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Die

Samedi 17 avril, à Die, partait de la cathédrale une centaine de manifestants pour l’entrée Est de Die, dans le sillon de « la journée des Luttes paysannes » à l’invitation du collectif « La Tulipe Sauvage » et de la « Confédération paysanne de la Drôme »,  plus ou moins 200 citoyen-ne-s rejoignaient le rond-point de la Zone artisanale de  Chamarges ( Entrée Est de Die), lieu d’extension de la  zone d’activité sur d’ex-terres agricoles ( déclassées depuis plus de 10 ans ), pour faire entendre leur volonté de changer de modèles de développement et d’aménagement du territoire. Vincent Paltera, de Die offrira un fort plaidoyer pour la préservation de terres agricoles et la souveraineté alimentaire –1-.  Suivaient divers interventions sur la protection des tulipes jaunes, espèce emblématiques de la Drôme- 4 -. Sur le positionnement futur de l’hôpital du Diois et l’hypothétique  barreau routier reliant le rond-point à la montée du Col de Rousset. Le choix du lieu d’implantation du futur hôpital (projet abandonné sur les 3 hectares achetés par l’agence Régionale de Santé sur Chamarges) était aussi sujet de débat à Die -3 -. Il était en même temps l’objet d’une autre manifestation contre un autre site à l’entrée « Est » de Die : Chanqueyras.

C’est la deuxième fois que se rassemble une centaine de personnes de la vallée de la Drôme à Die. Déjà le 17 juin 2020 dernier, jour du premier d’un « Appel à agir contre la réintoxiaction  du monde », une centaine de personnes se rassemblaient alors sur la zone artisanale de Chamarges -2–  pour parler de l’avenir des terres agricoles de la périphérie de Die. Le collectif citoyen La Tulipe Sauvage a vu le jour lors de ce premier rassemblement.

Notes :

1– Un engagement pour la préservation des terres agricoles est à ce jour partagé par toutes et tous de la Confédération paysanne à la FNSEA-CNJA, de la Commune de Die à la Communauté des Communes du Diois, le monde associatif et même les entreprises locales, particulièrement en matière de PPAM (Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales), comme NATEVA. Et même l’état avec la déclaration (voir document) du préfet de la Drôme. Cette extension sur 3 hectares de terre en prairie ce jour est l’objet de toutes les crispations. Nous  ne simplifierions pas en disant que le dialogue entre les manifestants, la CCD, la Mairie, les associations dioises, les protecteurs de la nature, les entreprises, les institutions, les agriculteurs traditionnels est en panne. Une première dans le Diois, terre de dialogue et de négociations.

2– La Zone Artisanale Economique de Die ( extrait du bilan CCD 2018)

Partie Sud : plusieurs parcelles ont déjà été cédées : KORIGAN (Agence de communication internet), Mademoiselle (Salon de coiffure), DURAND (Maçonnerie), Pôle Juridique (Ets GRAVIR, étude notariale SANNIER et cabinet d’huissiers HERNANDEZ), Igor URSU (Maçonnerie), DIOIS PNEUS (Garage Automobile) et HERALDIE (impression – reprographie), scierie GIORGIS. En janvier 2019, suite à différents échanges sur l’année 2018, le bureau a décidé de céder des lots à MM. GIRAUD (Ambulances Dioises), M. GAFFET (garage Citroën), M. MAGNAN (ramonage et vente de poêles à bois) et M. PINCHE (Electricité générale). Il est à noter que certaines personnes recherchent des locaux à louer plutôt qu’à acquérir un terrain et construire un bâtiment, soit car le projet est en phase démarrage soit l’activité est limitée. Il est constaté une absence de locaux de 100 m² à loyer modéré c’est-à-dire autour de 350/400 €/mois. C’est une piste à explorer. A actualiser…

Partie Nord : les études sont bien avancées. L’aménagement de la partie Nord est estimé pour un coût global à 1 750 000 € HT. Les entreprises MORIN et NATEVA ont exprimé leurs besoins respectifs. Les premiers échanges aboutissent au fait que la Sté NATEVA aurait besoin de 15 à 20 000 m² pour assurer son développement sur 7/8 ans avec une annonce de 70 emplois nouveaux.

3– Futur Hôpital : rien n’est décidé (extrait du Conseil communautaire du 3/12/2020)

(…) La santé est un enjeu majeur pour le territoire qui a été consolidé par le Contrat Local de Santé (CLS). Depuis 2018, les engagements pris par l’Etat ont été respectés (mise en service périnatalité et proximité, hélicoptère, ligne de garde sage-femme, installation d’un scanner). Ce projet comprend aussi la reconstruction d’un nouvel hôpital et un EHPAD pour respectivement 12 et 9 millions euros. Le Sous-préfet de l’époque avait demandé un terrain de 3hectares. Un terrain qui correspondait à la demande de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et du préfet a été trouvé et vendu à l’amiable. Depuis lors, la municipalité, le conseil communautaire ont changé. Cependant, depuis juillet les projets en cours intègrent les préoccupations de la ville et de son urbanisme quant à l’utilisation de terrains à vocation agricole. Sans ralentir le projet et en travaillant avec le Préfet et les parlementaires, d’autres possibilités ont été recherchées. L’ARS ne fait pas barrage à étudier d’autres scenarii alternatifs, bien qu’ayant déjà achetée le terrain. Une rencontre a déjà eu lieu et d’autres sont programmées. L’exécutif de la CCD a entendu la demande de créer une commission santé. Sa création a été différée afin de faire le point et de s’approprier le sujet avec la volonté commune de ne pas ralentir le projet hospitalier. Isabelle Bizouard (vie Pte de la CCD ) ajoute que le comité de suivi a eu lieu le 5 novembre et a permis d’une part d’avoir des informations et surtout négocier la constitution d’un groupe de travail. Alain Matheron  (Pt de la CCD) poursuit sur le fait que l’agenda n’est pas bouleversé avec un début de programmation au 1ertrimestre 2021. M.Moucheron informe que bon nombre de médecins souhaitent intervenir à un moment donné dans cette commission pour donner leur avis. A.Matheron estime que l’ouverture de cette commission parait fondamentale. Isabelle Bizouard ajoute que la demande de rencontrer le personnel a été formulée, y compris par écrit. Les syndicats seront reçus dans un premier temps. Alain Matheron rappelle que l’hôpital a longtemps été un combat, aujourd’hui il y a besoin de renouveler le dialogue. Concernant le comité de suivi qui s’est déroulé à Valence, le Préfet a repris clairement les propositions de la commune et de la CCD en demandant de prendre en compte le territoire.

4 – La Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris L. ssp. sylvestris) est une espèce messicole, protégée à l’échelle nationale. Dans le département de la Drôme (26), sur la commune de Die, près de 900 000 individus ont été inventoriés par le CBNA en 2009. Face à un nombre croissant de demande de dérogation pour destruction de cette espèce protégée, un plan de gestion concerté par les différents acteurs du territoire a été mis en place dans le but de la préserver.  Un suivi annuel des populations est effectué afin de comprendre le lien entre la dynamique de la Tulipe sauvage et les pratiques agricoles locales. Trois hypothèses de travail ont été formulées et prédisent : un effet favorable de l’agriculture biologique, un impact négatif à long terme d’un labour de printemps, et une importance significative du type de culture en place sur l’expression des Tulipes sauvages. Le suivi a été réalisé en période de floraison, selon le protocole national instauré par le CBNA.  A l’issue de l’analyse des résultats du suivi, plusieurs éléments ont pu être mis en avant : pas de différence détectable entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle, pas d’impact négatif à court terme d’un labour de printemps, et le type de culture en place semble être un facteur important, explicatif de la variabilité d’abondance de l’espèce. Toutefois, en vue de préserver au mieux la Tulipe sauvage, le suivi des populations et des pratiques agricoles doit se poursuivre au minimum le temps d’une rotation culturale complète afin d’acquérir le recul nécessaire à la compréhension de cette espèce patrimoniale emblématique du Diois. LEBIHAN CAMILLE

Nous reprendrons ce dossier, en approfondissement, afin d’écouter et restituer toutes les avancées de toutes les parties. MCD

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