Sélectionner une page

Ukraine: La plus grande centrale nucléaire d’Europe touchée par des frappes russes

Ces frappes ont provoqué un incendie dans la centrale nucléaire de Zaporijjia. La sécurité est « garantie » selon Kiev et aucune fuite radioactive n’a été détectée

GUERRE EN UKRAINE – La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe dans le centre de l’Ukraine, a été touchée ce vendredi 4 mars par des frappes de l’armée russe qui ont provoqué un incendie, mais sa sécurité est “garantie” selon Kiev qui a accusé Moscou d’avoir recours à la “terreur nucléaire”.

“Suite à un bombardement des forces russes sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, un incendie s’est déclaré”, a indiqué le porte-parole de la centrale, Andreï Touz, dans une vidéo publiée sur Telegram. Depuis, les forces russes occupent le territoire de la centrale nucléaire, a indiqué l’agence d’inspection des sites nucléaires, précisant que le personnel assurait toujours l’exploitation du site.

La sécurité nucléaire “garantie”

“Le territoire de la centrale nucléaire de Zaporojie est occupé par les forces armées de la Fédération de Russie. Le personnel opérationnel contrôle les blocs énergétiques et assure leur exploitation en accord avec les exigences des règlements techniques de sécurité d’exploitation”, a indique l’organisme d’Etat ukrainien.

“La sécurité nucléaire est maintenant garantie. Selon les responsables de la centrale, un bâtiment pour les formations et un laboratoire sont touchés par un incendie”, a par la suite indiqué sur Facebook Oleksandre Staroukh, chef de l’administration militaire de la région de Zaporijjia. Le régulateur ukrainien a précisé plus tard dans la matinée de vendredi qu’aucune fuite radioactive n’a été détectée.

Les services de secours ont indiqué avoir pu accéder au site et éteindre l’incendie, après en avoir été un temps empêchés par les soldats russes. “Les unités (de pompiers) sont intervenues pour éteindre l’incendie du bâtiment pour les formations”, sur le site de la centrale, a indiqué le Service ukrainien d’urgence dans un communiqué sur Facebook, précisant que 44 pompiers et 11 véhicules étaient engagés dans l’opération.

Le directeur de l’agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi a annoncé ce vendredi en fin de matinée que “les systèmes de sécurité des six réacteurs n’ont pas été affectés du tout. Les systèmes pour mesurer les radiations fonctionnent normalement”. Mais la situation “est toujours très tendue”, selon lui. Il précise que deux personnes sont blessées, sans donner plus de détails pour l’heure.

Les niveaux de radioactivité restent inchangés sur le site de la centrale, qui compte six réacteurs nucléaires et fournit une grande partie de l’énergie du pays, a indiqué de son côté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon qui aucun équipement “essentiel” n’a été touché.

L’AIEA “appelle à cesser l’usage de la force et avertit d’un grave danger si les réacteurs sont touchés”, a tweeté l’organisation.

“S’il y a une explosion, c’est la fin de tout”

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d’avoir recours à la “terreur nucléaire” et de vouloir “répéter” la catastrophe de Tchernobyl, la plus grave de l’Histoire en 1986.

“Nous alertons tout le monde sur le fait qu’aucun autre pays hormis la Russie n’a jamais tiré sur des centrales nucléaires. C’est la première fois dans notre histoire, la première fois dans l’histoire de l’humanité. Cet État terroriste a maintenant recours à la terreur nucléaire”, a-t-il affirmé dans une vidéo publiée par la présidence ukrainienne.

“L’Ukraine compte quinze réacteurs nucléaires. S’il y a une explosion, c’est la fin de tout. La fin de l’Europe. C’est l’évacuation de l’Europe”, a-t-il poursuivi. “Seule une action européenne immédiate peut stopper les troupes russes. Il faut empêcher que l’Europe ne meure d’un désastre nucléaire”, a ajouté le président ukrainien.

Après les informations rassurantes sur l’état de la centrale, le président ukrainien a demandé “un renforcement immédiat de sanctions contre l’Etat terroriste nucléaire”, dans une adresse vidéo vendredi matin en appelant également les Russes à “descendre dans la rue” pour arrêter les attaques russes contre les sites nucléaires en Ukraine.

