Quand la forêt s’installe en ville
Paris, Bordeaux, Lille, Toulouse… Les grandes métropoles plantent des microforêts. Un concept né au Japon pour apporter plus de biodiversité en ville. Et les petites suivent…Die, Valence, Luc en Diois, Saillans, Eurre, Aoust sur Sye, Crest, etc…
Voir les 26 communes engagées à ce jour : https://biovallee.letsco.co/sous-les-arbres-rejoignons-nous/?start=18

Planter des microforêts au coeur des ville permet d’améliorer la biodiversité.
Lame de fond ou fond de sauce pour bobos urbains ? Depuis leur apparition dans nos cités, les microforêts intriguent. Le concept ? Alors que les surfaces boisées diminuent inexorablement à la surface du globe, comme vient de le rappeler le dernier rapport du WWF, les métropoles, elles, cherchent de plus en plus à planter des arbres sur le bitume. Mais uniquement dans de petits espaces (pas plus de 1000 mètres carrés), de façon touffue et avec diverses essences plantées les unes contre les autres – une sorte de joyeux foutoir végétal en somme.
« Cette méthode baptisée ‘Miyawaki’, du nom du botaniste japonais qui l’a inventée à la fin des années 1970, essaime partout à travers le monde. En Asie, en Inde, puis récemment en Europe », explique Nicolas de Brabandère, de la société Urban Forests, qui fut le premier à l’importer en Belgique il y a maintenant quatre ans. La France n’échappe pas à l’engouement et compte une bonne dizaine de projets (Paris, Toulouse, Nantes, Lille, Bordeaux, etc.)
Mettre les arbres en compétition
Derrière le désordre apparent, il y a donc une technique mise au point par le Japonais qui fait l’unanimité. Elle consiste d’abord en un gros travail préparatoire du sol en apportant de la terre, du paillage et des engrais organiques. « A l’origine, Miyawaki travaillait sur des terrains dégradés comme des friches industrielles ou des carrières », rappelle Nicolas de Brabandère. Ensuite, il faut bien choisir les espèces d’arbres en les diversifiant au maximum (de 15 à 20 essences en général) et en en les choisissant localement. Enfin, il reste à les planter, comme des choux, les plus proches possible. « La densité est la caractéristique première, souligne Yves-Marie Gardette, responsable du développement de l’Office national des forêts (ONF).
Traditionnellement, dans nos grands massifs, on plante un arbre tous les 9 ou 10 mètres carrés pour qu’il puisse se fortifier. Là, il y a trois à quatre essences par mètre carré, soit un rapport de 1 à 40 ! » Conséquence ? Une densité record qui favorise la compétition entre les espèces, ce qui leur permet de pousser plus vite. « Il n’y a pas que de la concurrence mais aussi une symbiose : grâce à leurs racines, une variété va apporter de l’eau et des nutriments à sa voisine », détaille Stéphane Hallaire, le président de Reforest’Action qui, avec la mairie de Paris, a installé en 2019 une microforêt de 700 mètres carrés à proximité de la pelouse de Reuilly au bois de Vincennes. Et, selon lui, le résultat est en effet spectaculaire : « Certains chênes qui mesuraient 40 centimètres, font aujourd’hui 1,80 mètre de hauteur. »
Une méthode qui doit encore faire ses preuves
Pour les thuriféraires de la méthode Miyawaki, ces « îlots de forêt ancestrale » poussent dix fois plus vite. Mais ils ont d’autres avantages : ils restaurent donc les sols, évitent l’érosion, apportent plus de fraîcheur l’été, aident à diminuer les particules fines (de 15 %), ainsi que le bruit (- 10 décibels), absorbent 30 fois plus de dioxyde de carbone, produisent 30 fois plus d’oxygène et, enfin, apportent 20 fois plus de biodiversité !
« Halte-là, tempère Yves-Marie Gardette. Nous n’avons pas assez de retours d’expérience pour vérifier de tels chiffres. Rien qu’en matière de taille, les jeunes arbres poussent plus vite, ce qui ne veut pas dire qu’il en sera ainsi dans dix ans. » Un point de vue que ne réfute pas Nicolas de Brabandère : « Nous nous contentons, dès l’étape de plantation, d’atteindre le potentiel maximum de croissance des arbres. Pas de faire des géants. »
Les deux hommes se rejoignent sur un point : la méthode Miyawaki n’est pas une panacée – elle reste coûteuse à mettre en place et limitée en surface -, mais elle permet de réfléchir à nouveau sur la place des arbres dans les villes. « La vogue des microforêts passionne les mairies et les collectivités, qui nous consultent aussi pour revoir les parcs, la possibilité de planter des arbres nourriciers, de créer des îlots boisés pour les pollinisateurs, etc. », s’enthousiasme Yves-Marie Gardette. Il va donc falloir changer de slogan : « Sous les pavés, la forêt ».
