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La santé mentale des étudiants fragilisée par le premier confinement

La population estudiantine avait environ 50% de risques en plus de connaître une détérioration de sa santé mentale par rapport aux autres adultes.

2.300 personnes ont accepté de participer à l'étude CONFINS dont le but est de comparer la santé mentale entre les étudiant·es et les non-étudiant·es. | Fernando @cferdo via Unsplash
2.300 personnes ont accepté de participer à l’étude CONFINS dont le but est de comparer la santé mentale entre les étudiant·es et les non-étudiant·es.

En entrant dans l’âge adulte, les jeunes sont davantage susceptibles de développer des troubles psychologiques. Les étudiant·es constituent une population particulièrement vulnérable qui souffre plus que les autres adultes de symptômes psychiatriques. Selon une nouvelle étude française, le premier confinement aurait spécifiquement détérioré leur santé mentale.

L’étude CONFINS s’est intéressée aux conséquences de la pandémie de Covid-19, ainsi qu’à celles du confinement en France entre le 17 mars et le 11 mai 2020, sur la santé mentale de la population. L’équipe de recherche a choisi de distinguer les étudiant·es des autres volontaires en analysant les données récoltées. Au total, 2.300 personnes ont accepté de participer à ce projet dont le but est de comparer la santé mentale entre les étudiant·es et les non-étudiant·es.

Agir face au second confinement

Après avoir analysé les réponses des divers groupes de volontaires, la recherche a confirmé que le premier confinement avait largement impacté la santé psychologique des adultes, et notamment celle des étudiant·es. Les résultats montrent que 33% de cet échantillon présentaient des symptômes dépressifs pendant le confinement, contre 16% des non-étudiant·es.

24% des étudiant·es souffraient de symptômes anxieux, contre 15% des autres adultes. 33% étaient extrêmement stressé·es, contre 22% des non-étudiant·es. Enfin, 12% des étudiant·es expliquaient avoir eu des pensées suicidaires lors de la semaine précédant leur participation au sondage, contre 8% des autres adultes.

En prenant en compte différents facteurs, l’équipe chargée de l’étude conclut que la population étudiante avait environ 50% de risques en plus de connaître une détérioration de sa santé mentale pendant le confinement par rapport aux autres adultes.

Publiée le 5 novembre, cette étude alerte sur les dangers du deuxième confinement qui menacent la santé mentale des jeunes. Elle pointe notamment les risques de décrochage scolaire et de dépression auxquels font face un certain nombre d’étudiant·es. Selon l’équipe de recherche, il est à présent urgent de mettre en place des services de prise en charge psychologique au sein des universités et des structures d’aide pour cette population. Elle recommande également de développer et d’améliorer les services d’aide en ligne pour les étudiant·es et d’augmenter les capacités des permanences téléphoniques.

Covid-19 – Anxiété, dépression, insomnie : 1 malade sur 5 présente des troubles psychiatriques

Anxiété, dépression et insomnie sont les affections les plus communes chez les patients rétablis.

Anxiété, dépression et insomnie sont les affections les plus communes chez les patients rétablis.

Un cinquième des patients ayant contracté le coronavirus présentent des troubles psychiatriques dans les 90 jours qui suivent leur infection, selon une étude de l’université d’Oxford.

Anxiété, dépression et insomnie sont les affections les plus communes chez les patients rétablis, qui sont aussi plus vulnérables face à la démence, selon les chercheurs britanniques.
« L’opinion publique s’est inquiétée des risques accrus de maladie mentale chez les survivants du coronavirus et nos recherches (…) montrent que cette inquiétude est justifiée », a déclaré Paul Harrison, professeur de psychiatrie à Oxford.
Selon lui, les causes de ces maladies doivent être examinées et de nouveaux traitements identifiés. « Les services [de santé] doivent se préparer à soigner ces patients, d’autant plus que ces chiffres sont probablement sous-estimés », a-t-il ajouté.

Les personnes atteintes de troubles psychiatriques sont à 65% plus susceptibles de contracter le COVID-19

L’étude, publiée dans la revue The Lancet Psychiatry, révèle par ailleurs que les personnes atteintes de troubles psychiatriques sont à 65% plus susceptibles de contracter le COVID-19. Simon Wessely, professeur de psychiatrie au King’s College de Londres, a déclaré que ces conclusions corroborent des résultats constatés lors de précédentes épidémies.
Les données médicales de 69 millions d’Américains, dont 62.000 ont contracté le coronavirus, ont été analysées dans le cadre de cette étude. Les résultats sont vraisemblablement les mêmes à l’échelle mondiale, selon les chercheurs.

Léah Boukobza dans « l’Indépendant »

 

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