Communiqué de presse
Célia de Lavergne interpelle le Premier Ministre au sujet de l’Instruction en famille
Lors de son discours prononcé le 2 octobre dernier sur la lutte contre le séparatisme, le
Président de la République a annoncé vouloir limiter considérablement la possibilité de
l’instruction en famille. Cela a provoqué chez de nombreux parents une inquiétude, et certains
d’entre eux sont allés aujourd’hui manifester à Valence afin de défendre la liberté d’instruire
en famille.
Célia de Lavergne, Députée de la Drôme, interpellée par de nombreuses familles à ce sujet
s’est exprimée : « L’Instruction en famille est un droit au même titre que l’instruction dans les
écoles ou les établissements scolaires publics ou privés, et ce depuis 1882, avec la loi Jules
Ferry. Ce droit n’a jamais été remis en question, même si depuis la loi du 18 décembre 1998,
l’instruction doit être assurée en priorité au sein des établissements d’enseignement. La loi
pour une école de la confiance a abaissé de six à trois ans l’âge à partir duquel l’instruction est
obligatoire mais n’avait pas remis en cause la possibilité de recourir à l’Instruction en famille.
Les parents soulignent l’intérêt de l’instruction en famille dans de nombreux cas particuliers,
qui ne se limitent pas aux impératifs de santé, et dont la diversité des motivations renvoie à
la diversité des histoires de vie. L’instruction en famille peut permettre une pédagogie plus
adaptée et respectueuse des spécificités de l’enfant, en respectant à la fois son rythme et ses
centres d’intérêt tout en répondant à des problématiques réelles et identifiées comme le
harcèlement ou la phobie scolaire. Les familles favorisent les échanges et rencontres avec des
enfants de tous les âges, de toutes cultures, ainsi qu’avec d’autres adultes. A cela se rajoute
une problématique propre à la ruralité, liée à l’éloignement et aux temps de trajet avec les
établissements scolaires, qui engendrent des difficultés à la fois pour le rythme de l’enfant
avec des journées plus longues, mais aussi des répercussions écologiques et économiques
pour assurer les déplacements. »
Les parents pratiquant l’instruction en famille déplorent qu’un amalgame soit fait entre leur
méthode d’enseignement et la radicalisation. Célia de Lavergne a ajouté : « Je ne peux
admettre aucun parallèle entre l’IEF et le séparatisme, et encore moins avec l’idée que ce
mode d’instruction équivaudrait à une rupture avec les valeurs de notre République. Les
familles se soumettent aux contrôles et à l’encadrement prévus dans un cadre légal stricte.
Elles comprennent leur importance et leur nécessité parce qu’ils permettent d’identifier les
dérives et d’assurer l’enseignement de nos valeurs républicaines. Je l’ai indiqué au Premier
Ministre cette semaine dans un courrier que je lui ai adressé. Je souhaite également pouvoir
disposer de données, de raisons voire d’un argumentaire précis et étayé justifiant de
l’obligation de l’instruction à l’école dès 3ans. Combien d’enfants dits scolarisés à domicile
sont touchés par la radicalisation ? En quoi le cadre juridique actuel ne permet pas de les
repérer ? Cette décision est-elle proportionnée à la problématique rencontrée ? »
Au cours des dernières semaines, Célia de Lavergne a organisé des échanges avec les familles
concernées : « Loin d’être un modèle de contre-société, encore moins d’endoctrinement, l’IEF
se fait dans le strict respect des valeurs de la République. L’éducation et l’éveil à la
citoyenneté, à notre histoire, à notre culture, à l’expérience de l’altérité, et plus largement à
ce socle commun de valeurs qui font notre Nation y est pleinement assuré. Ces familles
drômoises se sont senties profondément touchées par le discours prononcé par le Président
de la République ».
La Députée conclue : « Mon interpellation cette semaine auprès de notre Premier Ministre a
pour but de d’obtenir des réponses mais également de signifier que je reste particulièrement
attentive à ce que notre majorité soit à la hauteur du débat parlementaire sur un sujet de
société majeur. »
Contact presse :
Kim O’Dowd