Du côté de Moscou et selon le ministère de la Défense, la patrouille de la Garde russe a été attaquée par un groupe de sabotage ukrainien qui a tenté une provocation. Le ministère a indiqué que la centrale électrique était sous contrôle russe et a repris son travail comme d’habitude, le niveau de rayonnement reste normal. Une version reprise à la télévision russe, selon un correspondant français en Russie.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU “dans les prochaines heures”. “Les actions irresponsables du président Poutine peuvent maintenant menacer directement la sécurité de toute l’Europe”, a-t-il déploré dans un communiqué, après s’être entretenu avec Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien a également parlé au téléphone avec le président américain Joe Biden, a indiqué un responsable à Washington. Joe Biden a ensuite “exhorté la Russie à cesser ses activités militaires dans la zone et permettre aux pompiers et services de secours d’accéder au site”, selon la Maison Blanche.

Le 24 février, des combats avaient déjà eu lieu près de l’ancienne centrale de Tchernobyl, à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, et qui est désormais entre les mains des troupes russes.

Vers un 3e round de négociations ce week-end

Dans des déclarations à la télévision russe jeudi, le président Vladimir Poutine n’a donné aucun espoir d’apaisement de l’offensive. “L’opération militaire spéciale se déroule strictement selon le calendrier, selon le plan”, a-t-il déclaré, rendant hommage aux soldats russes et à leur “précieux combat contre des néonazis” et des “mercenaires étrangers” qui utilisent selon lui les civils comme “boucliers humains” en Ukraine.

L’Ukraine table malgré tout sur un troisième round des négociations avec la Russie ce week-end, a déclaré l’un des négociateurs ukrainiens, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l’administration présidentielle.

“La troisième étape peut avoir lieu demain ou après-demain, nous sommes en contact permanent”, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, précisant que les Ukrainiens n’attendaient que l’accord des Russes pour retourner à la table des négociations.

Selon la chancellerie allemande, Olaf Scholz a discuté avec son homologue russe Vladimir Poutine qui lui a assuré que les négociations reprendraient ce week-end.

Les deux sessions précédentes de pourparlers, à la frontière ukraino-bélarusse puis à la frontière polono-bélarusse, n’ont pas abouti à un arrêt des combats, mais les parties ont convenu de mettre en place des “couloirs humanitaires” pour l’évacuation des civils.

Guerre en Ukraine : bombardements urbains

La Russie envahit l’Ukraine. Suivez en direct l’actualité de ce nouveau bras de fer en Europe.

17h28
La BBC retire ses journalistes de Russie

La BBC a annoncé vendredi retirer tous ses journalistes de Russie pour assurer leur «sécurité», après l’adoption d’une loi prévoyant des peines de prison en cas de diffusion «d’informations mensongères sur l’armée» et le blocage de son site russophone, dans le cadre de l’invasion russe de l’Ukraine.

Estimant que Moscou semblait vouloir «criminaliser le journalisme indépendant», le directeur général Tim Davie a souligné dans un communiqué que «cela ne laisse d’autre choix que de suspendre temporairement le travail de tous les journalistes de BBC News» sur le territoire russe. Il précisé que la BBC continuerait à informer en russe depuis l’extérieur de la Russie.

17h24
Les diplomates européens rentrent pour consultations, un accord «proche»

Les diplomates européens qui négocient à Vienne sur le dossier nucléaire iranien vont retourner dans leurs capitales respectives pour des consultations, a annoncé vendredi la cheffe de la délégation britannique, estimant un accord à portée de main.

«Nous sommes proches. Les négociateurs de l’E3 (Allemagne, France, Royaume-Uni) quittent Vienne sous peu pour dresser un état des lieux aux ministres. Prêts à revenir bientôt», a déclaré Stephanie Al-Qaq sur Twitter.

Vladimir Poutine
Vladimir Poutine

«Les informations concernant le prétendu bombardement de Kiev et d’autres grandes villes ne sont que de grossières fabrications de propagande», a assuré Vladimir Poutine lors d’une conversion par téléphone avec le chancelier allemand, selon un communiqué du Kremlin.

Alors que la Ville de Zurich veut boycotter le gaz en provenance de Russie, cela reste impossible. Car sa répartition et sa consommation finale ne sont pas tracées en Europe. Lire notre article.

