauquotidien.blogspot.com

Face book : https://www.facebook.com/profile.php?id=100015091231306

Membre du réseau CENTRE : European Network of Bio-Districts

http://www.progettocentre.it/

https://fr-fr.facebook.com/Centre-European-Network-of-Bio-Districts-571648259650277/

Membre de IN.N.E.R. International Network of Eco Regions.

Registered Office: Largo Dino Frisullo snc – CAE – Città dell’Altra Economia – 00153 Rome – Italy.

Head Office – Presidency: 169 Tasso street – 80127 Naples – Italy Phone: +39 0817613830 – Fax: +39 0817612734

E-mail: info@ecoregions.eu

web IT: www.biodistretto.net

web EN: www.ecoregion.info

Président: Salvatore BASILE, presidente@ecoregions.eu

Membre de « Biovallée »

Association des acteurs de Biovallée

Ecosite – Hôtel d’entreprises- Place Michel PAULUS – 26400 EURRE
Tél : 04.26.52.11.22 Port : 06.78.86.23.28

communication@biovallee.fr

https://biovallee.net/

Membre de la Fabrique des Transitions

http://fabriquedestransitions.net/

la-fabrique-dromoise-des-transitions@mailo.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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