Bellegarde en Diois : Chantiers pédagogiques sur parcelles agricoles
« Durant l’hiver 2020/2021, 450 arbres fruitiers sont mis en jauge à Montlahuc, hameau de Bellegarde-en-Diois, sur la ferme pédagogique et expérimentale de l’EpNS –4-, au Gaec de Montahuc.
Ces arbres sont être installés pour former des haies bocagères afin de préserver la biodiversité, de maintenir l’eau sur un versant de montagne » explique Marco Forconi –1 -. 
Le chantier de plantation est prévu du 25 au 29 octobre de 9h30 à 17h30, avec repas partagé avec l’équipe du projet (chacun ramène un petit quelque chose type entrée ou dessert, l’équipe fournit un plat par jour à partager avec la viande produit sur la ferme, ou bien végétarien). Possibilité de logement sur place avec un accès cuisine, nous contacter si besoin. Le terrain est préparé, mais nous aurons besoin de vous pour l’arrachage et la mise en terre. Vous souhaitez en être… Cette initiative amène déjà de beaux fruits, et c’est désormais un projet de village …
Tous sont prêt à aider et agissent à leurs manières, notamment avec deux actions : les créations de nichoirs à oiseau (41 dans l’été), et la récupération d’arbres spontanés (plus de 80!). « L’arbre est une ressource vitale pour la société. Sans arbre, la vie sur Terre serait tout simplement impossible. La vie a débuté avec les plantes. Sans le couvert boisé de notre planète qui regroupe plus de 300 000 espèces végétales, la vie animale que nous connaissons n’aurait jamais pu exister. S’adaptant continuellement à la dynamique naturelle de leur environnement, ces formes arborescentes ont rapidement envahi la presque totalité des terres émergées pour former les premières forêts » explique un responsable de Ecologie au Quotidien –2 – .
«Ici l’arbre synonyme de diversité biologique. La diversité des organismes, principalement en forêt, constitue une mesure fondamentale de la santé du milieu naturel. La disparition d’une seule espèce végétale peut entraîner à elle seule l’extinction de 30 espèces animales. L’énergie produite et emmagasinée par les plantes est source de nourriture pour les animaux. L’arbre lutte contre l’érosion du sol. La plantation et la conservation des arbres sont d’excellents moyens de lutte contre l’érosion du sol, notamment à cause des travaux de construction et du piétinement. Les racines des arbres maintiennent le sol en place dans les terrains en pente alors que leur feuillage apporte régulièrement de la matière organique pour fabriquer une litière permettant de recouvrir les terrains. Les arbres permettent de stabiliser et de régulariser l’hydrologie du sol et le niveau de la nappe phréatique. L’absence de couvert végétal rend la surface du sol plus sensible à l’impact des gouttes d’eau et de la force du vent. II peut s’ensuivre une dégradation de la structure du sol ou une perte de matériaux par ravinement, par érosion, par ruissellement. Le problème est particulièrement important sur les sols en pente, les berges des ruisseaux et des rivières, les collines et les talus. L’arbre améliore la qualité de l’eau. Les racines des arbres permettent de filtrer l’eau et d’en améliorer la qualité. Les végétaux contribuent à absorber l’eau de pluie par la percolation au niveau du sol et par les racines des arbres. La présence d’arbre réduit le volume des eaux de ruissellement, protège les sources d’eau et réduit les dommages causés par les inondations. 
Les végétaux limitent la pollution des eaux de surface. Sans cela, l’eau s’écoulerait chargée de polluants que l’on trouve sur le bitume, tels que le plomb, les emportant vers les cours d’eau ou les égouts fluviaux. Les forêts servent à emmagasiner et à purifier l’eau. La litière emprisonne l’eau et diminue le ruissellement et l’érosion du sol. De plus, le couvert forestier réduit l’évaporation du sol, le stabilise et retarde la fonte des neiges. Une bande de végétation près d’un cours d’eau peut absorber une bonne partie des eaux de ruissellement chargées d’éléments fertilisants. Ces éléments, retenus par le système racinaire des végétaux, diminuent ainsi la sur-fertilisation des plans d’eau. L’ombre créée par les arbres sur l’eau réduit le réchauffement de l’eau, particulièrement des étangs peu profonds et procure, par conséquent, une meilleure oxygénation, essentielle à la faune aquatique puisque le taux d’oxygène présent dans l’eau est inversement proportionnel à sa température » explique le responsable de Biovallée. « Merci encore pour ce coup de pouce vert de Ecologie au Quotidien et Biovallée –3– , la dynamique est en route! » concluent les habitantes et habitants de Montlahuc…
C.V. Article paru dans le Dauphiné libéré, (largement amputé)
Photos : Noémie Gaillard de Biovallée
Notes
– 1– Matthieu, Héléna et Marco ont repris le GAEC de Montlahuc à Bellegarde-en-Diois à la suite de Thierry et Camille Geffray. Initialement à la tête d’un troupeau de 800 agneaux élevés sur un espace de 900 hectares et commercialisé à la coopérative de Sisteron, les repreneurs essaient de réduire le troupeau et de diversifier la ferme pour relocaliser leur commercialisation sur le territoire.
–2 – « Sous les arbres …rejoignons nous » : Planter 10 000 arbres en Biovallée, opération citoyennes 2020-2027, initiée l’hiver 2020 par Ecologie au Quotidien : https://ecologieauquotidien.jimdo.com/pojet-sous-les-arbres-rejoignons-nous/ et Jérôme Munoz, pépiniériste de Die :https://www.pepinhier.fr/
Cette action a séduit d’ autres pépiniéristes comme Jérôme Veauvy de Crest : https://www.pepinieres-veauvy.fr/
– 3 – S’inscrire sur la plateforme coopérative : https://biovallee.letsco.co/actualites/view/lautomne-approche-a-la-ferme-de-lepns
–4 – EpNS : Créée en 2006, dans le Haut-Diois (Biovallée – Drôme), sous les parrainages de Jean Marie Pelt, Edgar Morin et Thierry Janssen, l’EPNS (Ecole pratique de la Nature et des Savoirs) est une école « laboratoire » pour retrouver et expérimenter des liens d’alliance avec cette nature qui nous porte et nous fait vivre. Elle accueille acteurs, partenaires, stagiaires, désireux de tenter la métamorphose du vivant et d’explorer le monde qui vient. Les arbres ne sont donnés que pour des projets collectifs, d’intérêt général, sur des terrains communs … en Biovallée. En 2020 et 2021, 3400 arbres ont été replantés par 93 porteurs de projet ( 25 pour 700 arbres en 2020 et 68 pour 2700 arbres en 2021) et quelques 2000 bénévoles. Inscrivez votre projet sur : https://biovallee.net/page-ilot-nature/.