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Trois livres pour cultiver son bonheur

L’heure est à la morosité ? On manque cruellement de perspectives positives ? Voici trois ouvrages pour renverser la vapeur.

Ode à la joie

 La Contagion du bonheur, de Franck Martin ED. EYROLLES

Chacun est en quête du chemin le plus court qui mène à son bonheur. « Nous ne sommes pas nés pour en baver. Nous sommes là pour trouver le plaisir et l’enthousiasme. Pour entrer dans la joie de vivre et l’abondance. » Heureux programme que celui de Franck Martin, enseignant en communication et management, expert en relations de confiance, qui sort l’attirail lourd du développement personnel et du bon sens – outils, réflexions, concepts et exercices à portée de tous – pour s’injecter « l’antivirus des pensées compulsionnelles », remédier aux injonctions limitantes et retrouver son immunité vitale. Sur ce front de l’optimisme, l’auteur met au cœur de son plan de bataille le moment présent et l’ego-bienveillance pour « reprendre contact avec qui vous êtes vraiment ». Sa botte secrète consiste à « contaminer à coups de bonheur toutes celles et ceux qui me touchent, m’entendent et me voient. Le bonheur est contagieux ». Malheureusement, pas autant que le Covid-19.

La Contagion du bonheur, de Franck Martin (Ed. Eyrolles, 2021, 186 pages, 16,90 euros).

Alors, (mal) heureux ?

 L’Art d’être malheureux, de Dirk de Wachter ED. DE LA MARTINIÈRE

Voir la vie en rose n’est pas la seule et unique voie vers le bonheur. A quelque chose malheur est bon : c’est ce que défend le psychiatre belge Dirk de Wachter, pour qui l’injonction au bonheur, cette quête obsessionnelle du « toujours plus » et du « forcément mieux », est « la maladie de notre époque ». Pour lui, l’art de vivre heureux consiste à être malheureux de temps à autre. Et plus qu’à encaisser les revers et à essuyer les échecs, il est constructif de les accueillir : car les épreuves de la vie, les nôtres comme celles de ceux que l’on épaule, en créant du sens et du lien, sont sources de bonheur. Dans la préface de cet Art d’être malheureux, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik considère que « le bonheur et le malheur dansent ensemble comme un couple d’opposés. Il nous faut les deux pour ressentir chacun des deux ». Une danse qui ne va pas sans s’ouvrir aux autres, prendre soin d’eux et s’engager, sans craindre d’exposer ses vulnérabilités. « Peut-être aurais-je dû intituler ce livre L’Art d’être heureux, après tout », conclut Dirk de Wachter.

L’Art d’être malheureux, de Dirk de Wachter (Ed. de La Martinière, 2021, 132 pages, 14,90 euros).

A la bonne heure

 Good Vibes, Good Life, de Vex King LEDUCS EDITIONS

Peut-on être heureux lorsque rien ne nous y dispose : situation personnelle dévastée, climat professionnel tendu, finances en déroute ou encore contexte sanitaire aussi anxiogène que celui du Covid-19 ? « Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant », invite l’adage indien. Pour dissiper toute zone d’ombre, Vex King préconise, quant à lui, une approche holistique afin d’atteindre une vie plus accomplie, passant par « un niveau de maîtrise dans tous les aspects de la vie et une influence positive sur le monde ». Deux clés de voûte contribuent au bonheur, selon le coach en développement personnel : la loi de l’attraction et celle de la vibration. Le principe de la loi de l’attraction dit que « ce sur quoi vous vous concentrez viendra à vous », celui de la loi de la vibration, plus ésotérique, affirme que nous sommes en mesure de contrôler notre réalité et de transformer notre monde « en modifiant [notre] manière de penser, de ressentir, de parler et d’agir ». Nul n’a jamais affirmé que déplacer un éléphant était une mince affaire !

Good Vibes, Good Life, de Vex King (Ed. Leduc, 2020, 268 pages, 19,90 euros).

Marlène Duretz

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