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Réchauffement climatique : « Nous sommes en train de couler mais nous ne sommes pas encore morts… »

Il a participé au tout premier Sommet de la terre pour préserver notre planète. Cinquante ans plus tard, rien a changé, bien au contraire. Mais l’agronome Roland Albignac, qui a sorti le livre La Terre et nous, veut rester optimiste. Il est l’invité des XXes Rencontres de Die.

Agronome et chercheur en biologie, Roland Albignac, qui a sorti le livre La Terre et nous, est l’un des invités des XX es rencontres de Die ce dimanche 23 janvier. 

L’accélération de la déforestation au Brésil l’a mis en colère. « La moutarde m’est monté au nez », confie Roland Albignac. Agronome et chercheur en biologie, le professeur honoraire des universités a décidé de prendre sa plume pour participer à sa manière à la lutte contre le réchauffement climatique. Dans son ouvrage La Terre et nous , publié par la maison d’édition Terre vivante basée en Isère, le spécialiste a voulu parler au plus grand nombre en évoquant toutes les problématiques environnementales.

« L’objectif est d’apporter des éléments objectifs, des bases de connaissances scientifiques incontournables », précise-t-il.

Mais comment concrètement faut-il préserver notre planète ? Il s’explique avant une conférence qu’il présentera, ce dimanche 23 janvier, aux XXes rencontres de Die et la Biovallée (Drôme), organisées par l’association Écologie au quotidien.

Robin CHARBONNIER sur D.L. Vu 3189 fois

Environnement : « La bêtise de l’homme le conduira au désastre », avertit le Bisontin Roland Aubignac

« Redonnons à la nature le droit d’exister », insiste l’écologue bisontin Roland Albignac, qui commet un ouvrage « La Terre et nous », un plaidoyer pour aimer et protéger la planète. En librairie ce vendredi 26 novembre.

« Je ne suis pas inquiet pour la planète, elle en a vu d’autres, mais pour l’espèce humaine », observe le vieux loup de Terre Roland Albignac. 

« La diversité créée la résistance », tonne de sa grosse voix Roland Albignac. « Or avec la mondialisation, on homogénéise tout. Les goûts, les envies culturelles, la nature. On veut un monolithe et on va droit dans le mur » C’est le biologiste qui parle. Agronome, chercheur en biologie écologie, professeur honoraire des universités et directeur de projet à l’Unesco, Roland Albignac se consacre depuis plus d’un demi-siècle à la défense de la biodiversité et à la protection de l’environnement.

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Pas durable mais soutenable

Le Bisontin a bourlingué un peu partout dans le monde. De Madagascar aux îles Galápagos pour y étudier les milieux. Alors qu’il a fêté fin octobre ses « 80 berges », l’écologue – pas l’écologiste, car il estime que le mot est politiquement galvaudé -, commet un ouvrage richement illustré, furieusement argumenté. « La Terre et nous », c’est son titre. À l’heure des grands questionnements sur une planète malmenée par l’homme, une biodiversité en souffrance et un climat bouleversé, cet ouvrage n’a d’autre prétention que de nous faire « aimer la Terre » et nous inciter « à la protéger ». Au fil des 320 pages captivantes, il aborde la naissance de la planète jusqu’à la prise de conscience de sa destruction par l’humanité. Irréversible, professeur ? « Non, et c’est bien là l’essence de ce bouquin, un livre de perspectives et de solutions », répond le militant à la fondation Hulot, qui à « développement durable » oppose « développement soutenable, c’est-à-dire compatible avec les besoins et les ressources ».

Le Covid, un électrochoc salutaire

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« Les solutions de bon sens existent pour préserver la diversité du vivant sur Terre » martèle Roland Albignac.
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Sans complaisances, Roland Albignac pose une analyse des rapports de l’homme avec son environnement en appelant de ses vœux « un renouveau sociétal ». Serait-il en marche ? Il a fallu un tout petit virus pour provoquer un bouleversement mondial « majeur et dramatique, déstabilisant l’ensemble de l’humanité ». Un électrochoc « salutaire » estime-t-il, « si nous avons l’intelligence collective de réagir pour trouver des formes de développement plus équitables… Le Covid-19 nous met dans l’obligation de changer en profondeur de paradigme. Le confinement nous a permis de redécouvrir le commerce de proximité, l’économie des transports et des distances » Pêle-mêle, l’écologue qui ne pratique pas la langue de bois évoque la déforestation, « une catastrophe », la destruction de la biodiversité, « socle de l’humanité », aborde la croissance démographique qui explose, « sujet sensible mais il faut dire halte-là ! La Terre n’est pas en capacité de nourrir autant d’hommes ». Sur cette planète où tous les milieux sont chahutés par l’humain, le vieux loup de Terre donne des pistes, ouvre des perspectives. « Si l’humain n’est pas capable de réagir, c’est qu’il est con et c’est sa bêtise qui le conduira au désastre », conclut l’écologue, convaincu que la survie de l’humanité passe par un changement sociétal et un pacte avec la nature, « car il faut lui redonner le droit d’exister ».

Françoise JEANPARIS

« La Terre et nous, regards et perspectives d’un écologue », édition Terre vivante. 39 € au rayon des beaux livres. Roland Albignac animera des conférences à Besançon le 2 décembre, à 20 h, à la salle Proudhon (dédicace) et le 14 décembre à la fac des sciences, à la Bouloie (amphi A), à 20 h.

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