Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, 25 novembre

« La violence sexuelle contre les femmes et les filles prend ses racines dans des siècles de domination masculine. N’oublions pas que, fondamentalement, les inégalités entre les genres qui sous-tendent la culture du viol sont un déséquilibre des pouvoirs. » — António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Pourquoi devons-nous mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ?
Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent.
La violence à l’égard des femmes s’entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que:
- la violence d’un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide);
- la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement);
- le trafic d’êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle);
- la mutilation génitale féminine;
- le mariage précoce.
La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.
Les conséquences néfastes de la violence à l’égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie. Par exemple, les désavantages éducatifs précoces constituent non seulement le principal obstacle à la scolarisation universelle et au droit à l’éducation des filles, mais ils sont également responsables de la limitation de l’accès à l’enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail.
Bien que la violence sexiste puisse toucher n’importe qui, n’importe où, certaines caractéristiques des femmes, telles que leurs préférences sexuelles, la présence d’un handicap ou leur origine ethnique, ainsi que certains facteurs contextuels, par exemple les crises humanitaires, dont les situations de conflit et d’après-conflit, peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence.
La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au total, la promesse des objectifs de développement durable (ODD) – ne laisser personne de côté – ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles.
Des chiffres alarmants
- 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
- Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
- Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire. Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine
- 1 femme sur 2 tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2017, tandis que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
- 71 % de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.
Orangez le monde : La « Génération Égalité» s’oppose au viol
Les efforts déployés pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes à l’échelle mondiale, régionale et nationale révèlent une impunité généralisée en matière de violence sexuelle et de viol.

À compter du 25 novembre 2019 et et pour les deux prochaines années, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la Campagne UNiTE contre la violence à l’égard des femmes du Secrétaire général de l’ONU, un effort pluriannuel visant à prévenir et à éliminer la violence à l’égard des femmes filles, se concentreront sur la question du viol en tant que forme spécifique de violence perpétuée à l’égard des femmes et des filles, aussi bien en temps de paix qu’en période de conflit.
Le thème de la campagne en 2019 était : « Orangez le monde : La « Génération Égalité » s’oppose au viol ». Comme pour les éditions précédentes, cette date marquait le début des 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes, qui se sont terminés le 10 décembre 2019, date de la Journée des droits de l’homme.
Quels sont les enjeux des journées internationales ?
Chaque journée internationale représente une opportunité d’informer le grand public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont l’occasion pour les pouvoir publics mais aussi la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.
Qui les décide ?
Les journées internationales sont proposées à l’Assemblée générale de l’ONU par les États Membres. L’Assemblée générale décide par consensus toute nouvelle journée. C’est la raison pour laquelle, on dit qu’une journée internationale est proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU.
Toutefois, quelques-unes de ces célébrations sont aussi créées par des institutions spécialisées du Système des Nations Unies pour attirer l’attention du public sur des sujets plus pointus, par exemple dans le domaine de la santé ou en matière de propriété intellectuelle, etc.
À quoi servent ces journées ?
Certains thèmes, comme l’aide humanitaire, la jeunesse ou les réfugiés, semblent évidents au regard des questions qui dominent l’actualité et le champ d’action des Nations Unies. D’autres sujets peuvent paraître pour le moins curieux, mais attirent en réalité notre attention sur un enjeu important du monde ou un aspect essentiel de la vie humaine. La journée des toilettes met en lumière les conséquences du manque d’assainissement pour près des deux tiers des habitants de la planète. La journée des abeilles souligne à quel point la production agricole mondiale est dépendante de ces pollinisateurs de plus en plus menacés par les activités humaines. D’autres journées nous amènent également à tirer les leçons des atrocités du passé ou à célébrer ceux qui ont tant lutté pour notre avenir.
Le top 5 des journées en 2019
- Journée internationale des femmes (8 mars)
- Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre)
- Journée mondiale de l’environnement (5 juin)
- Journée mondiale de l’eau (22 mars)
- Journée mondiale de l’enfance (20 novembre)
Address: Palais des Nations, 1211 Geneva 10, Switzerland. | P: +41 (0) 22 917 1234 | F: +41 (0) 22 917 0123
https://www.un.org/fr/sections/observances/why-do-we-mark-international-days/
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