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Face à la hausse des cas positifs, le préfet de la Drôme a décidé ce samedi de renforcer le couvre-feu. Il s’appliquera à 18 heures au lieu de 20 heures à partir de mardi, le 12 janvier 2021.

Drôme : le couvre-feu avancé à 18 heures à partir du mardi 12 janvier
Le préfet de la Drôme Hugues Moutouh dans son bureau
Le préfet de la Drôme Hugues Moutouh dans son bureau

La Drôme et l’Ardèche n’était pas dans la liste des départements pour lesquels le premier ministre souhaitait jeudi soir un renforcement du couvre-feu. Mais depuis, les indicateurs qui étaient déjà élevés dans la Drôme ont continué d’augmenter. Le préfet de la Drôme a donc pris ce samedi un arrêté pour imposer le couvre-feu dès 18 heures au lieu de 20 heures à partir de mardi, le 12 janvier.

Les contaminations augmentent fortement

Tous les indicateurs sont en hausse : taux de positivité, taux d’incidence, taux d’occupation des lits. Depuis le retour des vacances de Noël, « la dynamique est très forte » explique Hugues Moutouh. 92% des lits de réanimation sont occupés dans la Drôme dont 61% par des malades du Covid. Le taux d’incidence a désormais dépassé les 200 cas positifs par 100.000 habitants : plus de 207 pour les plus de 65 ans, 218 pour les moins de 65 ans. Le taux de positivité est de 9,4%. « Avec l’Allier, nous sommes les plus touchés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes » précise le préfet.

Un délai pour que les commerçants puissent s’organiser

Pourquoi mardi ? Le préfet souhaite laisser le temps aux commerçants de s’organiser. « Ces décisions sont importantes, elles ont nécessité une concertation avec les principaux élus du département. Cela va impacter la vie quotidienne de nos concitoyens et notamment les commerçants qui ont déjà beaucoup souffert du confinement. On a besoin de leur donner un temps d’adaptation« , explique Hugues Moutouh, « mardi parait donc une date raisonnable pour que les professionnels aient le temps de s’organiser. »

Préfet de la Drôme

@Prefet26
Compte officiel de la préfecture et des services de l’État dans le département de la Drôme.

5 Commentaires

  1. 29 patients en réanimation soit 92% d’occupation il y a donc même pas 35 lits sur tous le département !!!!! , 198 patients hospitalisés sur plus de 520 000 habitants en Drôme ou est l’urgence là ? et l’impérieux besoin de bloquer l’ensemble des habitants pour si peu de cas ????? je m’interroge…

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  2. Je ne comprend pas cette  »avancée » de l’heure du couvre-feu car certaines personnes circulent de départements en départements risquant de transmettre le virus. Pourquoi les commercants, les salles de spectacles et les bistrots sont tjrs fermés. Les dominants nous veulent à leurs bottes !???

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  3. Medias Citoyens Diois

    Ce que l’on a appris de ces derniers mois, c’est que le couvre-feu fonctionne… tout en restant moins décisif qu’un confinement total pour casser les chaînes de contamination. Interrogé par le quotidien La Dépêche sur le couvre-feu mis en place le 17 octobre, l’épidémiologiste Pascal Crépey expliquait ainsi: “Il est vrai que cette mesure a été instaurée peu de temps avant le reconfinement [du 30 octobre, ndlr]. Mais le couvre-feu, et même les couvre-feux (le 17 octobre puis élargi le 24 octobre à d’autres départements) ont permis de casser la courbe épidémique avant que le confinement prenne le relais pour décroître encore plus fortement la dynamique de l’épidémie”.

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  4. Medias Citoyens Diois

    Une analyse appuyée par une étude du CNRS sur l’impact des mesures françaises face à la deuxième vague. Les chercheurs ont ainsi montré que la deuxième semaine de couvre-feu, à laquelle ont dû se soumettre les habitants de 54 départements, a puissamment “décéléré l’accélération”. En d’autres termes, la croissance exponentielle de l’épidémie a cessé lorsqu’il a été interdit de circuler entre 21h et 6h du matin. Une décroissance rapide a ensuite eu lieu, mais l’Hexagone entier était alors placé en confinement.

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  5. Medias Citoyens Diois

    Un déclin particulièrement sensible, note l’étude, pour les 60 ans et plus, dont la vitesse de contamination a diminué d’un quart chaque semaine de couvre-feu. Pour cette population à risque, l’efficacité du couvre-feu est telle que le confinement total n’a eu qu’un impact “légèrement plus positif”. Pour les 59 ans et plus en revanche, c’est bien la quarantaine qui a marqué le tournant le plus décisif, mais le couvre-feu a lui aussi eu un effet sensible, et entamé la dynamique de déclin.

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