Bruno D. Cot ( envoyé par l’auteur )
Les associations Biovallée et Ecologie au Quotidien vous invitent à prendre part au programme nature « sous les arbres … rejoignons nous ! » qui débute ce 1er Novembre 2020.
Ce programme vise, à minima, la replantation de 10 000 arbres à partir du 20 janvier au 20 mars 2021 sur les espaces « communs » des 100 communes de la Vallée de la Drôme avec le soutien des habitants et habitantes, des entreprises, des associations et des collectivités locales.
100 projets locaux, sponsorisés par les pépiniéristes de la vallée. Une mise à disposition gracieuse de plants pour les projets en fonction des souhaits et des arbres qui seront disponibles chez les pépiniéristes au début du mois de février.
Les espaces dit « communs » sont des terrains appartenant au domaine public (Mairies, Communautés de Communes, Département, Région, Etat, etc.), les terrains sous contrat, bail, convention avec une structure d’intérêt général ou utilité publique. Les établissements scolaires, d’accueil de personnes âgées, en situation de handicap ou victime de précarité, les centres de formation et fondations sont éligibles à ce programme. Comme des terrains d’expérimentation en agroécologie, jardins forestiers et maraichage sous couvert, des jardins ouvriers, partagés ou familiaux sur des terrains communaux ou sous convention et /ou bail garantissant l’usage collectif. Ainsi que les zones artisanales, industrielles, pavillonnaires et commerciales propriétés des Communes. Retrouvez la carte des communes éligibles en pièce jointe. Cette année 2021 le projet se cantonne à la Biovallée.
Pour participer à ce programme nous vous invitons à identifier les terrains dont vous disposez et à renseigner les informations sur votre projet dans le formulaire joint au présent courrier ou directement en ligne sur la plateforme Biovallée : https://biovallee.letsco.co/
Cet espace numérique rend visible l’ensemble des projets, vous permet de vous mettre en contact directement avec les autres porteurs et porteuses de projet, de mettre à jour vos informations au fur et à mesure des avancées de votre projet. Les formulaires papier y seront saisis par nos soins.
Vous pouvez dès à présent soutenir financièrement ce programme en adhérant* à l’association Biovallée et/ou en réalisant un don* en tant qu’habitant ou habitante, association, entreprise ou collectivité par courrier ou en ligne. Retrouvez ces informations et les modalités de défiscalisations sur le site internet de Biovallée : https://biovallee.net/adherer.
Vous trouverez à la suite de ce courrier les grandes étapes du programme, vos contacts, le formulaire, la carte des communes éligibles et le bulletin d’adhésion de l’association Biovallée.
Le Président de l’Association Biovallée – Philippe Huyghe
Association des Acteurs de Biovallée, ECOSITE – Place Michel PAULUS, 26400 Eurre
Tél : 04 26 52 11 22
E-mail : communication@biovallee.net
Les 3 CO-Présidentes de l’association Ecologie au Quotidien : Anne Tesson, Valérie Bourdin et Fabienne Soudé
Association Ecologie au quotidien, 3 rue saint Marcel; 26150 DIE
E-mail: ecologieauquotien.die@gmail.com
Tél : 04 75 21 79 16
« Sous les arbres … rejoignons nous ! »
- Du 1er Novembre 2020 eu 15 Janvier 2021 : Recensement des projets d’aménagement d’espaces nature dans toute la vallée à partir d’un formulaire et/ou d’une inscription en ligne.
- Possibilité déjà de faire les trous de plantations, s’approvisionner en compost et paillages, créer des collectifs pour prendre soin du projet/programme/action. Faciliter les coopérations avec les paysannes et paysans de la commune, les services techniques des espaces verts des communes et Interco. Protéger et sécuriser les trous. Imaginer les compléments possibles : mares, fleurs, sentiers pédagogiques, ruches, hôtels insectes, etc…
- Du 01 Janvier au 22 Février 2021 : Sensibilisation, formation et accompagnement des porteurs et porteuses de projets et des bénévoles.
- Organisation des « Rencontre de Die » les 29/30/31 Janvier et 19/20/21/22 Février en lien avec le programme et plantation sur 12 sites Diois ( 12 communes ).
- Entre le 01 et le 20 février : Les « bons de commandes » formulés aux pépiniéristes seront étudiés pour valider les arbres qui pourront être alloués aux projets en fonction de vos demandes.
- 20 Février : Début des plantations d’arbres et aménagement des espaces nature dans toute la vallée.
- Jusqu’au 2 Avril : Bilan du programme à partir des groupes projets locaux.
- Avril – Mai : Évènement de bilan et de perspective du programme Nature. ( 22 avril journée de la terre : bilan )
Vos contacts :
Biovallée – Tao Carpentier
– tao@biovallee.net – 06 33 45 23 20 ou 04 26 52 11 22
Ecologie aux Quotidien : Estelle Gilliot, François Gölher, Glibert David, Therry Buffel, Claude Veyret.
– ecologieauquotidien.die@gmail.com : 04 75 21 00 56