Sélectionner une page

Dix bonnes nouvelles à retenir de l’année 2020 

De la baisse des émission de CO2  aux avancées féministes, retour sur les bonnes nouvelles des douze derniers mois.

Pour le Time, 2020 est tout simplement la pire année de l’Histoire. Bien que l’affirmation du magazine américain soit un peu péremptoire, les douze mois écoulés ne resteront pas dans les mémoires comme les plus joyeux, du fait d’une pandémie historique qui a mis l’économie et les systèmes sanitaires à genoux. Mais à l’heure de dresser un bilan annuel, certaines informations méritent tout de même d’être mises en lumière, pour rappeler que tout n’a pas été noir en 2020.

  • La dernière otage française dans le monde libérée
L’ex-otage française Sophie Pétronin arrive à l’aérodrome de Villacoublay (Yvelines) le 9 octobre 2020, accueillie par sa famille et le président de la République Emmanuel Macron

La dernière otage française encore détenue dans le monde, Sophie Pétronin, a été libérée le 8 octobre. Sophie Pétronin avait été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao (nord du Mali), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance. Elle a été libérée en même temps qu’un prêtre et un jeune italiens, ainsi que l’homme politique malien Soumaïla Cissé.

« Les Français se réjouissent avec moi de vous revoir enfin chère Sophie Pétronin. Bienvenue chez vous ! », avait écrit Emmanuel Macron peu après l’atterrissage en France de l’avion transportant l’ex-otage, accompagnée de son fils, un médecin et des diplomates.

  • Des émissions de CO2 en baisse

Avec une chute record des émissions de gaz à effet de serre et une demande pour les énergies fossiles en berne, 2020 a été, de manière inattendue, une bonne année pour le climat. Les émissions de CO2 devraient avoir baissé d’environ 7%, du jamais vu, selon l’ONU et le Global Carbon Project. Une chute liée aux mesures de confinement prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Pour garder un espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C et les catastrophes qui en découlent, il faudrait réduire chaque année les émissions de gaz à effet de serre de 7,6%, entre 2020 et 2030, selon l’ONU. Si les gouvernements visant la neutralité carbone respectent leurs engagements, le réchauffement serait limité à 2,1°C, selon Climate Action Tracker. Ce serait hors des clous fixés par l’accord de Paris, mais mieux que la trajectoire actuelle de +3°C d’ici 2100.

  • Les vaccins contre le Covid, un record de vitesse

Alors que la pandémie de coronavirus devenait mondiale à la fin de l’hiver 2020, la course au vaccin avait déjà commencé. Une petite société allemande, BioNTech, mettait de côté ses recherches sur le cancer pour se concentrer sur un nouveau projet. Son nom : « Vitesse de l’éclair ».

En mai, le gouvernement américain lançait l’Opération Warp Speed, allouant 11 milliards de dollars pour le développement d’un vaccin d’ici la fin de l’année. Donald Trump évoque alors l’effort américain le plus massif depuis le développement de la bombe atomique pendant la Second Guerre mondiale.

Il a fallu moins d’un an pour développer ces vaccins, alors qu’il faut en moyenne 10 ans pour en élaborer et les mettre sur le marché. En décembre, le Royaume-Uni devient le premier pays occidental à autoriser le vaccin Pfizer/BioNTech, la Chine et la Russie ayant déjà entamé leurs campagnes avec leur propre vaccin.

  • Kamala Harris, première femme vice-présidente des Etats-Unis

Kamala Harris, le 7 novembre 2020 à Wilimington, dans le Delaware

C’est la consécration d’une carrière hors normes : Kamala Harris, ancienne procureure et fille d’immigrés, est entrée dans l’Histoire comme la première femme à accéder à la vice-présidence des États-Unis. Joe Biden, qui doit être investi le 20 janvier, et elle ont d’ailleurs été désignés jeudi « Personnalités de l’année » par… le magazine Time.

Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l’État le plus peuplé du pays. Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s’inscrivant comme la première femme originaire d’Asie du Sud et seulement la deuxième sénatrice noire dans l’Histoire.

