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De Marignac en Diois à Vassieux en Vercors… Puis La Chapelle et Saint Martin… les tribulations sur les pas (en Vercors les pas sont aussi des cols ) de nos mémoires !

Créé en 1970, le Parc naturel régional du Vercors, ce territoire de moyenne montagne s’étend sur un vaste massif de 206 000 ha entre Drôme et Isère et comprend 83 communes réparties dans huit régions naturelles : le Piémont nord, les Quatre-Montagnes, les Coulmes, le Diois, le Vercors Drômois, le Royans, le Trièves, la Gervanne.

1970-2021 : 50 ans d’histoire du Parc naturel régional du Vercors. TRAVERSE, c’est la trace d’une aventure partagée pendant un an et demi pour fêter ces 50 ans.

« ARBORER »

Ils avaient planté un pommier* auprès de l’Ecole de Sainte Croix et se retrouvent ce jour pour cette transhumance Diois Vercors. Bien sur l’instituteur, les parents d’élèves et quelques volontaires, mais surtout 20 élèves de la classe de Sainte Croix. En préambule  les enfants et les adultes ont posé leur histoire en un court texte lu et écrit grâce à leurs parents et grands-parents qui ont raconté les conditions de leur arrivée au monde. intimement  et aussi avec humour…

Le départ  à la Croix de Marignac en Diois se fera sous un ciel de printemps, entre ânes et musique (violoncelle) et accompagneront la lente montée vers le col de Vassieux et la cabane du même nom… Et rejoindre les enfants de l’école de Vassieux en Vercors. La soirée s’enroulera entre contes et histoires des aventures d’un jour ou de toujours. Sous la bienveillance de la bergère des mots, Stéfanie… 

Du Diois au plateau du Vercors, une transhumance moderne et humaine, accompagnée par les trois glaneuses de trésors de Traverse. On était convié à une semaine de marche : le temps d’une veillée, d’une étape, au détour d’un rocher, à la rencontre des vautours ou des anciens maquis.
Nous transportons les graines récoltées avec les enfants des écoles de Sainte-Croix Vassieux-en-Vercors et La Chapelle-en-Vercors jusqu’à Saint-Martin-en-Vercors, et plantons des arbres pour demain dans les jardins botaniques de ces communes.
Une proposition pour célébrer symboliquement les naissances et les morts de ces 50 dernières années dans le Vercors.
Les images de Magda, l’une des artistes photographe, glanées tout au long de l’année 2020 sont exposées en extérieur et une exposition est également présentée au mémorial de la Résistance à Vassieux-en-Vercors. Les artistes de la compagnie Dans tes rêves nous accompagnent pour célébrer cet anniversaire d’une manière joyeuse, inventive et décalée.

À cette occasion, le projet Traverse est né, réunissant Magda, photographe des grands espaces intérieurs et extérieurs, Stéfanie James, conteuse et cueilleuse d’histoires à tricoter, Déborah Benveniste, activatrice d’intimité en espaces publics.

Ensemble, elles glanent et sèment les trésors vivants ou historiques, vécus ou rêvés des habitants et acteurs du Parc, en arpentant le territoire à pied, en train, en bus…

Le projet se décline au fil des saisons, invitant le public à 4 temps forts : ONDES DE TROCS ; ÉVASION(S) ; ARBORER ; TRAVERSE

La Cie Dans tes rêves a été mandatée par le Parc naturel régional du Vercors à l’ occasion de la célébration des 50 ans du Parc, le projet TRAVERSE est né, réunissant Magda, photographe des grands espaces intérieurs et extérieurs, Stéfanie James, conteuse et cueilleuse d’histoires à tricoter, Deborah Benveniste, activatrice d’intimité en espaces publics.

Ensemble elles glanent et sèment les trésors vivants ou historiques, vécus ou rêvés des habitants et acteurs du parc, en arpentant le territoire par la mobilité douce.

Ne laissons pas notre imagination se déconfire!
Arpentons le territoire en mobilité virtuelle!