Oberwald, le 14 mai 2020.  C’est dans cette région que transit le gaz  européen pour la Suisse et que devrait être construit un éventuel centre de stockage souterrain.
Oberwald, le 14 mai 2020. C’est dans cette région que transit le gaz européen pour la Suisse et que devrait être construit un éventuel centre de stockage souterrain.
YVAIN GENEVAY/LMD
16h35
La présidente de la Commission européenne salue la décision de la Suisse

Le Conseil fédéral a annoncé ce vendredi de nouvelles sanctions commerciales et financières à l’encontre de la Russie. Le gouvernement propose d’octroyer un statut de protection spécial aux Ukrainiens.

La Suisse se rapproche ainsi des mesures prises par l’Union européenne, ce qu’a salué ce vendredi Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

15h58
Le gaz naturel européen dépasse 200 euros le mégawattheure, une première

Le conflit en Ukraine a fait grimper vendredi le prix du gaz naturel à un nouveau record historique en Europe, alors que l’approvisionnement en provenance de Russie pourrait être affecté par d’éventuelles sanctions économiques visant directement le secteur énergétique russe.

La crainte de perturbation des exportations russes, qui fournissent 40% des importations de gaz européen, faisait grimper la référence du marché européen, le TTF néerlandais, à un nouveau record, à 213,895 euros le mégawattheure (MWh).

15h50
Scholz exhorte Poutine à mettre fin aux hostilités en Ukraine

Le chancelier allemand Olaf Scholz a exhorté le président russe Vladimir Poutine à mettre fin «immédiatement» aux hostilités en Ukraine, au cours d’un entretien téléphonique vendredi.

Olaf Scholz
Olaf Scholz

Lors de cet échange, «le chancelier s’est dit très inquiet. Depuis plusieurs jours, il y a des images et des informations terribles en provenance d’Ukraine», selon un communiqué de la chancellerie. Olaf Scholz a appelé le dirigeant russe à «cesser immédiatement tous les combats et à autoriser l’accès humanitaire dans les zones de combat».

15h48
Lausanne débloque une aide d’urgence de 50’000 francs via une ONG

Très préoccupée par la situation humanitaire et en écho à l’élan de solidarité de la population lausannoise, la Municipalité a décidé vendredi d’octroyer une première aide d’urgence en faveur du peuple ukrainien. La Ville va verser 50’000 francs à l’organisation humanitaire Medair présente à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine.

Sise à Ecublens, l’ONG tente actuellement de répondre aux besoins immédiats de la population ukrainienne en fuite, écrit vendredi la Ville de Lausanne dans un communiqué.

KEYSTONE

La Municipalité «condamne avec la plus grande fermeté l’agression et l’invasion de l’Ukraine commises par la Russie en violation du droit international». Elle confirme aussi son engagement en faveur de l’accueil de réfugiés en Suisse et en particulier à Lausanne.

15h35
L’Ukraine table sur de nouvelles négociations avec Moscou ce week-end

L’Ukraine table sur un troisième round des négociations avec la Russie ce week-end, a déclaré vendredi l’un des négociateurs ukrainiens, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du chef de l’administration présidentielle.

«La troisième étape peut avoir lieu demain ou après-demain, nous sommes en contact permanent», a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, précisant que les Ukrainiens n’attendaient que l’accord des Russes pour retourner à la table des négociations.

Les délégations ukrainienne (à gauche) et russe se sont rencontrées jeudi en Biélorussie.
Les délégations ukrainienne (à gauche) et russe se sont rencontrées jeudi en Biélorussie.
.
15h03
La Russie adopte un paquet de lois anti-sanctions

Le parlement russe a adopté vendredi un paquet de lois destinées à contrer les effets des sanctions occidentales sur l’économie du pays décidées après l’invasion de l’Ukraine. Ce texte, accessible sur le site de la Douma, est destiné à «accroître la stabilité de l’économie russe ainsi qu’à protéger les citoyens face aux sanctions».

Des sanctions sans précédent ont été adoptés contre la Russie, entraînant une chute vertigineuse du rouble et une fuite massive des entreprises étrangères du pays, entre autres effets dévastateurs sur l’économie russe.

La loi donne la possibilité au gouvernement d’augmenter les retraites et le salaire minimum, «si nécessaire». Un moratoire sur les inspections des PME pourra également être introduit pour 2022, et jusqu’à fin 2024 pour les entreprises informatiques. Le texte introduit également un système simplifié d’achat de médicaments, ainsi qu’une liste élargie de ces derniers.

