Sélectionner une page

Auvergne-Rhône-Alpes Emplois des jeunes : le plan choc de Najat Vallaud-Belkacem

Avant la présentation complète de son programme pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, la candidate socialiste et tête de la liste “L’Alternative” lève le voile sur l’une de ses propositions phares. Entretien.

 
Najat Vallaud Belkacem (PS) est candidate aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes.

Lors de votre présentation de candidature pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, vous aviez déclaré l’emploi comme votre grande priorité.

« Le travail est pour moi une valeur de gauche, puisqu’il émancipe, valorise, donne des perspectives. Après un an de confinements, de fermetures, de paralysie, tout le monde a envie de se remettre au travail, d’avancer collectivement. Cela, je le vois chaque jour lors de mes visites de terrain. L’élan est là. »

Aujourd’hui, vous nous proposez un plan choc pour le travail des jeunes ?

« Face à la situation actuelle, il nous faut des mesures fortes. On ne peut pas accepter que la jeune génération, celle qui va de 18 à 30 ans, soit sacrifiée en cette période Covid. Elle est inquiète, elle se sent abandonnée, donc elle a besoin qu’on l’aide. C’est pourquoi je propose que la Région Auvergne-Rhône-Alpes se porte garante pour que tous les jeunes de son territoire, c’est-à-dire pour que 500 000 personnes, arrivent à trouver un premier emploi. »

Comment pensez-vous y arriver ?

« Du travail, des emplois non-pourvus, il y en a dans notre région ! Mais la complexité des dispositifs en mille-feuille est telle que rien n’avance. Il faut un électrochoc. Je propose donc de transformer l’Agence économique régionale en une agence pour la relance via le premier emploi. Et ce, pendant au moins de deux ans. On veut créer un guichet unique où on mettra en relation les jeunes et les entreprises qui ont besoin de recruter. Cette agence, qui aura des antennes dans tous les bassins d’emplois, fera d’abord coïncider l’offre et la demande. Pour débloquer certaines situations auprès des entreprises hésitantes, elle pourra ensuite prendre à sa charge le coût de la période d’essai, mais aussi – si besoin – trois mois de logement ou de transport pour garantir la mobilité des jeunes. Et elle mettra en place des formations intensives pour répondre aux besoins de qualification. »

Vous voulez aussi aider à créer directement des emplois ?

« Notre Région aidera à la création de 10 000 emplois pour les jeunes, dans les domaines de l’économie d’avenir (transition écologique, métiers du lien, numérique…) en prenant à sa charge ces postes en CDD pendant une durée de 6 à 12 mois. »

Des nouveaux emplois jeunes à la Jospin ?

« Vous savez, ceux qui sont passés par les “emplois jeunes” nous disent souvent combien ce dispositif les avait aidés. Le premier emploi est en effet un moment décisif pour la suite d’une vie. »

Avez-vous chiffré ces mesures ?

« Oui, je donnerai les moyens à cette agence de réaliser les missions que je lui confierai et cela se traduira, pendant deux ans, par un budget de 100 millions d’euros par an au lieu de 10 millions en fonctionnement actuellement. Mais gardez aussi à l’esprit que, s’agissant notamment des 10 000 emplois par an, dans l’économie d’avenir, les moyens et les financements existent. Le problème vient de la complexité à y recourir, que ce soit pour les jeunes, les entreprises ou les collectivités. Le branle-bas de combat que nous organiserons autour de l’emploi des 18-30 ans aura vocation à faire de la Région une porte d’entrée fiable pour accompagner chacun avec du “sur-mesure”. Je donnerai les moyens à la Région d’assurer, enfin, sa responsabilité sur les questions d’emploi, de formation, de travail. Avec moi, la relance de l’économie sur notre territoire sera “Tous au travail” ».

Ève MOULINIER, pour le D.L. vue 6235 fois

Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : les communistes de Moulins confirment leur ralliement.. à Najat Vallaud-Belkacem

Lors d’une conférence de presse de la candidate à Lyon, les communistes de l’Allier ont confirmé ce samedi 24 avril leur dissidence et leur ralliement à la liste « L’Alternative » menée par l’ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes.

La candidate aux régionales Najat Vallaud Belkacem récupère le soutien officiel des communistes de l'Allier
La candidate aux régionales Najat Vallaud Belkacem récupère le soutien officiel des communistes de l’Allier

 « Dans l’Allier, on sait que la gauche ne gagne que lorsqu’elle est rassemblée« , a indiqué le secrétaire fédéral départemental du PCF Yannick Monnet, en s’affichant aux côtés de la candidate lors d’une conférence de presse à Lyon.

