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RÉFLEXIONS SUR LA BIODIVERSITE

Importance des zones sauvages pour la biodiversité

Ces zones permettent d’observer l’évolution des plantes et des animaux sans perturbation induite par l’homme. Cette liberté d’évolution est instructive pour comprendre la créativité de la vie et éviter la disparition de certaines espèces. Cette importance est bien reconnue dans la région avec la grande réserve du Parc du Vercors, les zones Natura 2000, les Ramières, le marais des Bouligons et plusieurs autres sites.

Toutefois, il convient aussi de s’interroger sur les causes de cette urgence à sauver la biodiversité et sur des actions complémentaires à la création de zones sauvages.

Causes des atteintes à la biodiversité

– La politique agricole de remembrement excessif : en faveur d’une agriculture intensive de type industriel : suppression des haies, des arbres, nivellement des terrains, déforestation…

– L’utilisation de terres agricoles de qualité pour produire des produits industriels : colza pour les carburants, maïs et végétaux pour le biogaz…

– L’emploi excessif de pesticides destructeurs d’insectes utiles, notamment les abeilles si indispensables pour la pollinisation des fruitiers

– Les élevages industriels, sources d’organismes viraux destructeurs pour les animaux et les hommes : visons, oies, canards poules…

– Une pêche prédatrice et destructrice des milieux sous marins de vie

– Une société qui n’est pas favorable à la vie car orientée prioritairement par un critère économique et consumériste : de l’argent, “du pain et des jeux“.

Or, la vie c’est le foisonnement et l’exubérance, le multidimensionnel, la création, l’action, la relation, l’entraide.. Pourquoi le mode de vie occidental qualifié de progrès serait-il source de satisfaction avec ses inégalités et ses chômeurs?  Les peuples racines paraissent d’après les ethnologues satisfaits de leur vie frugale au contact de la nature.  N’est-ce pas le Bhoutan, dont le PNB est modeste qui a imaginé un Indice National de Bonheur dont nos sociétés pourraient s’inspirer?

– Notre société promeut un gigantisme excessif dans la plupart des domaines. Les économies d’échelle réduisent les prix de revient mais il n’est pas certain qu’au delà d’une certaine taille, les coûts indirects induits en transports, stockages, durées de réaction… ne conduisent pas à un renchérissement qui n’est pas pris en compte.

– L’excès de normes, le conformisme, la mondialisation, le formatage des esprits dégradent l’énergie mentale de manière entropique aussi sûrement que c’est le cas pour l’énergie mécanique en physique.

Les remèdes suggérés
– Avant d’agir sur les effets de la perte de Bio-diversité il serait peut-être judicieux de remédier aux causes énumérées ci-dessus et entre autres :
– Encourager les exploitations agricoles de taille modérée avec une agriculture extensive que l’évolution des conditions climatiques va probablement nécessiter : maraichage, agrivoltaïque, agroforesterie, micro-irrigations. Cette forme d’agriculture sera aussi créatrice d’emplois.
– Mettre en place des circuits courts qui nécessitent moins de transports et surtout des emballages plus simples et moins coûteux. C’est une manière de réduire les déchets.
– Favoriser la création de start-up et de PME à taille humaine. Dans un livre intitulé “ Question de taille“ l’économiste Olivier REY montre qu’au delà d’une certaine taille, que ce soit dans la nature ou dans le monde économique, l’information met trop de temps à se propager de la réalité à sa compréhension pour obtenir des réactions rapides. Or le progrès des connaissances et des techniques s’accentue et les applications ont du mal à suivre.
– Associer plus étroitement les citoyens à l’information sur la biodiversité et sur l’urgence de la transition écologique avec des outils pédagogiques compréhensibles par le langage courant : analogies, graphiques, vidéos, maquettes…
– Promouvoir largement les initiatives citoyennes qui se manifestent en les aidant à valider leur validité économique et sociale; leur venir en aide pour présenter les dossiers administratifs dans les formes souhaitées par les financeurs.
– Les projets citoyens ont des avantages déjà signalé par ailleurs :
– ils sont suivis par les maires, les élus qui ont de loin la plus grande confiance des citoyens d’après les sondages
– ils mettent en mouvement les citoyens et suscitent curiosité et intérêt
– ils créent des liens et des solidarités qui seront précieuses dans les temps difficiles que l’on prévoit
– ils ne nécessitent pas de budgets communication délirants qui créent plutôt la méfiance que l’adhésion, surtout quand ils sont imposés par le haut .
– ils sont viralement contagieux par essaimage car on est dans le réel.
“L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul“ Ghandi.
– les moyens financiers nécessaires sont plus modestes, amplifiés qu’ils sont par beaucoup de bénévolat.
– Pour promouvoir la biodiversité il existe différents angles d’attaque ; il est important qu’il y ait concertation et coopération pour avancer vite et massivement.
– Si la vie du monde végétal et animal dont l’homme bénéficie est très importante, il convient de ne pas oublier qu’il est l’hôte de cette planète et que son inconscience passée doit être compensée par un comportement plus écologique. D’où l’importance d’une large information et de réalisations exemplaires…
Gérard Dellinger
Ancien maire de Saint Julien-en-Quint
Animateur de ACOPREV ( association communale de production des énergies vertes ) – Centrale villageoise solaire-hydrogène vert
Les Bergers, Saint Julien en Quint, 26150
09 61 56 06 70
09 67 44 21 15

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