Une proposition, de troc de trésors, sous forme de mots, sons, dessins et photos.

Nous avons concocté une malle à trésors auditifs, elle contient des paroles recueillies au gré de nos arpentages dans le parc du Vercors.

C’est notre troc. En échange, vous êtes invités à fouiller dans vos quotidiens renversés et nous partager vos trouvailles. Au départ d’un quai de gare, vers une destination inconnue, Evasion (s) nous invite à convoquer cette sensation qui s’éveille lorsqu’on prend le train, qu’on contemple la vue à la fenêtre.

Le public-arpenteur traversera une installation photographique en  espace public, où il voyagera  dans les échos entre Histoire et présent, ici et ailleurs : des scènes anciennes dans les paysages actuels, une correspondance de Saint-Marcellin à Clelles, des personnages d’âge ou d’origine différentes. Une marche pour révéler une poétique des paysages.

ARBORER : Transhumance poétique et Exposition photographique

Arborer, c’est une invitation à honorer les naissances et les morts de ces 50 dernières années dans le Vercors, et celles à venir. C’est prendre soin dans les adieux à ce qui part et l’accueil à ce qui naît. C’est prendre le temps, ensemble, d’être ici.
Par une marche reliant le Diois au plateau du Vercors.
Par des rituels inventés avec des enfants et des adultes autour de la plantation symbolique d’arbres.
Par des temps de veillées partagées, à l’écoute de nos trésors récoltés et de ceux que vous nous apporterez, comme autant de graines à semer pour enchanter demain. Sur le chemin, nous inaugurerons l’exposition TRAVERSE

TRAVERSE, c’est la trace d’une aventure partagée pendant un an et demi pour fêter nos 50 ans. 15 photos reflètent la rencontre avec le Vercors par le prisme des regards, écoutes et paroles artistiques de la Cie Dans tes Rêves.
L’exposition sera présente jusqu’au 20 septembre 2021au mémorial de Vassieux
Informations : 04 75 48 26 00 – info@memorial-vercors.fr

Dès 1965, un groupe de travail interministériel se penche sur le sujet afin d’imaginer une formule adaptée qui réponde aux problématiques des territoires ruraux habités, aux richesses patrimoniales exceptionnelles.

Parallèlement, une mission de prospection est lancée afin d’établir un inventaire des sites possibles pour des futurs parcs. Puis un an plus tard, sont organisées les journées de Lurs-en-Provence. Il faudra une semaine pour faire naître la notion des PNR “made in France” dans un dialogue entre experts, ministres, préfets, députés, sociologues, anthropologues et autres membres du monde associatif. Extraits choisis des orientations et conclusions retenues lors des journées de Lurs. Les parcs ne seront pas des lieux de musées même s’ils seront des lieux de mémoire, Les parcs seront dans la vie, dans le développement, dans l’architecture contemporaine ; ils seront des lieux d’innovation et d’expérimentation, Les parcs seront culturels ou ils ne seront pas : ils seront une création, Les parcs ne seront pas dotés de législations d’exception ; on fera appel pour la première fois en France au droit contractuel entre l’État et les collectivités territoriales sous la forme d’une charte. Les parcs auront l’exigence de l’exemple, la valeur d’un ferment, seront le prototype ou le point d’appui d’un nouvel humanisme, ou ils ne seront pas ! Suite à ce grand remue-méninge qui aboutit à cette belle utopie, on passe rapidement à la décision de lancer un nouveau concept “une école itinérante”, sans murs, destinée à former les futurs directeurs de parcs naturels régionaux. Les candidats pour ce tour du monde sont au nombre de 14 et viennent à la fois du secteur privé et de la fonction publique. Rentre alors en scène, Jean-Pierre Feuvrier, sa candidature est retenue. En l’espace de quinze jours, il “quitte” femme et enfant, son poste à Die et part avec ses compères pour un tour du monde, à l’école des parcs. Ils vont parcourir plus de cent mille kilomètres, visiter seize pays (l’Italie, la Yougoslavie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Union soviétique (la Moldavie, l’Ukraine et la Crimée), la Grèce, le Japon, les États-Unis, la Belgique, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la Suède, la Suisse, l’Allemagne fédérale, la Finlande, le Danemark… La mission de ces globe-trotters en herbe est claire : se nourrir des rencontres, comprendre les modes de vie, la façon d’aborder le paysage, l’aménagement, le tourisme, l’accueil, l’urbanisme… Ils vont constituer un carnet de voyage, ils échangeront leur expérience et leur sentiment tout au long du voyage. Cette errance intellectuelle et culturelle d’un pays à l’autre leur permet de cerner, de percevoir les différences naturelles mais aussi architecturales, politiques et humaines. Mais au-delà de toutes ces différences se dessine un trait commun : l’espace naturel disponible se réduit de façon inquiétante. La nature devient une proie du développement touristique et un produit de consommation. Les parcs visités lors de leur périple témoignent d’une importante fréquentation voire surfréquentation. De retour en France, “les compagnons” ont leur petite idée des PNR à la “française” et partent faire un tour des sites pressentis (Bretagne, Languedoc, Provence et Lubéron).

L’histoire du Parc Naturel Régional  du Vercors en quelques dates : 

Comme toutes les histoires merveilleuses de notre enfance cela débute par : « Il était une fois »

1939 Projet de parc national limité au site des Hauts-Plateaux du Vercors.

1963 Reprise de l’idée d’un parc national, rejetée par le département de la Drôme.

En 1964 un groupe d’amis qui faisait du ski de fond sur les hauts plateaux du Vercors, admirant les paysages qu’ils avaient devant eux se sont dit qu’il fallait protéger ce lieu magnifique des promoteurs et du béton. 
L’idée était lancée et l’association pour la sauvegarde des hauts plateaux du Vercors fut créée avec le dépôt des statuts en 1965 par le Président Taylord. Sous l’impulsion du Président Salomon en 1969 l’association évolue et devient » L’association pour la création du parc du Vercors », avec deux sections une Drôme et une Isère.

22 février 1965. Création de l’association pour la sauvegarde des Hauts-Plateaux du Vercors (AsHPV). Avec comme conseiller Philipe Lebreton.

20 mars 1967. Transformation de l’AsHPV en association Vercors nature.

28 février 1968. Prise de fonction de Jean-Pierre Feuvrier.

17 septembre 1969. Arrêté du ministre de l’intérieur créant le syndicat mixte d’études (52 communes, 2 départements, les chambres consulaires, les villes de Grenoble et Valence).

13 février 1970. Assemblée constitutive du syndicat mixte d’étude du parc.

13 mars 1970. Assemblée constitutive de l’association pour la promotion des agriculteurs du parc (APAP).

18 juin 1970. Approbation de la charte par le syndicat mixte d’études du parc.

2 juillet 1970. Avis favorable du comité permanent du conseil national de la protection de la nature.

7 juillet 1970. Avis favorable de la commission interministérielle des parcs naturels régionaux.

16 octobre 1970. Décret n° 70-949 instituant le parc naturel régional du Vercors

15 mai 1971. Assemblée constitutive de l’association fédération des amis et usagers du parc.

30 novembre 1973. Création du syndicat mixte de gestion du Parc.

1975-1979 : Jean-Pierre COURTIN est directeur du PNRV

1979 : Discussions, enquête publique et demande de la mise en réserve des Hauts plateaux du Vercors. Victoire pour Vercors nature avec l’inauguration de la réserve des Hauts plateaux du Vercors en 1985.

C.V.  avec l’aide des sites du PNRV, Vercors-nature et de Traverse

( photos C.V. dernière : repas à la cabane de Vassieux )

*Les arbres fournis gratuitement par Jérôme Munoz de Die et Jérôme Veauvy de Crest ont été distribués par Ecologie au Quotidien et Biovallée… à 62 porteurs de projets soit 2100 arbres fruitiers….

 

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