Communistes et socialistes « ont l’habitude de travailler ensemble« , a relevé celui qui s’est présenté comme « conseiller municipal de Moulins« , une ville – a-t-il lancé en souriant à Mme Vallaud-Belkacem – « que tu connais bien« . L’élu faisait allusion au récent trou de mémoire de Mme Vallaud-Belkacem qui,sur un plateau télé, n’avait pas été en mesure de citer le nom de la préfecture de l’Allier.

Moulins… une ville que tu connais bien : Yannick Monnet à Najat Vallaud-Belkacem

Dans un communiqué annonçant la semaine dernière leur décision, les communistes de l’Allier avaient relevé que les fédérations du Puy-de-Dôme et du Cantal avaient pris une décision similaire lors d’un premier scrutin. Ceux de l’Allier ont confirmé leur choix par un second vote, à une large majorité (85% de « oui », avec une participation de 68,5%).

Un choix « historique » et « courageux » au sein d’un parti « qui a l’habitude d’être discipliné« , a commenté M. Monnet.

Dès cette décision connue, Mme Cukierman avait jugé qu’une campagne régionale ne se résumait pas à « la satisfaction d’un égo » et menacé les dissidents d’éviction. « Il ne s’agit pas d’une aventure individuelle« , lui a répondu samedi Mme Vallaud-Belkacem. « C’est une fédération toute entière qui a pris cette décision à une très large majorité ».

Elle a par ailleurs « pris acte » que les propositions « très ouvertes et équilibrées » faite aux autres formations de gauche, et notamment aux écologistes, n’aient pas reçu de réponse et annoncé que l’heure était désormais venue de faire campagne.

L’Alternative communiquera le 3 mai le nom de tous ses candidats pour le scrutin de juin, a indiqué son co-directeur de campagne Jean-François Debat.

Yannick Kusy

Najat Vallaud-Belkacem annonce sa candidature aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans la presse régionale, l’ex-ministre socialiste explique que sa liste inclut le Parti radical de gauche, Cap écologie et la Gauche républicaine et sociale et même des communistes…

Najat Vallaud-Belkacem lors de l’université d’été du Parti socialiste, en août 2020.

Najat Vallaud-Belkacem lors de l’université d’été du Parti socialiste, en août 2020. L’ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem a officialisé sa candidature à la présidence d’Auvergne-Rhône-Alpes, région dirigée par Laurent Wauquiez (Les Républicains), dans un entretien publié dimanche 14 mars par Le Progrès, Le Dauphiné libéré et La Montagne.

Outre le Parti socialiste (PS), sa liste rassemble le Parti radical de gauche (PRG), Cap Ecologie (formation née de la fusion de Cap 21 et de l’Alliance écologiste indépendante) et la Gauche républicaine et sociale (GRS), mais les discussions n’ont pas abouti avec  la totalité du  le Parti communiste français (PCF)  à l’issue d’une réunion vendredi.

« Je ne ferme pas la porte »

L’ancienne élue de Lyon, candidate  en 2017 à la députation à Villeurbanne, deuxième ville de la métropole lyonnaise, laisse encore la porte ouverte à un rassemblement « avant le premier tour ». Sinon, « il y aura toujours le soir du premier tour » :

« Je ne ferme pas la porte aux discussions qui se poursuivront pendant la campagne. Mais je considère qu’il est temps de dire ce que nous voulons faire, pas seulement de parler [de la] répartition des sièges. »

Mardi, dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse et au Progrès, le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard (EELV), avait estimé que Mme Vallaud-Belkacem « serait une vraie plus-value pour une campagne commune » et avait souhaité que l’ancienne ministre soit « tête de liste sur la métropole de Lyon ». Les élections régionales se disputent en effet par des listes départementales, et la métropole de Lyon a le statut de département. M. Benard estimait qu’au niveau régional le rassemblement ne pouvait se faire que derrière Fabienne Grebert, la candidate investie par les Verts.

Régionales : la candidature de Najat Vallaud-Belkacem marque un échec des négociations avec toute la gauche en Auvergne-Rhône-Alpes

L’ancienne ministre socialiste s’opposera à Laurent Wauquiez aux régionales.

Najat Vallaud-Belkacem (Parti socialiste, PS) avait annoncé, dimanche 14 mars, sa candidature aux élections régionales, dans un entretien accordé aux trois quotidiens d’Auvergne-Rhône-Alpes (Le Dauphiné libéré, La Montagne, Le Progrès). L’ancienne ministre de l’éducation a choisi la Maison des enfants d’Izieu (Ain), pour son premier déplacement de campagne, en petit comité. Un choix symboliquement marqué, qui vise à rappeler la diminution de la subvention qu’avait décidée Laurent Wauquiez (Les Républicains) au début de son mandat à la tête de la région, au préjudice du mémorial de la rafle des enfants juifs et de leurs éducateurs. Face au tollé provoqué, le président avait révisé son choix. Il prévoit un discours à Izieu lors de la prochaine commémoration, le 7 avril.

D’emblée, la tête de liste du PS se positionne en « alternative » – mot-clé de son slogan de campagne – au président sortant, qu’elle a récemment qualifié de « mini-Trump ». Dans l’entretien à la presse régionale, Mme Vallaud-Belkacem dénonce « une politique complètement assumée de clientélisme, de distribution de subsides et de subventions en fonction de la couleur politique des communes ou des habitants, avec un cynisme complet ». L’ancienne vice-présidente du conseil régional chargé de la culture, entre 2004 et 2008, sous l’ère de Jean-Jack Queyranne, promet « la transparence et l’équité dans l’attribution des aides régionales », en prévoyant l’intervention d’organismes indépendants pour vérifier la gestion de l’assemblée de la deuxième région de France.

« Nous étions prêts à discuter »

Jusqu’à présent discrète, Najat Vallaud-Belkacem a décidé de sortir du bois à l’issue d’une ultime réunion entre partenaires de gauche et écologistes, vendredi 12 mars. « Depuis deux mois, nous étions engagés dans une démarche sincère de l’union de toutes les forces progressistes, conscients qu’il fallait un élan nouveau pour renverser la gestion autocratique de Laurent Wauquiez. A l’inverse, nos partenaires n’ont cessé de poser des conditions. On a l’impression d’avoir été baladés », a confié au Monde Olivier Bianchi, en sortant de l’ultime round de négociations. Le maire socialiste de Clermont-Ferrand a acté l’impossibilité d’une liste d’union avant le premier tour. « On voulait un rassemblement, on nous a intimé l’ordre d’un ralliement », a regretté l’élu socialiste, membre de la direction nationale du parti.

Les socialistes avaient l’impression d’avoir fait un effort considérable en proposant que leur emblématique tête de liste puisse s’effacer derrière la candidate écologiste, Fabienne Grébert, en échange d’une présence plus forte dans le reste de l’exécutif régional. « Nous étions prêts à discuter d’une tête de liste écologiste, pour construire ensemble une gouvernance équilibrée, sans faire de préalable », a rappelé Jean-François Debat, maire (PS) de Bourg-en-Bresse. Pas vraiment impressionnés par le geste, convaincus d’un niveau électoral supérieur, depuis les européennes et leurs succès municipaux, les écologistes ont récemment suggéré une autre forme de gouvernance.

Un pari risqué

Quelques heures avant la réunion de la dernière chance, la tête de liste du pôle écologiste a posté une vidéo sur les réseaux sociaux, bien décidée, elle aussi, à sonner « la fin du clientélisme et de l’affairisme ». « Pour battre Laurent Wauquiez, nous devons nous unir », a assuré Mme Grébert.

Najat Vallaud-Belkacem prend un pari courageux pour le retour dans sa région politique d’origine, où elle a exercé dix ans de différents mandats. Conseillère régionale, conseillère générale puis adjointe au maire de Lyon, l’épouse du député (PS) des Landes Boris Vallaud avait refermé la parenthèse rhônalpine après une  défaite aux législatives de 2017, à Villeurbanne. Le seul sondage effectué, à ce jour, lui prédit un score de 12 % au premier tour des prochaines régionales (IFOP-Fiducial pour Lyon capitale, novembre 2020). « Ce socle se situe avant le début de la campagne. L’annonce de sa candidature va déclencher une dynamique », se rassure son entourage. A suivre…

P.B.

chateauravel@gmail.com

Nous publierons tous les envois sur ces élections , avec un équilibre entre les candidats et candidate…MCD

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *