
A la suite des recours portés par l’Affaire du Siècle et la commune de Grande-Synthe, l’État français a été, en 2021, doublement condamné pour inaction climatique et obligé à agir dès 2022. Une obligation qui contraint directement le ou la futur·e locataire de l’Élysée.
C’est pourquoi, après 3 ans de bataille juridique, l’Affaire du Siècle se lance dans une séquence politique. Le but : obtenir des engagements concrets des candidates et candidats à l’élection présidentielle pour, enfin, sortir de l’illégalité climatique !
L’Enquête du Siècle, un questionnaire pour les candidat·e·s

Depuis les décisions du tribunal administratif et du Conseil d’État, l’action climatique n’est plus seulement urgente et cruciale, mais elle est désormais aussi obligatoire.
Force est de constater que le climat est à ce jour le grand absent des débats de cette élection. Qu’ont prévu concrètement les candidats et candidates pour atteindre les objectifs climatiques de la France et respecter ces décisions de justice ? Pour le savoir, l’Affaire du Siècle a adressé fin janvier aux équipes de campagne « l’Enquête du Siècle » : 19 questions qui passent en revue les cinq principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre pour respecter l’objectif de – 40% d’émissions de GES à l’horizon 2030.
L’objectif ? Que les candidates et candidats démontrent, chiffres et mesures concrètes à l’appui, comment s’y prendre pour respecter la loi et protéger les personnes des changements climatiques, qui font déjà de nombreuses victimes en France. En effet, le juge a reconnu que 62% de la population française est directement exposée à l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes. Cette question est cruciale pour le prochain quinquennat.
Mais ce n’est pas tout ! Nous allons lancer une stratégie jusqu’au second tour de l’élection présidentielle pour remettre le climat au cœur des débats.
Psst, on vous en dit plus bientôt
En attendant, vous pouvez continuer à nous soutenir, en faisant un don juste ici, ou en partageant ce message autour de vous ! Merci 
Au nom de l’Affaire du Siècle,
Clotilde Bato, Stéphanie Clément-Grandcourt, Jean-François Julliard et Cécile Duflot




| C’est un cri d’alarme que nous, Greenpeace et les associations à l’initiative de l’Affaire du Siècle, lançons aujourd’hui, face à la très faible place accordée à la crise climatique dans les débats de l’élection présidentielle. Nous savons que ce sujet est au cœur de vos préoccupations. Nous pouvons ensemble faire en sorte qu’il occupe enfin le devant de la scène, avant une échéance électorale décisive.
Le changement climatique n’est pas quelque chose d’abstrait : cela touche directement notre quotidien, notre alimentation, nos emplois, notre budget, nos modes de vie et l’avenir de nos enfants. Ce n’est pas acceptable de voir ce sujet essentiel pour les décennies à venir caricaturé, relégué au second plan, voire totalement passé sous silence. Rejoignez notre appel pour que le climat occupe toute la place qu’il mérite dans la campagne présidentielle.
Début février, déjà, 1 400 scientifiques exhortaient médias et candidat·es à débattre enfin de la crise climatique et environnementale. Aujourd’hui encore, seuls 2,7% du temps de parole dans le débat présidentiel sont consacrés aux questions climatiques, selon une estimation d’Onclusive (ex-Kantar) pour l’Affaire du Siècle. Un chiffre aussi ridicule que révoltant, au regard de l’ampleur des défis climatiques. Il reste encore quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle. Nous devons amplifier le plus largement possible cet appel urgent. Que demandons-nous aux candidat·es et aux médias ? Simplement qu’ils et elles mettent le sujet du changement climatique au cœur des débats, en expliquant très concrètement comment ils et elles comptent sortir la France de l’illégalité climatique. Car pour mémoire, l’Etat a été doublement condamné pour inaction climatique en 2021 : le ou la futur·e locataire de l’Elysée devra répondre de cette décision de justice. Nous avons été plus de 2,3 millions de citoyen·ne·s à avoir soutenu l’Affaire du Siècle, qui a abouti à la condamnation historique de l’Etat français pour inaction climatique. Face à ce moment décisif de l’élection présidentielle, soyons au moins aussi nombreux et nombreuses à exiger des candidat·es et des médias qu’ils se hissent à la hauteur des enjeux . Merci de votre soutien ! |
