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L’aéroport de Valence-Chabeuil étend ses vols, infrastructures et activités…

Toujours davantage de développement économique alors qu’il faudrait réduire et bifurquer radicalement

Des médias locaux, la présidente de l’aérodrome Catherine Autajon et les autorités se réjouissent publiquement de l’accroissement des vols de l’aéroport Valence-Chabeuil vers l’international, pourtant si on raisonne par rapport aux émissions de C02 (et autres problèmes écologiques/climatiques) et à la possibilité de bâtir une société vivable/soutenable, il faudrait plutôt diminuer fortement l’activité du secteur aérien, ce que le gouvernement et les lobbys du secteur aérien refusent : Promesse d’un avion vert et défense de la liberté : la stratégie du secteur aérien pour contrer toute régulation..

Chabeuil – L’aéroport poursuit son envol – L’aéroport Valence-Chabeuil poursuit sa croissance avec 32 000 atterrissages et décollages en 2019, une activité en hausse constante !

Mauvaise nouvelle : l’aéroport de Valence-Chabeuil étend ses vols et activités nocives
Travaux d’agrandissements et davantage de trafic aérien en vue : partout le désastre s’étend

Des élus et autorités de droite et de gauche soutiennent ardemment l’extension de cet aéroport :
Marie-Pierre Mouton, présidente du Conseil départemental de la Drôme, Nicolas Daragon président de Valence Romans Agglomération et maire de Valence, de Alain Guibert président de la CCI, et des parlementaires, Emmanuelle Anthoine, Marie- Pierre Monier, Gilbert Bouchet et Bernard Buis. Une lettre commune avait été signée et adressée au ministre dès le 20 février.
Les institutions partenaires et propriétaires de l’aéroports (Valence, CCI, département) ne peuvent que soutenir et défendre leur joujou.
Ils se réjouissent « du développement économique et touristique de notre département et de notre territoire ».
Alors que le développement économique est la cause des désastres écologiques, climatiques et sociaux, les autorités ne pensent qu’à continuer de plus belle.

Cyniquement (?), la page Facebook de l’aéroport se réjouit de son action : « #biodiversité #environnement – Des nouvelles de notre « hôtel à insectes » « . Ils accentuent leur activité participant à la dévastation, mais tout va bien, la nature est sauvée car ils ont une petite installation pour des insectes posée à côté de hangars ! Le foutage de gueule et l’irresponsabilité n’ont pas de limites.
Encore du greenwashing, relayé par la structure « Biodi’vert », qui travaille avec de nombreux partenaires institutionnels…

Mauvaise nouvelle : l’aéroport de Valence-Chabeuil étend ses vols et activités nocives
Un hôtel à insectes devant l’aéroport, un magnifique greewashing pour se foutre de notre gueule

La présidente de l’aéroport Catherine Autajon se réjouit que son infrastructure n’ait pas souffert de la pandémie, en revanche moi je n’oublie pas que le secteur aérien est co-responsable de la pandémie de coronavirus et de son extension fulgurante et mondiale, et donc des souffrances humaines qui en découlent.

Dans ce domaine comme dans tous les autres, on ne doit plus chercher la croissance et le développement économique. Et la création ou le maintien d’emplois ne doit pas être le critère qui empêche de construire des sociétés soutenables et vivables, donc ça veut dire qu’on doit quitter le modèle de l’économie de marché, du productivisme et de la valorisation du capital, et permettre aux humains de vivre décemment autrement que via le marché du travail, du salariat et de la concurrence.

Sinon, on n’a pas entendu le département de la Drôme, le préfet ou autres maires annoncer ni même souhaiter la fin de l’élévage intensif, de l’agriculture industrielle.

Les autorités préfectorales et élus nous font constamment la morale, nous pourrissent la vie avec leurs amendes et couvre-feux, mais quand il s’agit de couper court aux causes des pandémies, là y a plus personne, silence radio. Ils ne servent à rien de bon finalement, passons-nous d’eux tous.

Josée écologiste sociale

C’est l’une des propositions-phares de la convention citoyenne pour le climat (CCC) : interdire les vols intérieurs dès lors qu’une alternative ferroviaire existe en moins de quatre heures. Le projet de loi issu des travaux de la CCC, qui doit être présenté en conseil des ministres le 10 février, reprend cette mesure, mais en la limitant aux trajets réalisables en moins de deux heures et demie et en excluant les correspondances vers des vols internationaux. La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé en décembre 2020 que cette règle pourrait s’appliquer dès l’été 2021. Mais avec quelle efficacité ? En se bornant à deux heures et demie, la mesure rate son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut un rapport publié jeudi 21 janvier par Greenpeace.

Les émissions de CO2 du transport aérien en France sont estimées à 23,4 millions de tonnes en 2019, soit environ 3,5 % de l’empreinte carbone totale du pays. Elles ont augmenté de 17 % par rapport à 2010.

L’association écologiste a tenté d’évaluer l’empreinte carbone des vols intérieurs les plus fréquentés sur la base des données de l’année 2019. Résultat, sur les quinze connexions transportant le plus de passagers, seules trois seraient concernées par la mesure gouvernementale : Paris-Bordeaux, Paris-Lyon et Paris-Nantes. Et, sur la centaine de vols intérieurs existants, elle ne toucherait que deux lignes supplémentaires : Paris-Rennes et Lyon-Marseille, selon les projections du Réseau Action Climat (RAC).

Quand on n’a pas le logiciel de compréhension de la transition écologique le greewashing s’impose!

MCD

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