  • Trois femmes récompensées par un prix Nobel

Les généticiennes Emmanuelle Charpentier (G) et Jennifer Doudna, le 23 octobre 2015 à Oviedo en Espagne

C’est la première fois qu’un duo 100% féminin remporte un Nobel scientifique : le prix de chimie a été attribué à la Française Emmanuelle Charpentier et à l’Américaine Jennifer Doudna, deux généticiennes qui ont mis au point des « ciseaux » capables de modifier les gènes humains, une percée révolutionnaire. Par ailleurs, Andrea Ghez, pionnière de la recherche des trous noirs, a reçu le Nobel de physique 2020.

Les trois lauréates ont souhaité que leur récompense inspire d’autres femmes à se lancer dans la recherche scientifique, dont les distinctions restent avant tout attribuées à des hommes. Depuis les premiers Nobel en 1901, 57 femmes ont été récompensées. Elles représentent 6,1% des 931 lauréats (hors institutions lauréates). Mais cette proportion est en hausse au cours des dernières décennies: 11,1% dans les années 2010 et 9,2% dans les années 2000, contre 5,4% dans les années 1900, 2,6% dans les années 1910 et même 0% dans les années 1950.

  • L’IVG autorisée en Argentine

Des militantes pro-choix célèbrent devant le Congrès de Buenos Aires l’approbation d’un projet de loi visant à légaliser l’avortement, le 30 décembre 2020

Sur le gong de l’année 2020, l’Argentine est devenue mercredi l’une des rares nations d’Amérique latine à autoriser l’avortement, après le vote par le Parlement d’une loi qui divise profondément l’opinion publique. Jusqu’ici, l’avortement n’était permis en Argentine qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, en vertu d’une loi datant de 1921.

Des milliers de personnes militant pour l’IVG ont manifesté leur joie devant le Parlement, où seuls quelques sénateurs étaient présents, la plupart débattant par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19. Avec ce texte, l’Argentine rejoint Cuba, l’Uruguay, le Guyana, la ville de Mexico et l’État mexicain de Oaxaca, les seuls à autoriser l’IVG sans conditions en Amérique latine.

  • La contraception gratuite pour les mineures de moins de 15 ans

Les frais liés à la contraception des jeunes filles de moins de 15 ans désormais pris en charge à 100% par l’Assurance maladie

Depuis le 28 août, la contraception gratuite est étendue aux mineures de moins de 15 ans, alors qu’elle s’appliquait déjà pour les 15-18 ans. Les frais sont désormais pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. « Chaque année, près de 1000 jeunes filles de 12 à 14 ans sont enceintes en France. Parmi ces grossesses, 770 se concluent par une IVG », rappelle le Planning familial.

  • Le congé paternité allongé

C’était un engagement d’Emmanuel Macron : à partir de juillet prochain, la durée du congé pour un père – ou le second parent – d’un enfant à naître ou adopté passera de 14 à 28 jours, dont 7 obligatoires.

Les trois jours du congé de naissance seront toujours à la charge de l’employeur, et les 25 jours restants seront indemnisés par la Sécurité sociale. Comme c’est déjà le cas, sept jours supplémentaires seront ajoutés dans le cas d’une naissance multiple.

  • Le poliovirus sauvage éradiqué en Afrique

Provoquée par le « poliovirus sauvage » (PVS), la poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse.

Le 25 août, l’OMS, évoquant un « moment historique », annonce que le poliovirus sauvage a été « éradiqué » d’Afrique après quatre années consécutives sans cas déclarés et des efforts massifs de vaccination des enfants. Le poliovirus sauvage ne sévit plus qu’au Pakistan et en Afghanistan.

La poliomyélite est une maladie causée par un virus qui attaque le système nerveux, pouvant causer des paralysies irréversibles. Le poliovirus sauvage était endémique partout dans le monde jusqu’à la découverte d’un vaccin dans les années 1950.

  • Un record de naissances d’éléphants au Kenya

Des éléphants marchent le long d’un chemin lors de la Journée mondiale de l’éléphant au parc national d’Amboseli, au Kenya, le 12 août 2020

Plus de 200 petits éléphants sont nés dans le pays d’Afrique en 2020. Le Kenya également annoncé que sa population d’éléphants est passée de 16 000 à 34 800 en 30 ans.

  Le Time

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *