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Nucléaire de Tchernobyl, 35 ans après la catastrophe qui n’en finir pas…


Le 26  avril 1986, en Ukraine, commence la catastrophe industrielle la plus grave de l’histoire de l’humanité : l’explosion et la destruction du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

250 000 habitantEs seront évacués, 600 000 liquidateurs seront dépêchés sur place pour sécuriser la centrale et nettoyer les dégâts, dont une grande partie périront.
Aujourd’hui, du fait d’une contamination chronique aux faibles doses via la contamination alimentaire (lait, gibier, champignons), les conséquences sur la santé des populations perdurent, en particulier sur les enfants, nés bien après 1986.

En 2018, un programme européen sur la santé et l’environnement a été lancé dans le district d’Ivankov, à 30 kilomètres de la centrale de Tchernobyl. Les résultats sont accablants : les enfants y présentent de nombreux problèmes de santé : 45 % des enfants examinés ont un déséquilibre hormonal dans la thyroïde ; 35% des problèmes de foie ; 80% des adolescents ont des problèmes cardiaques et 30 %une pression sanguine trop élevée, Le taux de mortalité y est vingt fois plus élevé que le taux moyen en Ukraine.

Et en France? Avec ses 56 réacteurs vieillissants , dont 49 ont dépassé l’âge de 30 ans pour lesquels ils ont été conçus, et 14 ont plus de 40 ans (dont ceux de la centrale nucléaire du Tricastin), la France est malheureusement bien placée pour avoir à gérer les conséquences d’un accident. Le coût faramineux d’un accident nucléaire ne pouvant être supporté par un exploitant, l’État le transférera aux victimes et aux habitantEs, qui devront apprendre à vivre en zone contaminée, compte tenu de l’impossibilité d’effectuer une décontamination complète après un accident.

Un accident nucléaire est toujours incontrôlable, et ce sont, à chaque fois, les populations et les travailleurs qui en payent le lourd tribut.

Ni nucléaire, ni effet de serre ! Sauvons le climat. Changeons le système !

À la tête de réacteurs fatigués et mal entretenus, débordés par des milliers de tonnes de déchets hautement radioactifs, incapables financièrement et techniquement de construire de nouveaux réacteurs, les industriels de la filière et des personnalités économiques et politiques passent à l’offensive médiatique.

Le nucléaire est vendu comme une industrie propre qui va sauver le climat.
Nous affirmons qu’il n’en est rien. L’ensemble de la filière est, dans les faits, loin d’être neutre en émission de gaz à effet de serre Non seulement le nucléaire ne sauvera pas le climat (trop lent, trop cher, trop risqué), mais il constitue un verrou pour l’indispensable bifurcation énergétique car il nécessite des investissements colossaux dans la production qui seraient bien plus utiles dans la sobriété et l’efficacité énergétique.

Les batailles à venir contre le nucléaire devront faire cause commune avec les mobilisations sur le climat pour dire haut et fort que nous voulons un monde sans nucléaire.

Contact : Dominique Malvaud – 06 72 07 76 42

STOP nucléaire 26-07


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Drôme/Valence Tchernobyl : la Drômoise Michèle Rivasi insiste pour sortir du nucléaire

Michèle Rivasi, députée européenne (EELV), alerte encore sur les dangers du nucléaire.

Le 26 avril 1986 reste une date importante dans l’histoire contemporaine. Il y a 35 ans, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explosait. La fusion du cœur et la libération d’éléments radioactifs qui en découlait ont eu des conséquences néfastes nombreuses, au-delà des frontières de l’URSS, sur l’environnement et la santé des Européens.

Trente-cinq ans plus tard, Michèle Rivasi, eurodéputée valentinoise (EELV), met à nouveau en garde les autorités contre les dangers de l’énergie atomique. « Dans l’Union européenne, sur les 143 réacteurs nucléaires, qui peut garantir qu’aucun réacteur ne brûlera pas un jour ? Actuellement, 41 réacteurs européens ont plus de 40 ans, période pour laquelle ils ont été construits initialement. Ils tournent dans l’illégalité », indique-t-elle.

« Dangereuse, non viable économiquement et sale »

Michèle Rivasi milite toujours pour une sortie du nucléaire. Et ce même si l’énergie est qualifiée par ses adeptes ou son producteur, EDF, comme “décarbonée”, c’est-à-dire très faiblement émettrice de dioxyde de carbone. « Mais l’énergie nucléaire n’a pas les capacités d’être une solution pour le climat, répond l’ancienne élue municipale de Valence. Il faudrait déployer des milliers de nouveaux réacteurs sur le globe en quelques années. Une perspective irréaliste ! »

Pour elle, l’industrie nucléaire est « dangereuse, non viable économiquement et sale ». Et de préciser : « Chaque année, 23 000 m³ de déchets nucléaires sont produits, dont une partie sont hautement radioactifs et le resteront pendant plusieurs milliers d’années. »

Une manière pour Michèle Rivasi de rappeler son opposition aux deux réacteurs nouvelle génération, les EPR, qui pourraient être implantés à la centrale du Tricastin. Sur ce dossier, EDF n’a pas encore pris de décision.

La Confédération nationale du travail (CNT) de la Drôme appelle à une mobilisation ce lundi 26 avril à 17 heures, devant la mairie de Montélimar. Le prologue du texte “La Supplication” de la journaliste biélorusse Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature en 2015, qui évoque la catastrophe de Tchernobyl, sera lu. Les manifestants diront aussi non à l’EPR, le réacteur nucléaire de 3e génération, « ni ici, ni ailleurs ».

D.L.

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