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Méthode Miyawaki à Colombes : 900 arbres plantés au pied de la plus grande tour de la ville

Plantation de 900 arbres à Colombe en suivant la méthode Miyawaki

L’association Boomforest organise des plantations citoyennes d’arbres en milieu urbain. Reportage à Colombes dans le Nord de Paris, avec ceux qui suivent la méthode Miyawaki qui a fait ses preuves dans le monde entier.

C’est un petit espace de terre, entouré de barrières en bois, qui attire tous les regards ce week-end là à Colombes (Hauts-de-Seine) dans la banlieue nord-ouest de Paris. Et pour cause, « on va y planter 900 arbres« , prévient Valérie Mestres, une élue du quartier qui a mis les mains dans la terre. A ses côtés, des petits et des grands habitants de la ville, mais aussi des militants de l’association Boomforest, qui porte l’initiative. « Nous avons comme objectif de créer des micro-forêts participatives dans les milieux urbains« , informe Damien Saraceni, l’un des fondateurs de l’association.

A Colombes, c’est au pied de la plus grande tour de la ville, « la tour Z », qui compte 28 étages que les centaines d’arbres sont plantés, « comme un symbole« , lance Damien Saraceni. Pour ce faire, des groupes de citoyens se succèdent toute la journée sur ce terrain recouvert de paille « pour protéger les sols et éviter le désherbage« , rapporte Alex Benuffe, chargé de mission à la démocratie locale. Ici, et comme dans les autres plantations orchestrées par Boomforest, on emploie la méthode Miyawaki, du nom du botaniste japonais né en 1928 et mondialement reconnu pour son travail sur la restauration des forêts.
Concrètement, la méthode qu’il a développé consiste à planter de manière très dense des espèces végétales locales.

L’avantage des forêts plantées en suivant la méthode Miyawaki est qu’elles poussent plus vite que les autres, tout en accueillant une biodiversité exceptionnelle. « Normalement, ça doit aussi s’entretenir tout seul« , ajoute Valérie Mestres.

Et pour les enfants du quartier, c’est l’occasion de se reconnecter avec la nature. « Depuis la tour Z, tout le monde voit l’initiative, ça peut donner envie à d’autres jeunes de nous rejoindre« , commente l’élue. Si une partie des participants s’est inscrite, l’autre est en effet venue spontanément, certains laissant leur enfant le temps d’une course.

« Des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique« 

La veille, les retraités et les jeunes du centre social ont planté ensemble : « Ça a créé un beau lien intergénérationnel« , se félicite le co-fondateur de Boomforest. Samedi, ce sont près de 70 personnes qui sont venues prêter main forte aux travailleurs du sol, dont le maire de la ville, Patrick Chaimovitch (EELV). Echarpe verte et pelle rouge, il a lui aussi planté un arbuste. « On va essayer de développer ce genre de plantation un peu partout dans la ville pour la revégétaliser« , explique-t-il, avant d’ajouter : « On veut monter des actions concrètes pour lutter contre le changement climatique. » C’est aussi une excellente réponse à l’effet d’îlot de chaleur urbain qui ne cesse de s’amplifier.

Comme un autre symbole, le lieu qui va accueillir 900 arbres était « occupé par des vaches jusque dans les années 1960« , rappelle le maire. Le 27 novembre, une initiative similaire sera menée sur un terrain à seulement 100 mètres de là. Le but : faire respirer des quartiers dans la région la plus urbanisée du pays qu’est l’Ile-de-France.

Lise Garnier Lise Garnier : notre-planete.info

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