Photo d'archives
Photo d’archives

Cette loi prévoit également une procédure simplifiée de «buyback», donc de rachat par une entreprise de ses propres actions. Le prix des actions des entreprises russes ayant été fortement déprécié, voire anéanti, cela leur permettrait de les racheter à faible prix afin de se consolider.

La loi prévoit aussi une suspension du remboursement des dettes pour les citoyens et les PME en 2022, une mesure déjà introduite en début de pandémie de coronavirus. Enfin, il est prévu de prolonger une amnistie sur les capitaux en vigueur depuis plusieurs années, permettant aux Russes de rapatrier des biens et des capitaux détenus à l’étranger sans risquer de poursuites.

Interrogé lors de son point presse quotidien, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que «l’économie se trouve désormais dans un environnement agressif». «L’économie nous concerne tous, concerne le bien-être de tous les citoyens, et des coups sont dirigés contre notre économie qui doivent être amortis et minimisés. C’est ce sur quoi le gouvernement et le président se concentrent désormais», a-t-il déclaré.

14h58
Le chef de la diplomatie ukrainienne accuse des soldats russes de viols

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a accusé vendredi des soldats russes de «violer des femmes dans les villes ukrainiennes occupées», demandant la création d’un tribunal pénal spécial pour juger le «crime d’agression» commis par Vladimir Poutine.

Dmytro Kouleba s’exprimait depuis l’Ukraine dans le cadre d’une réunion en ligne organisée par Chatham House, un institut basé à Londres qui suit les relations internationales, en présence notamment de l’ancien premier ministre britannique Gordon Brown.

Dmytro Kouleba
Dmytro Kouleba

«Quand les bombes pleuvent sur vos villes, que des soldats violent des femmes dans des villes occupées, et nous avons malheureusement de nombreux cas de soldats russes qui violent des femmes dans les villes ukrainiennes, c’est difficile évidemment de parler de l’efficacité du droit international», a affirmé le ministre ukrainien.

«Mais c’est notre seul outil disponible pour nous assurer qu’à la fin, tous ceux qui ont rendu cette guerre possible soient amenés devant la justice et pour que la Fédération russe, comme pays ayant commis un acte d’agression, soit elle aussi tenue pour responsable», a-t-il ajouté.

Huit jours après l’invasion russe de l’Ukraine, Dmytro Kouleba s’est dit en faveur de la création d’un tribunal pénal spécial pour juger le «crime d’agression «russe en Ukraine, une initiative portée par des dizaines de spécialistes du droit international et des personnalités politiques et littéraires telles l’ex-premier ministre britannique Gordon Brown ou l’écrivain américain Paul Auster.

14h45
Le Conseil fédéral s’exprime sur l’Ukraine

Le Conseil fédéral présente ce vendredi les dernières décisions du gouvernement concernant le conflit russo-ukrainien. Suivez la conférence de presse en direct.

14h19
L’Association suisse des banquiers exclut deux banques russes

L’Association suisse des banquiers (ASB) a exclu de ses rangs les filiales helvétiques des banques russes Gazprombank et Sberbank, suite aux sanctions décidées par le Conseil fédéral en réponse à l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes. Le conseil d’administration de la faîtière a pris cette décision jeudi lors d’une séance extraordinaire.

Une filiale de Gazprombank à Moscou.
Une filiale de Gazprombank à Moscou.

L’organe de surveillance de l’ASB s’est réuni pour évoquer la «situation actuelle en Ukraine ainsi que sur les régimes de sanctions à l’échelon international et national», selon un communiqué diffusé vendredi. L’association souligne «condamner la guerre d’aggression de la Russie» et soutenir les sanctions du Conseil fédéral.

L’ASB affirme en outre que les banques suisses respectent toutes les «presciptions et mesures en vigueur», y compris les sanctions prises par les instances «suisses, internationales et supranationales».

14h17
Des armes à sous-munitions utilisées par les Russes à Kharkiv, selon HRW

L’armée russe a utilisé à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, des armes à sous-munitions, qui sont indistinctement létales à l’égard des populations civiles, et dont l’emploi pourrait constituer un crime de guerre, affirme vendredi l’organisation Human Rights Watch (HRW).

Les forces russes ont fait usage de ces armes «dans au moins trois quartiers résidentiels de Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, le 28 février», affirme l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme. HRW affirme avoir identifié l’utilisation de sous-munitions via une roquette 9M55K Smerch de fabrication russe.

«Kharkiv subit les attaques incessantes des forces russes et les civils se cachent dans les sous-sols pour échapper aux explosions et débris», affirme le directeur de la Division armement chez HRW, Steve Goose. «Utiliser des sous-munitions dans des zones habitées montre un mépris absolu pour la vie des gens. Leur utilisation telle que documentée à Kharkiv pourrait constituer un crime de guerre», estime HRW.

Steve Goose
Steve Goose

Les bombes à sous-munitions (BASM) sont composées d’un conteneur, tel un obus, regroupant des projectiles explosifs, de taille plus réduite, dites «sous-munitions». Très imprécises, elles frappent une immense proportion de civils.

Leur utilisation est interdite par la convention d’Oslo de 2008 mais Moscou ne l’a pas signée. «Leur emploi massif par certaines armées dans des zones habitées a engendré, dans les pays concernés, des dommages humanitaires disproportionnés», selon une note de synthèse du Sénat français.

14h14
Des supermarchés britanniques proscrivent la vodka russe

Vodka russe retirée des rayons ou arrêt des expéditions vers la Russie: plusieurs chaînes de supermarchés britanniques ont annoncé ces derniers jours des mesures en réponse à la guerre en Ukraine.

«En réponse à l’invasion en cours de l’Ukraine par les forces russes et en signe de solidarité avec le peuple ukrainien, nous avons décidé de retirer de la vente la vodka de fabrication russe», a indiqué la chaîne de supermarchés Co-op dans une déclaration transmise à l’AFP vendredi.

La marque Russian Standard, qui est «ouvertement commercialisée comme étant russe et produite là-bas» sera retirée de la vente «avec effet immédiat» tandis qu’une «alternative polonaise sera vendue dans nos magasins à sa place», a précisé le supermarché, ajoutant avoir lancé jeudi un appel aux dons dans ses magasins pour envoyer de l’aide aux déplacés ukrainiens.

Les supermarchés Morrisons ont quant à eux décidé d’arrêter de commander les marques de vodka fabriquées en Russie par des compagnies russes et arrêtera de les vendre en ligne, mais continuera d’écouler les stocks en rayons, a indiqué vendredi l’entreprise à l’AFP.

Les mesures des supermarchés britanniques s’inscrivent dans la foulée d’annonces similaires ces derniers jours en Finlande ou en Suède sur le retrait de la vodka russe ou encore de certains supermarchés allemands ayant pris la décision de bannir les produits importés de Russie.

14h10
Réunion d’urgence ce vendredi du Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence vendredi en fin de matinée (heure de New York) à la demande du Royaume-Uni afin d’étudier les conséquences des bombardements russes dans la nuit sur la plus grande centrale nucléaire ukrainienne, selon des diplomates.

Cette session, demandée également par les États-Unis, la France, la Norvège, l’Irlande et l’Albanie, a été convoquée sur demande du premier ministre britannique Boris Johnson, ont précisé ces diplomates à l’AFP. Le président américain Joe Biden avait «exhorté la Russie à cesser ses activités militaires dans la zone» de la centrale.

14h03
«L’Otan ne veut pas être engagée dans le conflit»

L’Otan a condamné vendredi les bombardements «irresponsables» des forces russes contre une centrale nucléaire dans le sud de l’Ukraine. Les Alliés envisagent de nouvelles sanctions contre Moscou pour mettre fin à la guerre.

Mais ils refusent d’être impliqués directement dans la guerre. «L’Otan ne veut pas être engagée dans le conflit», a réaffirmé son secrétaire général, Jens Stoltenberg, au début d’une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance convoquée au 9e jour de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

«Nous ne cherchons pas le conflit. Nous sommes une alliance défensive et nous défendrons notre territoire», a confirmé le secrétaire d’État américain Antony Blinken. Une fin de non-recevoir est opposée aux demandes ukrainiennes d’instaurer une zone d’exclusion aérienne.

«Une zone d’exclusion aérienne signifie que l’Otan est impliquée dans un conflit, car ce seront les forces de l’Otan qui devraient imposer cette zone d’exclusion aérienne», a expliqué le ministre des Affaires étrangères tchèque Jan Lipavsky. «Une zone d’exclusion aérienne est une mesure offensive, donc un acte de guerre», a précisé un diplomate de l’Alliance.

 

 

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *